lundi 6 janvier 2020

Noël

Fin novembre, début décembre, alors que nous discutions des cadeaux prévus pour nos enfants respectifs, nos proches, forcément, nous en sommes venus, Paul et moi, à penser à ceux que nous nous offrions. Si lui savait exactement ce dont j'avais besoin, moi, je cherchais toujours.

Et c'est là que j'ai eu cette idée, que je qualifierai d'audacieuse, de folle, mais aussi de parfaite pour lui. Plus j'y pensais et plus je savais que ce serait LE cadeau qui lui plairait le plus. Finalement, lorsqu'on fait un cadeau, on ne le fait pas pour soi-même. J'allais m'offrir à lui.

C'était très compliqué pour moi. Comme je le répète depuis septembre, je suis E.N.P.A.U.S.E. J'ai la tête ailleurs, j'ai des petits soucis de santé, j'ai pris 8 ou 9 kilos, alors rien que l'idée de me glisser dans une tenue adéquate, me faisait très peur.

Mais voilà. J'avais pris ma décision. Et tous ses "instruments" étant chez moi, il fallait bien que je les lui rende. Je me disais que pour cela aussi, ce serait bien sous forme de jeu, cela serait moins "définitif".

Honnêtement, c'était un peu stressant. Vais-je y arriver ? Saurais-je ne pas flancher et aller le plus loin possible ?

Nous avions décidé de nous retrouver chez lui le 31, pour passer ensuite le réveillon dans un restaurant des environs. Je suis arrivée avec ma petite valise cabine, et un gros sac polochon. (Il n'a pas été surpris, puisque je lui avais dit que c'était un énorme cadeau).
J'avais réfléchi dans la voiture. L'envoyer faire un tour, et hop, je m'organiserais vite. 
C'est ce qu'il s'est passé. Il est parti au pain (je lui ai dit qu'il me fallait 20 mn), je le sentais en mode "attente". C'était marrant.

Dès que le portail a coulissé, j'ai foncé installer tous ses instruments sur des petits bancs, recouvert le tout de diverses lingeries et vêtements, collants, tout ce qu'il aime.
J'ai enfilé une belle robe avec le collier cousu, et franchement, je me suis sentie ridicule car ma surcharge pondérale n'était vraiment pas du meilleur effet. Peggy en wet. Bref. On s'en fiche. Je savais qu'il aimerait quand même. 
Coup de fil, je peux rentrer ? J'ai sauté sur le fauteuil, senti un truc dur dans mon dos, aie, le ruban ! Vite, vite, je l'ai mis sur moi et j'ai balancé le rouleau en plastique au bout de la salle. Tous ces préparatifs "en urgence" m'ont évité de trop réfléchir à moi.

Lorsqu'il est entré, il m'a vue de dos. J'attendais. Le silence. Je n'ai pas vu son visage. Je suppose qu'il m'a regardée, a vu les instruments, et a compris. En tous les cas il a beaucoup hésité. Me demandant plusieurs fois si je voulais vraiment. J'aurais préféré qu'il ne pose pas la question. C'était déjà difficile, j'essayais de me détendre, ce qui n'était pas très dur puisque je le connais et que j'ai confiance en lui. Mais tout de même. Mais j'apprécie qu'il ait demandé. Oui c'est contradictoire. C'est comme cela.

Je passerais sur ce qu'il a fait, ce n'est pas le plus important. Il a été très heureux, et je me suis étonnée puisque je n'ai eu aucune crise de panique, et même, j'ai ressenti parfois cette petite humidité qui fait que la douleur est bonne. 

Je pense que le fait qu'il ne soit plus mon dominant m'a donné plus de liberté. Je me demandais s'il était possible de jouer avec un ami. A priori oui. Me connaissant, je vais prendre le temps d'y réfléchir. 

Et l'important, c'est que lui ait eu un cadeau (comment dit-il déjà sur Fet ?)

"Un sublime et ô combien inattendu cadeau. Merci 1000 fois"

Mais de rien, Paul, cela m'a fait plaisir. ;)








vendredi 3 janvier 2020

Les MP, c'est parfois compliqué

Comme je l'ai écrit, je suis en pause. Cela n'empêche pas de recevoir des notifications par mail, indiquant qu'on a reçu un message privé, ou bien que quelqu'un a aimé ou commenté une photo.

Alors, même en pause, je vais voir sur mon forum préféré ce dont il s'agit.
J'avoue que, même en pause, cela me fait plaisir de voir que j'"existe" toujours dans ce petit monde secret.

Si je connais, en réel ou virtuel, la personne qui m'écrit, je réponds aussitôt et nous nous donnons des nouvelles.
Mais si je ne connais pas, je laisse passer, je suis totalement ailleurs dans ma vie en ce moment.

Et parfois, il arrive que ce que je lis m'interpelle. Et que je me laisse embarquer dans une conversation qui devient légèrement malsaine.
Pas parce que mon correspondant est impoli ou grossier. Mais simplement parce que je me rends compte au bout d'un jour ou deux, que cela devient "douteux".

D'abord, ce n'est plus un échange de mp, finalement. C'est une discussion qui ne s'arrête pas. En continu. Comme lorsqu'un Dominant, mon Dominant, me suivait au quotidien, me surveillait, me donnait des instructions.
Pas de coupures. Un dialogue.

Je l'ai réalisé au bout de peut-être 48 heures. Mais on joue à quoi là ? Je me sens obligée de lui répondre. De dire que je suis occupée si je ne peux répondre..
Lui sait que je suis en pause. Moi, je reste à discuter avec lui. Même si je n'ai pas envie. Et on n'y peut rien, petit à petit, insidieusement, le ton change. Et sans que rien ne soit prémédité de ma part, je me retrouve à accepter un tutoiement alors que moi je vouvoie, je me sens en faute s'il constate que je ne dis pas forcément la même chose que dix minutes avant.

Et comme d'habitude, la petite Héléa a paniqué. S'est sentie fautive de peut-être laisser croire que... Alors je suis sortie, j'ai marché, et j'ai compris que je n'avais rien fait de mal, que je ne devais rien à cet homme. J'en ai parlé avec mon cher Paul, qui trouve toujours les mots. J'ai décidé d'arrêter la conversation, le temps de me retrouver et de faire le point.

Le soulagement a été total. Pas contre lui, mais de pouvoir me défaire de cette emprise. Je reste soumise, même en pause. Ce n'est pas normal. Je vais prendre encore un peu de temps pour moi. Je vais hésiter à répondre à d'autres messages, mais si je le fais, je devrai vraiment faire attention, et me protéger de cet engrenage dans lequel je me laisse si facilement tirer. 

Ce qui ne m'a pas empêchée, vous le lirez dans quelques jours, de faire une jolie "entorse" à cette pause.






 PS : A., je sais que vous allez lire ce billet et que vous vous sentirez (forcément) visé. Je précise que ce n'est nullement votre procès. C'est le mal-être que j'ai ressenti, et sur lequel je n'ai pu mettre des mots qu'au bout de plusieurs semaines. Vous n'avez rien fait de mal :)

mercredi 6 novembre 2019

La Pause, ou retour sur une expérience

Cela fait maintenant plusieurs semaines que j'ai arrêté la vie bdsm, pour vivre une vie vanille tranquille.
Cela se passe après des mois très intenses, où j'ai appris beaucoup de choses, et il me reste une certaine nostalgie de ces rencontres.

C'est agréable, quand le souvenir vous prend au dépourvu. Un mot, une image, et Monsieur revient. Et tout ce qui en découle.
Je repense à ces moments, et un léger frisson me traverse. 
Même les moments difficiles, ceux où je craquais, l'impatience, la douleur, quelle qu'en soit la raison, maintenant, lorsque j'y repense, je souris.

On apprend. Sur soi. 

Être soumise, pour celles et ceux qui n'ont pas encore franchi ce pas, ce n'est finalement pas ce que l'on croit.
Ce que j'ai cru.
Oui, il faut obéir. C'est un peu la base, quand même. 

Mais le Dom (je mets au masculin mais vous pouvez adapter...) est là. Toujours.
J'allais bien, il m'encourageait. J'allais mal, il venait. Oui, parfois je trouvais injuste telle ou telle punition. Mais je ne me posais pas de questions, je râlais, ou me taisais, mais finalement, j'acceptais. 

Il me faisait me sentir belle. Il me forçait à admettre que j'avais de bons côtés. Il a instauré la PPJ. Chaque jour, je devait dire une pensée positive. Sur moi. Très dur au début. Ça a commencé avec des : "J'ai réussi mon plat", ensuite, au bout d'un moment j'ai été capable de dire que "J'ai de beaux yeux", bref, vous voyez. Estime de soi. Sacrée estime de soi. 

Comme je l'ai dit dans le billet précédent, nous sommes restés amis.
C'est dur. On se voit souvent. Très (trop ?) souvent. Nous ne sommes pas un couple. Nous sommes un peu plus que des amis. Il dit : "des amis modernes". Comprends pas. 

Ce que je sais, c'est que ça me chatouille de savoir qu'il va rencontrer d'autres personnes. Tout en n'ayant pas envie de reprendre le bdsm.

Nous allons continuer les séances de cours de shibari. Parce qu'il connait mon corps, qu'il en a envie, et que cela me paraît faisable, malgré l'arrêt du reste.
J'ai un peu peur du côté sensuel, quand je vois comme mon corps réagissait au contact des cordes.

Mais à l'image de la photo que j'ai mise, j'ai l'impression que nous sommes bel et bien liés.










mardi 15 octobre 2019

Monsieur Paul, mon ami, merci d'exister.

Vous l'avez remarqué. Je n'écris plus. Et en plus, vous ne le savez pas, mais j'ai eu une période où je n'allais même plus voir si le blog recevait des visites.

La belle relation bdsm que mon cher Monsieur Paul et moi vivions est terminée. Heureusement qu'il est entré dans ma vie, j'étais dans un état proche de l'Ohio et il m'a tirée vers le haut. Il en a eu du courage, vraiment.

J'ai eu une chance énorme qu'il insiste pour que l'on se rencontre. Une relation commune lui a dit un jour, enfin un soir, au Pandémonium : "Merci d'exister". Elle disait cela à mon sujet, tant il m'avait sortie du gouffre.

Je sais que de mon côté aussi, je lui ai apporté de belles choses. Il me l'a dit. Souvent. 

Mais là, petit à petit, je sentais que j'atteignais trop de limites, j'avais beaucoup d'hésitations, et puis, des soucis de santé sont venus se greffer à tout ça, mon esprit pensait vanille, et voilà. 

J'espère, enfin j'en ai l'impression, avoir fait ça proprement, avec respect et affection. J'ai pris mon courage à deux mains et lui ai parlé. C'est important, de parler. De dire ce que l'on ressent. De longues soirées au téléphone, des journées ensembles, à tout mettre à plat, décortiquer.

Je sais que je lui ai causé du chagrin. J'en ai aussi. D'ailleurs, on n'arrive pas à nous "déscotcher".

Maintenant, (je souris en écrivant cela), nous sommes amis. Amis++, je dirais. Il est une des plus belles personnes qu'il m'ait été donné de connaître (je souris encore).

Il m'a emmenée loin. Il m'a désinhibée. (sourire, regardez bien la photo, et en public..) Il m'a fait connaitre des sensations, douces ou dures, même, parfois, certaines douleurs me faisaient partir. Incroyable.  

Je ne sais pas ce que l'avenir nous prépare. Je sais seulement qu'il sera là pour moi, et que je serai là pour lui.

Merci, R. Je t'adore.

vendredi 5 juillet 2019

Mon premier Pandemonium


Je buvais un verre, accompagnée de mon Maître, Monsieur Juste-Moi et MlleS. On discutait, sur la terrasse. Rien que du banal, me direz-vous.

Sauf que.  Nous étions au Pandémonium. Je me disais, à ce moment-là, ce moment où rien n’avait vraiment commencé, qu’il était encore temps de filer. Mais bon. J’y étais, malgré les 48 heures de déni total qui avaient précédé ce jour. Tout se passait bien, et nos amis se pliaient en quatre pour me rassurer.

Je commençais à pouvoir regarder autour de moi sans détourner les yeux. La nudité est pour moi une affaire assez intime, et bien évidemment, je me trouvais confrontée à beaucoup de gens plus ou moins nus. Je ne porte aucun jugement, c’est juste moi qui ai du mal avec cela. 

Lorsque nous sommes entrés dans les lieux, il y avait un homme entièrement nu, hormis des lanières de cuir noir, près de la porte. Impossible de ne pas le voir. J’ai regardé ailleurs. Je me suis dit que je devais bien m’y attendre. Mais ce fut dur.

Il y a pour moi une grande différence entre être nue entre les mains de mon Maître, et même, pourquoi pas, être fessée devant d’autres personnes (moi finalement je ne vois rien), et être face à des gens dont les corps ne sont pas couverts. Je me sens gênée. C’est comme ça.

Au bout d’une heure, je commençais à être plus à l’aise. Je ne regardais pas exprès, mais si je tombais sur un corps nu, mes yeux ne fuyaient plus.
Et lorsque nous sommes partis, j’étais capable de regarder ouvertement, et même, d’admirer parfois. Le corps ou les accessoires. Comme quoi…

Mais bien avant le départ, alors que nous étions sur la terrasse, les gens ont commencé à rentrer. Nous y étions. 

Un dédale de couloirs, (nous nous y sommes perdus plusieurs fois durant la soirée), et nous sommes entrés dans une grande salle, équipée comme un donjon. Une autre salle plus petite pour jouer différemment (cordes, grande table pour nous pencher dessus, et mains et martinets pouvaient commencer leur danse).
Nous étions encore à regarder autour de nous, ne sachant trop quoi faire, que les habitués (j’imagine) investissaient tranquillement les lieux, et j’enviais cette tranquillité. 

Nous sommes sortis pour chercher un endroit plus intime. Que nous avons trouvé. Mais nous sommes retournés dans cette grande salle et nous avons pu jouer. En public. 

J’ai appris beaucoup ce 29 juin au Pandémonium. J’ai vu des choses nouvelles, des gens très différents. Et je me rends compte que j’ai avancé aussi de ce côté-là. J’ai vu aussi mes limites en regardant les autres.

L’expérience a été très positive pour moi, forcément, il m’a fallu une période d’adaptation, mais la prochaine fois, je serai plus avertie.

J’ai pu rencontrer des personnes avec qui je discute sur Fetlife, et malheureusement, j’en ai croisées d’autres, et ne savais pas qu’elles faisaient aussi partie de mes contacts Fet. C’est dommage. 

Je tiens à remercier le collectif du Pandémonium, c’était très bien organisé, les amuse-bouche, succulents et copieux. L’ambiance était très bienveillante, et j’ai hâte de recommencer.










jeudi 20 juin 2019

Shopping...

Hier, mon Maître me dit qu’il a une proposition à me faire. Rendez-vous en fin d’après-midi pour faire du shopping.

En effet, THE big soirée du 29 approche et bien sûr il n’a pas de tenue. Il est comme moi, première soirée de ce genre, nous sommes un peu perdus. Mais enfin, de mon côté, j’ai fait un petit mélange à ma sauce, sexy mais pas trop (ça on verra plus tard), mais pour lui, on n’avait aucune idée.

On se retrouve devant le magasin à la fraise dégoulinante à La Valentine, et alors là, joie pour moi, déception pour lui, des tas de vêtements pour femmes, et rien pour les messieurs.

On regarde les robes qui nous plaisent, (traduisez : celles que je suis prête à porter, pas celles où on voit les seins, tout çâââ) et filons aux cabines.
Oh les cabines. Une merveille. On dirait un boudoir. Enfin deux boudoirs. Je prends celui de droite, et comme lui n’avait rien à essayer, hé bien, il a pris celui de droite aussi. Me voici toute nue, et j’essaie les robes. 

J’étais écœurée. Ici, j’ai pris 3 tailles d'un coup. Je suis passée du M au XXL. J’étais V.E.X.E.E. Je sais bien que les formes sont là, mais tout de même. Du XXL ? Ou même du XL ?
Bon, passons, de toute façon ce n’est pas écrit sur mon front. Et j’avais d’autres « soucis ».

Essayer des robes avec son Maître qui a les yeux écarquillés, un sourire jusqu’aux oreilles, les mains baladeuses, ça aussi, c’est une première. Je le renvoyais dans la boutique, pour chercher autre chose, ou la taille au-dessus, celle au-dessous, moi j’attendais toute nue et je l’avais aussi, ce sourire. Je suis même sortie de la cabine vêtue d’un truc court, léger et transparent chercher autre chose. Je ne m’en étais même pas rendue compte. C’est mon Maître qui me l’a fait remarquer. Aie.

On n’a rien pris. D’abord parce que j’avais déjà acheté une petite robe dans laquelle je me sens bien, et autant attendre les soldes parce qu’il faut avouer que ce n’est pas donné, comme chez la Démone de Paris. Mais sacré souvenir à ressasser plus tard.

Ensuite, il nous restait moins d’une heure pour filer au centre commercial pour sa tenue, ce fut plus facile, et plus rapide. Je ne l’avais jamais vu aussi classe.
Bon, comme on dit, Yapluka. J-9, courage, fuyons ! Heu non. Quand même.

Il m'a offert le resto, et chacun est rentré chez soi. Je n’ai aucune marque, je n’ai mal nulle part. Ça change.
 
Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas amusée comme ça. Rien que de penser à ces moments me fait encore sourire. Et dédramatise la petite peur qui me prend parfois le ventre à l'idée du 29 juin.










mardi 11 juin 2019

Moi j'veux pas. D'abord.

Bien sur que je ne veux pas, je sais pas. Tout ce qui est nouveau me flanque une trouille du tonnerre. 
Surtout qu'en général mon Maître me met le masque. Je ne vois rien, j'entends un sachet qu'on déchire, pas trop loin de mon oreille.

Moi j'étais bien, j'attendais la suite. Détendue et confiante. 
Mais voilà. Ce déplacement soudain vers l'endroit où il pose son sac. L'entendre fouiller dedans. L'entendre revenir avec ce bruit de sachet. Et d'un coup panique, cœur qui s'emballe, respiration rapide, corps qui se tend (cordes qui font mal, du coup)

Corps en attente de ce qui va suivre, car bien sur il ne me dit rien.
Comme je suis en attente, sursaut et cri lorsqu'il me touche. Mais c'est quoi ce truc ? 
Du métal, ça va pas non ? Je ne veux pas.

Et vlan, tremblements, pleurs. Vous allez me taper avec du métal ????

Et là, il me prend dans ses bras, me caresse, me parle doucement (mais non voyons, vraiment, te taper avec du métal, ça va pas ?)
Il continue à me parler, mais je sais. 

Je sais que malgré tout ce qu'il me dit, là, tout ce qu'il fait, les caresses, les bisous, il arrivera un moment où il reprendra le "truc" en métal. Il est tenace. 
Petit à petit les larmes cessent, je fais un gros travail dans ma petite tête (si si, promis) je me raisonne, après tout on est en couple D/s depuis 4 mois, on commence à se connaître.
 
Je fais un gros travail sur mon corps, j'essaie de me relaxer un peu, me détendre, c'est dur mais ça s'arrange petit à petit.

Une de ses mains me lâche. Je m'efforce de respirer régulièrement. C'est pas encore gagné.
Il pose le "truc" en métal sur moi, appuie, doucement, et le déplace.
 
Je comprends immédiatement. Une roulette avec des pics (j'appelle ça une roulette moi). Quand je n'aurai plus le masque je découvrirai qu'il y a en fait deux roulettes.

Déjà, d'avoir compris ce que c'était, même si pour moi c'est une première, m'aide à me calmer un peu plus.
Il le promène un peu partout sur mon corps, ça picote mais c'est supportable (sauf sur les tétons ou tout près)..(il s'en fiche).

Je suppose que s'il avait appuyé plus fort, ç'aurait été une autre histoire.

Finalement, j'ai bien aimé. Surement que lorsqu'il appuiera plus fort, je changerai d'avis. Ou pas.

Faut que j'arrête de paniquer. Mais bon, c'est l'histoire de ma vie ça...