mardi 13 février 2018

Une parmi tant d'autres.

Savoir qu'elles existent, et toutes bien avant moi,
N'est pas chose facile, aisée à accepter.
Mais voilà il le faut, car on n'a pas le choix,
Monsieur n'a pas que moi, tout ça je le savais.

Je n'ai pu m'empêcher, d'imaginer leur nombre
Combien sont elles en tout, ces inconnues qu'il fesse ?
Et moi qui ne peux que rester là dans leur ombre
Me rassure à l'entendre me faire ces promesses.

Que je suis bien la seule avec qui c'est ainsi,
Qu'il m'adore, et aussi que nos jeux sont si forts
Qu'aucune des autres n'a encore réussi
A le rendre autant heureux de ce nouveau sort.

Et hier alors que je lisais sa prose
Sur son blog si connu, des filles en pensionnat
Je découvris qu'en fait nous étions si nombreuses
Dix filles en tout, et ça, je ne le pouvais pas.

Il a gardé sa ligne, c'est comme ça tu acceptes,
Je te l'ai déjà dit, toutes sont mes amies,
Très bien je le comprends, mais je ne suis pas prête,
A faire partie d'un lot, à m'abaisser ainsi. 

Et voici donc pourquoi je pris la décision 
Déchirante mais saine, tout sauf la jalousie
Et que sournoisement, s'installent les tensions
Moi qui pourtant vivais ma vie à travers lui.




2 commentaires:

  1. Joli texte, tellement triste sur le fond...
    On est p'tre un peu timbrées mais c'est pas pour ça qu'il faut nous collectionner !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Remarque, j'ai bien une collection de magnets sur mon frigo lol. Plus sérieusement, on a aussi notre fierté et notre amour-propre. Et je ne pense pas que les messieurs apprécieraient qu'on fasse de même. Merci Sia.

      Supprimer