mardi 15 janvier 2019

Il n'y a que les imbéciles...

Qui ne changent pas d'avis, dit-on.

J'ai décidé de me rendre à un munch and play. 
Toute seule. L'inconnu.

Mais les personnes qui reçoivent m'ont été chaudement recommandées. J'ai l'assurance de ne pas être laissée livrée à moi-même. 

Reste que je vais me retrouver là où je disais, il y a encore peu de temps, que jamais je ne mettrai les pieds.
Mais au moins, je saurai de quoi je parle.

De plus, seule, si je me sens mal à l'aise, je pourrai prévenir mes hôtes et rentrer.
Et je pourrai aussi rencontrer des gens, Et ça n'a pas de prix.

Voilà.

Je vous raconterai cette aventure totalement nouvelle. J'ai déjà la tenue vestimentaire. Soft. Mais quand même différente de ce que je porte d'habitude.

Bizarrement, je ne ressens pas cette peur que j'éprouvais lorsqu'on a voulu m'imposer une soirée de ce genre.
Certainement qu'à force d'en parler l'idée a fait son chemin. Tout doucement.

Je me demande quelle sera ma réaction face aux gens qui joueront devant moi. (Je sais que tout le monde n'aime pas le mot jouer. Je suis preneuse d'un synonyme mieux adapté).

Plus que quelques jours. Et je saurai.



Marylou (16)

Depuis quelques mois, la vie de Marylou avait bien changé. Elle-même, d'ailleurs, était complètement différente.

Elle était bien plus calme, plus sereine. Toutes les règles établies par son Maître, et acceptée par elle, lui apportaient une certaine sécurité. D'autres étaient venues se greffer tout naturellement, et sa vie était bien réglée.

Chaque matin et chaque soir, un petit message de Monsieur Franck. Elle ne se sentait bien que si elle recevait ces messages. Le matin, elle se levait le cœur chantant, se préparait pour aller travailler, et se demandait ce que penseraient ses collègues s'ils savaient.

Le soir, elle pouvait s'endormir tranquille, les mots tendres qu'elle entendait la mettaient en bonne condition pour trouver le sommeil.

Bien entendu, il y avait les rencontres, très régulières. Environ trois fois par mois, elle allait chez lui, et pouvait enfin être la soumise qu'elle était au fond d'elle. Elle l'était d'ailleurs aussi au quotidien. Elle continuait à lui dire la plupart des choses qu'elle faisait, parce qu'il voulait le savoir, mais aussi parce qu'elle voulait qu'il le sache. Si elle s'absentait, elle disait où, chez qui. Elle aimait rendre des comptes.

Et surtout, surtout, elle adorait les rencontres. Les premiers instants, où elle se sentait en mode "hésitation". Elle ne savait pas quand il dirait les mots qui feraient qu'ils basculeraient dans leur quatrième dimension. Les mots qui la feraient se mettre à genoux, les mains sagement posées, paumes en l'air, sur ses genoux très écartés. Sentir la légère douleur sur les pieds, car le poids de son corps était posé dessus. Ne plus bouger. Fermer les yeux, sourire de bonheur, et attendre.

Que se passerait-il aujourd'hui ? Il avait tellement d'imagination. Il fit son tour du propriétaire, lui mis le masque, tendrement, la caressant au passage. Elle se sentait déjà humide.

Il l'aida à se relever, la déshabilla tranquillement, la jupe, le chemisier, la culotte, le soutien-gorge, et lui laissa les Dim's up. "Attends". Ce qu'elle fit, frémissante.

Elle l'entendit aller à la salle de bain, fouiller dans le placard, et revenir doucement. Elle entendit également le bruit du tissus. Il l'aida à se coucher sur le dos, par terre. Un drap de bain. C'est ce qu'elle sentit sous sa peau.

Elle était étonnée, en général, il attendait, avant de la prendre, souvent brusquement, parfois brutalement. Jamais il n'avait fait cela au tout début. Mais pourquoi pas, après tout ?

Elle était très attentive à ce qu'il faisait. Ne voyant rien, elle écoutait de toutes ses oreilles, essayant de deviner. Un bruit de sachet, une boite qu'on ouvre, mystère.

Il retira le masque. Il avait en main des bougies colorées et un briquet. Sa première réaction fut la peur, puis elle se souvint lorsque qu'avec ses frères ils s'amusaient à éteindre des bougies avec les doigts mouillés, ou de faire couler de la cire sur leurs mains, cela brûlait, mais 1/4 de seconde seulement.

"Ma soumise, aujourd'hui je vais créer une œuvre d'art. Sur toi. Tu me fais confiance ?" 

Le sourire épanoui de Marylou fut sa réponse. 

Et il alluma la première. La leva bien haut en expliquant que plus elle serait haute, moins ce serait chaud. Au début, c'est mieux. Tout de même, elle sentit bien la brûlure. Les gouttes tombaient, éloignées, rapprochées. Heureusement, elle n'avait plus le masque et pouvait anticiper. Voir le sourire de Franck la remplissait de bonheur.

Il changea de bougie pour utiliser une autre couleur. Les seins, le ventre, le bas-ventre, tout fut peint. Ils admirèrent tous les deux ce corps si joliment décoré. Heureusement qu'elle se faisait le maillot intégral. Rien qu'à imaginer retirer la cire si cela n'avait pas été le cas, ouille.. 

Il lui demanda si elle avait aimé, et bien sur Marylou répondit que oui, et même adoré ça. Qu'elle espérait qu'il recommencerait. Bien sur lorsqu'il gardait la bougie plus près du corps, elle sentait plus la brûlure, mais dans l'ensemble c'était doux. Chaud.

Ha oui ? Le regard concupiscent, il l'attrapa par la taille et la retourna. "Tu vas voir si c'est doux et chaud, ma belle !".











 

 




dimanche 13 janvier 2019

Couché, le mousquetaire !


Messieurs Dartagnan1371, _Ogmios_, homme-du-sud et homme-de-mars (oui je sais ça fait quatre, mais Dartagnan (le vrai), Portos, Athos et Aramis étaient bien quatre.

Donc, Messieurs, je vous écris ce petit mot, pour vous préciser que lorsque vous venez sur ma messagerie dans un but que je n'ai pas encore compris, en dehors du fait que vous êtes un PN, finalement, vous vous nuisez à vous-même.

Messieurs, je ne vais pas revenir sur tout le mal que vous m'avez fait, ni sur la façon dont vous vous êtes comportés avec moi (des fumiers).
Vous vous nuisez à vous-même, parce qu'à l'époque, complètement perdue, j'ai parlé. J'ai raconté. De partout, mp, téléphone, fils de groupe, etc..
Du coup, des gens ont su. Tout.


Messieurs, connaissez-vous le principe du bouche à oreille? Oui ? Bon hé bien c'est ce qui se passe. Parce que comme vous ne me lâchez pas, (alors que c'est vous qui m'avez rejetée) et que je le dis, je commence à recevoir des mp de gens que je ne connais pas, qui souhaitent avoir vos pseudos. Pour vous bloquer d'office.

Messieurs, pour vous-même, arrêtez. Parce que moi, je ne reviendrai pas vers vous. Je ne serai plus jamais votre soumise. Il fallait être plus prudent et me protéger, plutôt. Nous serions certainement encore ensemble. Mais finalement vous m'avez rendu service, Messieurs.

Donc, sachez que je vous ai pardonné, mais arrêtez. STOP. Foutez-moi la paix, parce que je vais passer à la vitesse supérieure.
Ai-je besoin de vous rappeler que je connais vos noms et prénoms ? Et d'autres choses ? Parce que bon, vous me gonflez un peu, vous quatre (bien plus que quatre en fait, mais je ne connais pas les noms des copains des vrais mousquetaires.)


Milady.

Ps : Je vous ai tous bloqués, et Dartagnant1371 n'existe plus, (mais j'y tenais), mais je sais que vous allez créer un autre profil et que vous lirez ma missive.







mercredi 2 janvier 2019

Que 2019 soit belle et douce

Chers lecteurs, je vous souhaite, de tout mon cœur, une excellente année à venir.

Que vos souhaits, vanilles ou pas, se réalisent.

Que les soumis(e)s sans collier trouvent leur Maître(sse) et réussissent à créer un merveilleux lien.

Que les Dominant(e)s puissent éduquer leurs soumis(e)s comme bon leur semble (avec safeword)

Que les chipies continuent de casser les pieds de leurs spankers afin de voir leurs fesses rougir.

Je vous embrasse.












mardi 1 janvier 2019

Fermer un livre, pour en ouvrir un autre.

J'ai reçu plusieurs messages d'un dominant qui voulait juste que je l'appelle (son numéro est carrément sur son profil). Je n'ai jamais répondu jusqu'à avant-hier. Lui demandant s'il ne discutait jamais. Et donc, nous avons discuté longuement.
C'était très sympa. J'ai parlé de mes craintes, il a su me rassurer. Il m'a parlé un peu de lui, aussi.

Et enfin, ensuite, on s'est appelés. J'ai adoré. Cela a duré un bon moment puis nous avons convenu de nous rencontrer en janvier.

Tant pis, s'il n'a pas aimé ma photo (je ne suis pas très photogénique, et avec mon téléphone un peu minimaliste, bof)
Tant pis, si son "ordre" ne m'a pas plu : "envoie-moi une photo où tu te mets en valeur, nue avec des talons aiguilles, sans lunettes et maquillée" (bien sur j'ai répondu non)
Tant pis, si pouf, il m'a bloquée.

Moi, je le remercie.

Je le remercie car grâce à lui, j'ai fermé le livre de mon histoire D/s avec mon ancien et premier Maître. Grâce à lui, je SAIS que je peux passer à autre chose. Jamais je n'ai pensé à cet ancien Maître pendant que je parlais avec lui. Aucune comparaison non plus. C'était naturel.

Et cette expression qu'il m'a soufflée, tourner une page pour passer à une autre histoire, m'a beaucoup plu également.

Je crois que je suis guérie.










mercredi 5 décembre 2018

Mon protecteur

Je n'ai plus de Dominant, (de toutes façons c'est beaucoup trop tôt encore), mais j'ai un protecteur.
C'est quelqu'un qui veille sur moi sur Fetlife..

D'ailleurs, depuis que nous avons mis un lien entre lui et moi, qu'on a officiellement annoncé qu'il était mon protecteur, je ne reçois plus de messages privés de messieurs soit agressifs, soit qui me parlent comme si j'étais leur esclave, ce genre de choses.

C'est comme s'ils savaient qu'en cas de problèmes, mon protecteur les contacterait.. 

Ce changement a été immédiat. Une bonne chose.

Mais j'en reçois quand même. Cela me permet de discuter avec d'éventuels futurs Dominants.
 
Il surveille mon profil, aussi. Parce que parfois j'ai un message privé, qui me dit : "faites attention à untel, il organise des soirées très particulières, évitez-le".
J'évite, donc.
 
Mais ce n'est pas parce qu'il est mon protecteur qu'il deviendra mon Dominant. Ce sont deux choses différentes.

La décision viendra de moi. Je discute avec d'autres personnes, et même si pour l'instant la question ne se pose pas, je peux très bien dans quelques temps avoir envie d'être la soumise d'un autre que mon protecteur.

Je ne l'imagine pas comme mon Dominant. Plutôt comme mon conseiller. 

En tous les cas, je le remercie de veiller sur moi.














mercredi 28 novembre 2018

Le marché de Noël

Elle était au marché de Noël, et se demandait bien pourquoi. C’est un endroit joyeux, heureux, où on va pour s’amuser, s’acheter des petites bricoles pour décorer sa maison, ou des choses à déguster entre amis, en famille. Elle n’achetait rien. Elle ne faisait que déambuler parmi les gens joyeux et heureux. Au hasard.

Elle était au marché de Noël, et se demandait ce qu’elle y faisait. Dans sa tête, cette année, aucun esprit de Noël, les musiques autour d’elle la soulaient, les gens la bousculaient, ou était-ce elle qui, marchant au radar, ne faisait pas attention ? Oui, plutôt. Comme une plage trop pleine où on ne peut poser sa serviette.

Elle était au marché de Noël, et d’un coup, une douleur aiguë dans la poitrine la fit se plier en deux, le souffle coupé. Elle comprit tout de suite ce qu’il se passait. Une simple crise d’angoisse, mais la crise niveau 8 sur l’échelle du malheur. Mon Dieu, surtout ne pas me donner en spectacle, en plus. Respirant le plus calmement possible, ayant remonté sa grande capuche pour cacher larmes et angoisse, elle soufflait lentement, inspirait de la même manière. Il lui fallait trouver une solution.

Elle était au marché de Noël, un seul endroit lui permettrait de s’assoir, et de récupérer. Elle revint sur ses pas jusqu’au stand où biscuits et vin chaud étaient proposés. Elle détestait le vin chaud. Depuis toujours, ce mélange de vin et d’épices l’écœurait. D’abord, l’odeur, ensuite, le goût. Mais au moins pourrait-elle s’assoir, grignoter un biscuit et cette boisson trop douce mais chaude la réconforterait.

Elle était au marché de Noël, assise et attendant sa commande, la tête baissée en espérant que les vannes qui venaient de s’ouvrir (enfin ?) se refermeraient vite. La douleur s’estompait, la douleur physique. Restait LA douleur. Celle qui lui faisait dire « mais pourquoi, pourquoi ?, que vais-je devenir, moi qui ne vivais qu’à travers lui ? Et maintenant en plus ? » . La serveuse revint avec le plateau, un biscuit en forme d’ours et un gobelet en plastique qui fumait. Elle la remercia du mieux qu’elle le put et se retrouva enfin seule.

Elle était au marché de Noël, mangeait, petit morceau par petit morceau, ce biscuit et buvait une gorgée entre deux. Rien à faire, elle n’aimait toujours pas cela. Mais cela eut l’effet escompté, et la douleur disparut totalement, elle se réchauffa, et au bout d’un moment prit le chemin de son appartement.

Elle s’assit sur son canapé, remonta les jambes, les serra de ses bras, la tête sur ses genoux. Six mois qu’elle ne faisait rien sans lui, qu’elle demandait des autorisations, qu’elle attendait ses ordres et convocations, ne vivait que pour lui, et là plus rien. Elle était une pauvre chose abandonnée. Elle frissonna, regarda le mini sapin qu’elle avait préparé, avec la fameuse chaussette rouge, blanche et verte à pompons, et se remit à pleurer. Qu’aurait-elle pu faire d’autre ? Il était son premier. Elle avait tellement confiance en lui.

Elle était sur son canapé, et enfin, fatigue, vin chaud et larmes l’emportèrent au pays des rêves. Lorsqu’au bout de quelques heures, elle ouvrit ses yeux, et que tout lui revint en mémoire d’un coup, elle était déjà un peu plus forte. Elle savait qu’il faudrait du temps, du soutien, (pour cela elle savait où aller), mais la première partie de son deuil venait de s’écouler.

Mais elle se promit de ne plus reboire de vin chaud.