mercredi 31 janvier 2018

A genoux, et à vous


Je me retrouve enfin à genoux devant vous, 
Ce moment que j'ai tant attendu, vous savez, 
J'en rêvais, le craignais, l'espérais, c'est si fou, 
De me laisser aller, et enfin me livrer 

A vous. Être à vous, que vous soyez mon Maître 
Aucun autre que vous ne m'a fait cet effet,
M'inspirer ce besoin d'obéir, me soumettre. 
Et des heures à venir, je vous remets les clés. 

Je vous laisse gérer et mon corps et mon âme 
Je vous en prie Monsieur nos règles ayant changé, 
Soyez intransigeant, j'ai été si minable, 
En n'étant avec vous qu'une sale effrontée. 

Quand on se veut soumise, on doit savoir se taire, 
Obéir, même lorsqu'au fond de soi on bout, 
Accepter de devoir malgré tout, dire ou faire, 
Ce que Monsieur exige, c'est ainsi, voilà tout. 

Punissez-moi Monsieur, vous avez ma confiance, 
Pas besoin de safe-word, je sais que vous saurez, 
Entre du cinéma, et de la vraie souffrance, 
Mes limites trouver, avant que d'arrêter. 




samedi 27 janvier 2018

L'éducation à distance, ce n'est pas évident.

Vous l'aurez compris, au vu de tout ce que j'ai pu écrire, nous vivons une éducation à distance. 

C'est un travail de longue haleine, car quelles que soient nos vies, pas un jour ne passe sans nouvelles. 

J'ai la chance d'avoir beaucoup de temps disponible, donc dès que Monsieur me contacte sur Skype, je peux lui répondre immédiatement. Pratiquement tout passe par Skype, discussions, punitions, organisation du prochain rendez-vous. Les semaines sont longues, entre deux rencontres. Mais c'est compliqué de se voir car il y a toute une logistique (train, hôtel). 

Mon éducation, prise en mains par Monsieur, a beaucoup évolué depuis cette première rencontre de fin novembre. Bien que ne l'étant pas encore tout à fait, je me sens désormais plus soumise que chipie. Je n'ai plus envie de l'embêter, de le chercher. Au contraire, j'essaie de rester le plus respectueuse possible dès que nous nous parlons. 

Toutefois, j'ai régulièrement des réactions insolentes, c'est difficile de changer en si peu de temps. La différence, c'est que je le regrette immédiatement. Mais il n'empêche, la chose est faite, il faut assumer. 

Parfois aussi, je me sens trop nerveuse, car finalement, il n'y a pas de hors-jeu. J'ai envie de chercher les ennuis exprès pour combler une frustration que je ressens au fond de moi. Envie de me faire gronder, sentir la menace d'une punition, pour évacuer ce trop plein de sensations. Tant de semaines séparent nos rencontres. 

Alors, je pousse, je cherche. Je sens bien qu'il ne comprend pas ce qui me prend d'un coup. Mais c'est un réel besoin. Il reste calme, ne réagit pas de suite, mais j'insiste, en rajoute. Par moments, je dois sentir son autorité. Qu'il me rappelle nos places respectives. 

Arrive enfin cet instant où un seul mot de sa part, me fait savoir que je suis parvenue à mes fins. Menaces si je n'arrête pas (et je n'arrête surtout pas), et la sentence tombe. 

Comme c'est de l'éducation à distance, il m'appartient dans ces cas-là de me punir toute seule. Après les coups de brosses, maintenant j'ai un paillasson, et écrire des lignes, assise nue sur un paillasson, ce n'est pas très agréable. Même si ça n'apporte pas les mêmes sensations qu'une vraie fessée, mentalement, je le sens qu'il a le contrôle, et cela me fait du bien, me calme. Me rassure. 

Puis tout est consigné dans le cahier, car bien sur je devrais rendre des comptes à notre prochaine rencontre. 

Mais nous avons une autre option, dont je parlerai la prochaine fois, pour me permettre de patienter entre deux rencontres. 




mercredi 24 janvier 2018

Un vilain geste


C’est un vilain geste
Qui t’a échappé
Tu t’es transformée
En petite peste

Tu as fait un test
Une drôle d’idée
Qu’on peut appeler
Une erreur funeste

J’ai ôté ma veste
T’ai déshabillée
Et positionnée
Sans que tu protestes

Pour un vilain geste
Geste malheureux
Quelques bons coups de
Brosse ont fait le reste



dimanche 21 janvier 2018

De la difficulté d'obéir

Cela parait simple, d'obéir, quand on a envie de soumission. On se dit qu'il suffit de faire ce que Monsieur dit. Il dit souvent des choses justes, et je ne devrais me poser aucune question et faire ce qu'il me dit.

Après plusieurs expériences désastreuses, je peux dire que finalement, c'est très compliqué. D'abord, je n'ai pas (plus) l'habitude de faire ce qu'on me dit de faire. Et pas que dans le jeu, dans la vraie vie aussi. Je suis une femme adulte qui s'assume, parfois je prends des mauvaises décisions, mais je m'en sors toujours, toute seule. Donc des années d'habitudes font que je n'écoute pas toujours Monsieur, alors qu'au fond de moi, je sais bien qu'il a raison. Un côté résistant que je ne maîtrise pas encore.

Avoir un Dominant, c'est un peu comme se retrouver, enfant, à devoir obéir à un parent. Et parfois, je ne suis pas d'accord, parce que justement, je suis adulte. Et j'oublie que j'ai laissé les cartes en main à Monsieur pour décider à ma place. Et si je ne suis pas d'accord avec lui, je me bute (ça, c'est gamin), et dès que la conversation s'arrête, je n'en fais qu'à ma tête. En croyant que cela passera. Parce que je suis persuadée d'avoir raison.

Sauf que. D'une part, il a plus de recul sur certaines choses, et d'autre part, s'il a dit non, c'est non, un point c'est tout. Et sur cette partie-là, il ne laisse rien passer. Il a l'expérience pour lui.

Je disais récemment que désobéir mettait Monsieur en colère. Mais je pense qu'en plus, je le déçois. Même si je me dis "mais qu'est-ce que ça peut bien lui faire que je fasse ceci ou cela ?" J'oublie juste une chose. Il est Monsieur. Et désobéir remet sa place en question. Je l'ai choisi comme Maître, je dois accepter les conséquences de ce choix qu'il ne m'a pas imposé. Surtout qu'il fait ça pour moi, me protéger, m'éviter des ennuis.

Quand j'expliquais mon "changement", je n'imaginais pas que cela serait si long à mettre en place. J'étais naïve. Comme si je pouvais passer, d'un claquement de doigts, de chipie à soumise. Je connais mes efforts, mes changements. Mais je constate que je suis loin du compte. 

Les remontrances qui suivent chaque désobéissance me mettent dans un sale état. D'abord je suis en colère, (il me dit d'arrêter de me poser en victime), je ne comprends pas, et je m'énerve. Mais il est tellement tenace, que petit à petit mes sentiments changent, je regrette, j'ai peur, aussi, qu'il soit tellement déçu qu'il ne veuille plus de moi. Et finalement, je lui obéis. J'aurais dû le faire dès le début. Lui faire confiance car là, je réalise à quel point il était dans le juste.

J'ai encore beaucoup à apprendre, je sais que Monsieur m'aidera, en ne laissant rien passer, mais s'il pouvait juste avoir un peu de patience...








20/01/18

mardi 16 janvier 2018

Deuxième rencontre, que d'émotions

Quand je suis montée à Paris ce mercredi pour le voir, je n'en menais pas large. Mon cahier, bien rempli, contenait quatre sujets bien distincts.

Déjà, la fameuse liste de mes insolences, dictées à chaque fois par Monsieur, plus les punitions infligées ou à venir.
Puis, le nombre de cigarettes fumées chaque jour, depuis la dernière fois que l'on s'était vus. J'ai un quota. Je rappelle que toute cigarette au dessus du quota vaut un coup de paddle. Et je précise que quand je suis en dessous, cela ne compte pas. Je trouve cela complètement injuste, mais il paraît que je n'ai pas mon mot à dire...
Enfin, les dépassements du couvre-feu. Monsieur n'aime pas me voir trainer sur les réseaux sociaux le soir. Alors là aussi, je trouve ça un peu injuste de me faire envoyer au lit comme une gamine... Alors que je m'amuse sur le chat.

Et cette fois, en plus du reste, il y avait la F.A.U.T.E. J'ai fait quelque chose de très mal, et j'allais être punie en conséquence, et doublement.

Je ne pensais qu'à ça, il m'avait prévenue de ce qui m'attendait. Je ne voulais pas, mais n'avais pas le choix.

J'arrive gare de Lyon, il est là, m'attrape et me fait un câlin. Nous y sommes enfin, depuis la fois d'avant, je tenais un compte à rebours sur Skype, que c'était long...

Nous allons déposer ma valise à l'hôtel, et en attendant que la chambre soit prête, avons pris un café juste à côté. Au bout d'un moment, nous sommes remontés dans la chambre.

C'était très mignon, bien conçu, sauf que tout le monde allait entendre. On a fait un essai, je l'ai entendu taper dans ses mains en allant dans le couloir. J'ai éprouvé un stress terrible. C'est quand même moi qui allais passer la nuit dans cet hôtel. Monsieur n'a pas eu l'air gêné de tout ça.

J'appréhendais le début de cette punition, car je lui avais écrit un poème (peut-être le publierais-je ici un jour), quelque chose de très fort et très intime, que j'avais prévu de lui réciter, à genoux. J'ai essayé de lui faire comprendre que finalement je n'y arriverais pas, mais il n'a rien voulu entendre, en me précisant que je le regretterais moi-même si je ne le faisais pas. Il avait raison, bien sur.

Il a mis un coussin par terre, je m'y suis mise à genoux, et après plusieurs inspirations, je me suis lancée. J'étais tellement émue que je butais sur les mots, alors que chez moi, toute seule, je pouvais le réciter plusieurs fois par jour. Et il s'est produit une chose insensée, mes jambes se sont mises à trembler, puis le reste du corps. Monsieur a pris mes mains dans les siennes, les a serrées très fort, et tant bien que mal, je suis allée au bout de ma récitation. Mais sans pouvoir le regarder dans les yeux.

Il m'a prise contre lui, m'a embrassée, serrée bien fort, et m'a remerciée. Qu'il avait beaucoup aimé ce moment. Puis il m'a dit de le réciter une seconde fois, tout de suite. Et que plus tard, je le réciterai encore, mais nue.

Je me suis donc remise sur le coussin, toujours à genoux (c'est normal vu que le titre c'est : "A genoux, et à vous"), habillée. Mais cette fois encore je n'ai pas pu le regarder dans les yeux. J'ai un peu buté sur des mots, mais c'était mieux.


Il s'est assis sur le lit, m'a prise par la main et installée sur ses genoux. J'adore ce moment. Être contre lui, bien calée, savoir qu'il va tout gérer, et que mes fautes seront pardonnées. J'ai reçu une fessée dans les règles, progressive, longue, et bien douloureuse à la fin. Il a commencé sur ma jupe, l'a retroussée puis a baissé ma culotte. J'avais des Dim-up donc il n'a pas eu à les retirer. Quand Monsieur me punit, je n'essaie pas de partir, j'accepte totalement ma fessée. Bien sur, parfois, en raison de la douleur, j'ai des réflexes, par exemple j'essaie de me mettre à genoux, mais un seul mot de sa part et je reprends la pose. 

Estimant que la partie punition pour les insolences notées sur le cahier était terminée, il m'a envoyée au coin, mains sur la tête. Je reprenais mon souffle. Monsieur est gentil, il ne me laisse pas trop longtemps au coin. Mais là j'aurais pu y passer une heure. parce qu'il m'a dit : "tu te rhabilles, on y va"

Monsieur avait décidé, pour la F.A.U.T.E., d'aller acheter un nouvel instrument. Mais de m'emmener avec lui. Ce fut terrible. Il jouait avec moi, "Que penses-tu de celui-ci ? Comment trouves-tu celui-là ?"
Et les vendeuses de chez Démonia... Je savais qu'elles savaient. Elles savaient que je savais qu'elles savaient. Quel moment de solitude... Lui, il souriait.

Revenus à l'hôtel, il m'a déshabillée entièrement, en prenant tout son temps et a attrapé le paddle en me demandant de lui remettre mon cahier. 38. 38 cigarettes de trop en 40 jours. Donc, 38 coups de paddle. 

Il a été gentil. Je pense qu'un tiers des coups a été plus doux que lors de notre précédente rencontre. C'est vrai que la dernière fois cela m'avait tant marquée, qu'il a du se dire qu'il fallait y aller plus doucement. Mais quand même, je l'ai senti passer. Je n'arrivais plus à compter, parfois je devais reprendre mon souffle avant de dire le chiffre, mais il s'impatientait. Ou bien il donnait 2 coups à la suite.  Cette fois je ne me suis pas trompée et ai compté jusqu'au bout. Il m'a mis de l'arnica sur toute la surface de mes fesses, tendrement, bien comme il faut.

Le moment d'expier ma grosse faute était arrivé. Il a sorti son nouveau joujou, un martinet dont les lanières ne sont pas coupées au bout, mais forment une boucle qui rejoint le manche. Et là, j'ai été punie comme jamais. Je pense que la fessée et le paddle reçus auparavant n'ont pas aidé, mais j'ai eu très mal. J'ai accepté et me suis laissée faire, parce que je méritais amplement ce qui m'arrivait. Mais j'avais des larmes aux yeux. Il m'a serrée fort dans ses bras en me félicitant d'avoir été si courageuse.

Il restait les dépassements du couvre-feu. Mais on a fait une pause. J'avais fait un cake au citron aux graines de pavot bleu (si vous voulez la recette demandez-la), et lui avait apporté une bouteille de cidre brut. Il y avait un mini-bar donc tout était bien frais. On a regardé un peu pour la création du blog, j'avais mis mon gilet parce que je commençais à avoir un peu froid.

Puis, il m'a fait réciter, une troisième fois, ce poème qu'il a tant aimé. Nue cette fois, je n'ai eu qu'à retirer le gilet. Je commençais à avoir de l'entrainement, ça s'est assez bien passé. Mais toujours impossible de le regarder. Peut-être la dixième fois ?

Et c'est encore nue que j'ai reçu la dernière punition, à coups de brosse à cheveux en bois, cette fois, pour remettre à zéro les compteurs du couvre-feu. Il m'avait fait apporter la mienne, qui est en plastique, pour "comparer" (un peu sadique quand même je trouve). Hé bien la mienne est bien plus gentille, même utilisée par Monsieur.

Voilà, toutes les fautes étant punies, j'étais pardonnée. Il m'a remis de la pommade, en massant bien mes pauvres fesses. 

J'ai bien eu, vers la fin, un geste très insolent, mais il m'a punie immédiatement d'une bonne fessée déculottée, à la brosse encore, et j'étais à deux doigts de pleurer. Il ne m'avait encore jamais punie par surprise, sur le champ.

Nous avons peaufiné ce blog, attendu l'heure pour aller dîner, puis il m'a raccompagnée à l'hôtel et nous nous sommes séparés.

Je remercie Monsieur de faire en sorte que je devienne une gentille soumise. Je vous promets de m'améliorer.









Le poème est en ligne...

lundi 15 janvier 2018

Il ne faut pas désobéir, cela contrarie Monsieur


Monsieur, parfois, est de mauvaise humeur. Je suppose que vous aussi, vous connaissez ces moments-là.

Déjà, en temps normal, il faut faire attention à ce que l'on dit ou écrit, rester respectueuse, polie, et gentille. (enfin on essaie)

Mais quand Monsieur est grincheux , c'est très très compliqué à gérer. En général, c'est parce que je l'ai contrarié (oui, cela m'arrive, je ne fais pas exprès, enfin parfois si, mais sans vouloir faire vraiment de mal). Et donc, je dois me comporter comme d'habitude (respectueuse, polie, et gentille), tout en faisant encore plus attention à ne pas aborder certains sujets, comme celui qui l'aurait rendu grincheux).

Je suis sous tension pendant toute la durée de l'échange. Je réfléchis à ce que j'écris, reviens en arrière, change des mots. (Si au moins j'avais fait attention AVANT de le contrarier.) Ou carrément je préfère me taire. Et surtout, je surveille s'il est en train d'écrire, là, j'attends de voir ce qu'il va me dire...

J'ajoute qu'en général, si j'ai fait une grosse F.A.U.T.E., je lui écris une lettre d'excuses, pleine de sincère contrition, où je montre que j'ai bien compris quelle erreur j'avais commise, et dans laquelle je demande pardon, et j'ajoute que je ne recommencerai plus. 

Et là, j'attends. C'est très dur. Parce que Monsieur me fait attendre. Je sais que c'est pour que sa colère retombe un peu. Mais c'est long quand même. Il le fait aussi pour me punir. Le silence est pour moi la pire des punitions. Et plus le temps passe, plus je culpabilise. Je ne sais plus rien faire d'autre qu'attendre qu'il me contacte, en regardant l'ordi de loin ou bien mon téléphone.

Malgré tout, quand enfin j'entends sonner Skype et que je vois que c'est lui, même si je suis soulagée qu'il me parle enfin, je sais déjà que l'heure à venir sera éprouvante. (la lettre d'excuses n'étant jamais suffisante à ses yeux). Il va me sermonner, me gronder, me rappeler qu'il avait été très clair et qu'il ne comprend pas pourquoi je lui ai désobéi. Ma foi, que répondre, il m'arrive de désobéir, je ne suis pas parfaite.

Je m'arme de courage, et je réponds. La peur au ventre. Je sais que je vais avoir des remontrances en règle. Aucun mot tendre ou simplement gentil, uniquement de la froideur et de la sévérité. Il est tenace, garde sa ligne, et j'aurais beau dire et beau faire, il aura le dernier mot. En même temps, il n'y a pas de fumée sans feu, donc je suis responsable. Et puis vu ma place, et la sienne, je ne peux que rester docile et l'écouter, étant déjà bien contente qu'il ne m'ignore plus.

Enfin, au bout d'un long moment, rempli de stress, de mal-être, de honte et de regrets, il me dit que le sujet est clos. (Bien sur, je ne serai pardonnée qu'après avoir été réellement punie). Et ce qui est merveilleux avec lui, c'est qu'il redevient gentil immédiatement après avoir dit cela, et n'en parle plus du tout. 

De mon côté c'est un peu plus long, le poids sur ma poitrine se décolle petit à petit, et il me faut du temps pour que je retrouve mon sourire. Et je me promets que jamais, plus jamais, je ne désobéirai...






13/01/2018

dimanche 14 janvier 2018

Le changement

C'est très étrange comme impression... Un jour, on change. 


Voici un extrait d'un petit poème tout simple où je parlais de jeux qui me faisaient peur : 

Au hasard de mes lectures, Je découvrais d’autres jeux 
Qui me rendaient incrédule, Tant je les trouvais curieux. 
Comment pouvait-on vouloir, Se donner, et accepter 
De donner tout le pouvoir, A un homme, et l’écouter. 
Accepter l’obéissance, Sans hésiter, en confiance, 
Être prête à tout donner, Et tout ça, les yeux fermés. 
Je me disais, mais que c'est fou, Ces filles n’ont aucune estime 
D’elles-mêmes, sous le joug, D’un homme qui les domine. 

Ce n'était pas du tout mon état d'esprit. Pour moi, le jeu, c'était juste chercher, pousser à bout, jusqu'à recevoir une bonne correction. Je ne me taisais que parce que j'avais trop mal. La chipie ne se calmait que lorsqu'elle était vaincue.

Et un jour, sans comprendre très bien ce qui se passait, j'ai ressenti une drôle d'impression. C'était lors de mon premier rendez-vous fessée avec Lui. Il me punissait, et moi qui d'habitude me tortillais dans tous les sens pour m'échapper des genoux des messieurs, moi qui disais des insolences pendant les punitions, je me taisais et me laissais faire.

Je reconnais que j'étais perturbée. Je faisais exactement comme ces filles, et je me rendais compte que cela me plaisait. J'ai eu envie, à un moment donné (je ne le lui ai confié que plus tard), de me mettre à genoux. Spontanément. Alors, forcément, je n'ai rien dit ni fait. D'une part car comme je l'ai dit, je ne comprenais rien, mais d'autre part, parce que je ne voulais pas lui faire peur.

J'ai vécu le reste de cette punition dans un état second, et il a fallu que mon corps ne supporte plus la douleur pour que je demande grâce. En me jetant dans ses bras (encore une première)

Lorsque nous nous sommes séparés, j'ai passé quelques heures à faire le point.

Et j'ai pris une décision, tout lui confier. Au risque de le faire fuir.






13/01/2018

samedi 13 janvier 2018

Egoïste

Monsieur, je vous avoue que parfois j'ai bien honte,
Parce que je me dis, bien que très peu souvent,

Je souhaiterais être celle qui pour vous compte,

Un tout petit peu plus, au moins de temps en temps.


Ce sentiment étrange, que je n'éprouvais pas,

Ne devrait surtout pas exister, je le sais,

C'est idiot, puéril, égoïste et non pas

Quelque chose de bien, au contraire, imparfait.


Mais comme à chaque fois, Monsieur, je vous confie

Toutes les jolies choses que je ressens pour vous,

Mes désirs, mes besoins, et toutes mes envies,

Les moches aussi je dois vous les dire à genoux.


Sincèrement j'espère que vous pardonnerez,

Ces pensées ridicules, cette gaminerie,

Et si vous estimez devoir me corriger,

Je subirai sans bruit le fait d'être punie. 







24/12/2017 










vendredi 12 janvier 2018

Mon cadeau de Noël



Et voilà, nous y sommes. Le départ se rapproche, 
Je sais qu'il y a le jeu, mais aussi la vraie vie, 
Et le plus important, la famille, et les proches , 
Il n'en reste pas moins, je me sens démunie. 

Pourtant moi non plus je ne serai pas seule, 
Mes enfants, ma famille seront auprès de moi, 
Pour ces instants magiques que Noël peut seul 
Apporter chaque année, dans l'amour et la joie. 

Cette année mon cadeau je l'ai eu avant l'heure, 
Par cette chance immense que fut cette rencontre 
Deux mois déjà que je vis un autre bonheur, 
Deux êtres se font face, deux âmes qui s'affrontent 

Cette guerre-là n'est pas des ces batailles 
Qui font que l'on se tue, et où tout est brisé, 
C'est une union unique, et que vaille que vaille, 
L'une apprend à se taire, et l'autre à exiger.

Le décompte des jours, qui me semble si lent, 
M'aide jour après jour, à attendre, sereine, 
Je me dis, tiens le coup, tu verras et pourtant, 
Comme une enfant je suis, cela j'en suis certaine. 

Il me faut patienter, janvier fera l'affaire, 
Et rester raisonnable, nous sommes dans un jeu,
C'est un jeu, et alors, pourquoi dois-je me taire ? 
Si tout ce que je veux, c'est être avec Monsieur...




22/12/2017

jeudi 11 janvier 2018

La surprise de Monsieur

 Depuis quelques semaines, après quelques discussions, je suis suivie à distance par un éducateur. Cela s’est fait naturellement, et très vite, il a instauré quelques règles que je dois suivre. Malheureusement, il m’arrive de les enfreindre. C’est plus fort que moi, un côté désobéissant que je ne maitrise pas.

Étant assez franche, je ne lui cache pas mes fautes, et tout est consigné. Et en attendant, j’ai des lignes, et parfois je dois me donner des coups de brosse à cheveux…

Notre premier rendez-vous punitif étant prévu en janvier, je me permettais de plus en plus d’insolences. C’est si loin, janvier.

Le week-end dernier, devant me rendre à Paris pour le travail, on avait prévu de boire un verre histoire de se voir, certainement aussi pour une réprimande de sa part, puisque je devais apporter mon cahier de punitions. J’étais assez angoissée, l’ardoise étant assez lourde. Et ouvrir un cahier dans un café, se faire sermonner devant les autres clients, même de façon discrète, allait être une épreuve pour moi.

La veille de mon départ, Monsieur me dit : « Au fait au cas où tu serais décoiffée après notre entretien ... Simple mesure de précaution. ... prends ta brosse»

Il me faut quelques secondes pour comprendre ce que cela veut dire. Demain, ce ne sera pas qu’un simple verre. Apnée. Monsieur aime faire des surprises, apparemment…

Il viendra comme prévu me chercher à la gare, nous irons boire un verre, comme prévu aussi, mais après je devrais régler ma note. Sans prévenir. Enfin si, un jour avant.

J’ai passé 24 heures dans un état second, cumulant diverses bêtises, du genre me tromper de route sur un chemin que j’ai fait 20 fois, ne pas écouter les gens qui me parlent, et j’en passe.

Le TGV. 3h20, c’est long et c’est court. Petits messages de temps en temps, histoire de me faire monter la pression, merci, Monsieur, c’est gentil. Et vous ça va ?

Enfin, l’arrivée. Monsieur était là, il m’a vue en premier, m’arrête par le bras et me dit bonjour. C’est troublant comme moment. La fois d’avant on avait juste bu un verre comme deux membres du forum. Cette fois c’est Monsieur. Je sais pourquoi je suis là. Je suis intimidée. Cela ne m’empêche pas de réclamer 5 mn pour fumer ma cigarette, mais il est intransigeant. Aucune chance, il m’attrape par le bras et zou, dans les transports. Je n’en mène pas large. Mais je suis heureuse aussi. Je n’ai rien d’autre à faire qu’à me laisser emmener jusqu’où il voudra, je l’y suivrai. Je me sens bien, en sécurité avec lui. Même si dans quelques temps ce sera une autre histoire.

On s’installe devant des chocolats chauds, il est gentil, mais sérieux. Moi, j’ai du mal à le regarder dans les yeux. Il m’y oblige parfois. C’est très difficile. Il m’intimide. Finalement, il n’ouvre pas mon cahier, me disant qu’on verrait ça tout à l’heure. Tout à l’heure. Papillons. Mon Dieu…

Puis il me dit qu’il est temps d’y aller. Je le suis, direction un hôtel parisien. Une fois dans la chambre, un flottement, je ne sais pas quoi faire. Monsieur, si.

« Héléa, tu sais pourquoi tu es ici ?
Pour me faire punir ?
Pour quelles fautes ?
Je fume trop, je dis des insolences ?
Mais encore ?
Je dis trop de grossièretés ?
Et ?
Je ne vois pas Monsieur.
Les dépassements du couvre-feu.
Ah oui. Le couvre-feu. »

Il me fait mettre sur ses genoux, la fessée commence doucement, sur ma jupe. Les coups sont de plus en plus forts et il soulève ma jupe. Caresses. Il reprend, ça commence à faire mal, je gigote mais il me tient bien. Déculottage, caresses et volée de claques. Il me dit que je suis déjà bien rouge et m’envoie au coin, où je mets d’office les mains sur la tête. Monsieur me dit qu’il apprécie. Cela me rend fière de moi. Même si je déteste le coin.

Monsieur m’appelle, me dit de me déshabiller entièrement, et de m’allonger sur le lit. Que c’est troublant de devoir se mettre à nu. Mais j’obéis. Toujours.

Couchée sur le lit, il me cingle avec son martinet, je supporte sans rien dire, je n’essaie pas de me faufiler, de toutes façons je n’en ai pas envie. Bien sûr je chougne, je pleurniche, mais j’accepte ma punition, je sais que je l’ai méritée.

Retour au coin, tremblante, les mains sur la tête, je me tais. J’attends la suite. Je sais qu’elle sera terrible. Pour chaque cigarette au-dessus du quota autorisé, je recevrais un coup de paddle. J’ai fumé 33 cigarettes en plus, donc 33 coups. Je ne connais pas le paddle.

Il me dit de m’approcher, me fait me tenir à une barre verticale, me cambre de sa main, sensation forte, ça, et me dit de compter les coups, qu’à chaque erreur on reprendrait de zéro. Il commence. Très fort. Il faut dire que la cigarette est un sujet très sensible. Je plie les jambes par réflexe et n’arrive à donner le chiffre qu’après avoir repris ma respiration. Je me trompe aux alentours de 18, on repart à zéro.

A un autre moment, je me trompe, on recommence. Chaque coup me coupe le souffle. Mais je les accepte. Jusqu’au moment où j’ai atteint ma limite.

Je n’ai rien su faire d’autre que de me blottir contre lui pour lui demander pardon. Il m’a prise dans ses bras, m’a cajolée, m’a dit que j’avais été très courageuse. C’était fini pour la fessée.

Je lui ai remis mon cahier, avec mes lignes et mes insolences, il l’a signé pour remettre les compteurs à zéro. Il a relu mes punitions, me faisant la leçon au sujet des raisons pour lesquelles j’avais eu ces lignes. Je ne disais plus rien.

Je remercie Monsieur de prendre soin de mon éducation, et je vais faire des progrès pour ne pas le décevoir. 




30/11/2017