jeudi 1 février 2018

Et un jour, Monsieur se met à veiller sur vous

Une fois que vous avez trouvé votre Éducateur, Tuteur, Monsieur ou Maître, selon la façon dont vous aimez l'appeler (ou qu'il souhaite que vous l'appeliez) , votre vie change.

Des règles s'instaurent, au début vous en parlez ensemble, car il est vrai que lors de la première rencontre, cette étape de la discussion est importante. Vous parlez de vos besoins, de vos limites, et s'il les comprend, c'est un premier pas de franchi. Un homme qui dès les débuts impose ses règles sans écouter ce que vous ressentez ne peut pas vous convenir.

Une fois tout cela établi, et que la confiance s'installe, petit à petit, il vous demande d'autres choses, auxquelles vous ne pensiez pas forcément. Pourquoi ? Parce qu'il prend soin de vous.

D'accord, il y a les punitions pour diverses raisons. Cela, on le sait, et on l'accepte. Après tout, c'est ce qu'on cherche. La petite masochiste en nous a besoin de ses corrections. C'est un fait établi. Il faut l'assumer et profiter de ces moments privilégiés.

Pourquoi cela ne lui suffit-il pas ? Mais parce qu'il vous aime, parce que vous êtes sa soumise, et qu'il est psychologue, il sent bien quand on n'est pas raisonnable, hors insolences et autres bêtises. Ou tout simplement, par moments, il voit qu'on ne va pas bien.

Il arrive qu'il vous remette à votre place pour des raisons qui vous semblent exagérées. Se prendre une leçon de morale à propos d'une attitude qu'il considère comme inadmissible vis-à-vis d'autrui n'est pas facile à accepter. De quoi se mêle-t-il ? Même si vous pensez que vous pouvez faire ce que vous voulez, dans la mesure où il n'est pas concerné, lui pense le contraire. Ceci pour vous protéger. Vous éviter des ennuis. 

Un autre exemple, il estime que vous êtes trop maigre ou trop grosse. Et vous impose un équilibre alimentaire. C'est très énervant. On se dit : "C'est mon corps ; j'en fais ce que je veux". Et bien non, lui dit : "Je ne veux pas que tu augmentes ou diminue de poids". Avec la petite phrase : "C'est pour ton bien". Et c'est très difficile de l'envoyer balader, une fois que les fameuses règles ont été établies depuis un moment.

On ronge son frein, on réfléchit à comment faire pour contourner tout ça. C'est compliqué parce que mentir n'étant pas une habitude, comment faire? On voudrait le beurre, et l'argent du beurre...  sentir Monsieur pas loin, mais aussi pouvoir faire ce qu'on veut. Mais c'est incompatible.

La conclusion de tout cela, c'est qu'on arrive à un tournant, ce n'est plus une simple question de punitions, c'est une question de responsabilité. Il est responsable de nous, nous veut en bonne santé, veut qu'on se tienne bien, qu'on montre vis-à-vis des autres qu'on est bien éduquée. 

Et il faut bien admettre que c'est chouette, quand même.









4 commentaires:

  1. Tu as bien saisi l'objectif purement humanitaire! Au fond, on pourrait m'appeler Monsieur Caritatif...

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    1. Heu... Monsieur Caritatif... Tiens donc. Je n'y avais pas pensé. J'aurais bien d'autres adjectifs en tif, mais heu je vais m'abstenir je crois lol.

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  2. voilà tout à fait, la bonté des éducateurs/éducatrices est au delà de tout!! tu as trouvé le mot exact!!! mdrrr!

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