vendredi 21 septembre 2018

Marylou - Premiers conseils (8)

Marylou reçut un appel de Pierre, qui souhaitait qu'ils se rencontrent, tous les deux, pour faire plus ample connaissance.

Sa nuit avait été agitée, dans sa tête la soirée repassait en boucle, et dans ses rêves elle voyait une grande main qui lui disait : "je veille sur toi". Au réveil,, elle se sentit finalement relativement sereine, après tout, ses désirs allaient devenir réalité, et dans les meilleures conditions possibles.

Ils convinrent de se voir dans la soirée. Un restaurant gastronomique fut choisi, et rendez-vous fut pris à 19 h. Pierre lui précisa qu'il réserverait une table un peu isolée afin qu'ils puissent parler librement. Et il ajouta qu'il apprécierait qu'elle se présente vêtue d'une robe, ou d'une jupe. Mais qu'il la laissait décider, ce n'était pas une obligation. 

Après avoir raccroché, elle regarda sa tenue de la veille restée sur sa chaise. Confortable et rassurante. Mais, elle savait qu'elle devait apprendre à écouter, et obéir, même si Pierre n'était "que" son Protecteur. Elle décida de lui faire plaisir. Ce soir elle laisserait de côté le pantalon. 

Marylou réussit à obtenir un rendez-vous chez l'esthéticienne et se fit faire un soin du visage. C'est complètement détendue qu'elle rentra chez elle se préparer.

Elle se demandait de quoi Pierre allait lui parler. "Fais pas ci, fais pas ça" ? Vraiment, Marylou était dans l'expectative. Puis elle se demanda à quoi bon se poser trop de questions à l'avance. Depuis quelques jours tout se mettait en place tranquillement, inutile de se compliquer la vie.

Elle arriva quelques minutes avant l'heure prévue au restaurant, et vit que Pierre s'y trouvait déjà. Il lui prit ses mains, les écarta pour mieux la regarder, et la félicita sur sa tenue. Il lui expliqua qu'elle avait bien fait de choisir une robe, et donc de l'écouter. Qu'un Dominant appréciait ce genre d'attitude. Il lui demanda si elle avait hésité, et Marylou répondit que finalement, non, pas tant que cela. Il sourit et Marylou comprit que Pierre lui avait fait passer une sorte de test..

Tu vois, c'est comme une première leçon. Quand tu recevras un ordre, tu devras obéir. Mais quand ce ne sera pas explicitement un ordre, tu devras réfléchir à ce qui ferait plaisir à ton Dominant. Tu comprends Marylou ? Elle comprenait. 

Ils commandèrent et Pierre voulut connaître mieux sa protégée, lui posa mille et une questions, et lui dit que le week-end suivant, ils iraient à un munch. Cela se passerait pas très loin d'ici, dans un autre restaurant, une salle avait été réservée pour l'occasion. Il y aurait des Dominants avec ou sans soumis(e)s, et des soumis(e)s avec ou sans collier. 

Voyant le regard un peu perdu de Marylou, il lui expliqua qu'un soumis, ou une soumise, portait un collier si il ou elle avait un Dominant. Il pouvait s'agir d'un collier, d'un bracelet, c'était un lien entre eux deux. Les soumis(e)s sans collier étant sans Dominant.

C'est sur ces mots qu'ils se séparèrent, Pierre demandant à Marylou de prendre soin d'elle. Il la prévint qu'il la contacterait pour les instructions un jour ou deux avant le munch. 

Elle rentra chez elle, ravie de sa soirée, et très curieuse de celle à venir..












mardi 18 septembre 2018

Marylou - Le Protecteur (7)

Après le repas, ils se retrouvèrent au salon. Laurent mit un peu de musique douce, et l'atmosphère devint tranquille. Puis, Virginie et lui disparurent, le temps de revenir de la cuisine, lui avec un grand plateau, couvert de tasses, cuillères, sucre et biscuits secs et Virginie le suivant avec le café fumant.

Pierre s'était assis près de Marylou. Il prit la parole en disant qu'il y avait une troisième option, à savoir que Marylou ne prenne pas de Dominant, pour l'instant. Laurent sourit en comprenant ce à quoi son ami pensait.

Marylou regarda Virginie, qui à priori ne voyait pas de quoi il parlait. Celle-ci se redressa un peu, et s'appuya sur le bord du canapé, la tête relevée et non plus posée sur le ventre de son mari. Elle était attentive, tout comme Marylou.

Pierre reprit la parole. Il se proposa de devenir son Protecteur. Il lui expliqua le rôle d'un Protecteur. Il la guiderait, la conseillerait, l'emmènerait à des repas - des Munchs - répondrait à ses questions. Tout ce qu'il lui demandait, c'était de l'écouter, de lui faire confiance. Et que même si, n'étant donc pas sa soumise, elle serait entièrement libre, de lui montrer toutefois un minimum de respect, surtout lorsqu'ils seraient en présence d'autres personnes. 

Lui, ferait en sorte que des gens toxiques ne l'approchent pas, lors de ces repas, qui pourraient parfois être des soirées. La confiance était primordiale. S'il lui disait de ne pas parler à telle personne, ou de ne pas aller à tel endroit, elle devrait l'écouter aveuglément.

Là-dessus, Laurent confirma que c'était une très bonne idée, surtout connaissant Marylou depuis tant d'années. Ne précipitons rien, Pierre sera de bon conseil, je n'avais pas pensé à cette possibilité, et pourtant c'est bien la meilleure.

Marylou réfléchit, en tournant sa tasse de café dans ses mains. Un Protecteur. Cela lui semblait un bon compromis. Elle ne s'engageait à rien, même si elle se doutait que Pierre deviendrait son Dominant (où en trouver un autre ?), mais au moins elle aurait du temps devant elle.

Des repas. Quelle surprise. Des repas avec d'autres personnes qu'eux quatre. L'idée l'émoustillait. D'une part elle verrait d'autres couples, regarderait leur façon de se comporter (les soumises étaient-elles toutes comme Virginie ?) et d'autre part elle pourrait apprendre encore plus de choses. De plus, Pierre serait là pour la protéger.

Elle releva la tête, les regarda tous les trois, et dit qu'un Protecteur lui irait très bien. Se tournant vers Pierre, elle lui sourit en disant qu'elle était d'accord pour qu'il devienne son Protecteur. 

Pierre et Marylou remercièrent leurs amis pour cette invitation, se séparèrent en bas de l'immeuble, échangèrent leurs numéros de portable, et rejoignirent chacun leur voiture...








samedi 15 septembre 2018

30000

Bébé blog n'en est plus un. Huit mois, et 30000 visites.

Que dire ? A part merci.

Merci de prendre le temps de venir lire mes petites histoires, réelles ou pas.

Merci de ne jamais être dans le jugement.

Merci aux fidèles qui commentent, ce qui me rassure.

Merci aux lecteurs silencieux, laisser un commentaire n'est pas chose aisée. Mais je sais que vous êtes passés.

Au début, on se lance en se disant qu'on va se planter. Qui sera intéressé par ma prose ? Et là, surprise, on se rend compte que si, il y a des visites, et pérennes. 

Alors, on continue, parfois c'est facile, on a des choses à dire, on trouve également l'imagination nécessaire pour inventer des histoires. 

Et parfois, sans rencontre, rien à raconter, et le syndrome de la page blanche peut aussi débarquer. Je pense qu'on a tous connu cela (sauf peut-être François-Fabien, lui, il m'énerve, il vous écrit des textes magnifiques en deux temps trois mouvements lol. Une bête de texte.)  

Céline, Cléa, AnonyMiss, MiAnge-MiDémon, François-Fabien, vous me donnez de la lecture, et savez m'encourager.

Voilà, je profite de ce moment, puis-je ambitionner les 50000 ? On verra. J'aime écrire, c'est l'essentiel. J'essaie de rester moi-même, le plus possible.

Et bien sur, merci à Monsieur Dartagnan, qui a fait de ma vie ce qu'elle est maintenant.

Héléa












Marylou.La décision (6)

Debout devant l'armoire, Marylou angoissait. Virginie, Laurent, Pierre. Tous les trois concernés par ses fantasmes. Qui n'étaient encore que ça, des fantasmes. Souhaitait-elle, saurait-elle, franchir le pas ?

Elle regardait ses vêtements. Selon les photos qu'elle avait vues, les soumises étaient soit en robe, soit nues. Elle prit donc un pantalon noir, un chemisier prune et un petit pull noir. Elle se sentait protégée, habillée comme cela. Et puis, c'était pour un repas. 

Un repas. Mais pas que. Allez, courage. Elle monta dans sa voiture, un peu frémissante, et se dirigea chez ses amis.

C'est une Virginie toute douce qui lui ouvrit la porte, l'emmena par la main au salon où Laurent buvait une flûte de champagne avec un homme légèrement plus âgé qu'eux, une chemise blanche sur un jean bien coupé.

Les deux hommes se turent, accueillirent Marylou gentiment, leurs regards sur elle la fit rougir. Pierre laissa échapper un "charmante" en souriant. Virginie se laissa glisser, une nouvelle fois, aux pieds de Laurent. Sentant sa gêne, ce dernier désigna un fauteuil à Marylou, ce qu'elle apprécia. Ainsi elle n'avait personne près d'elle.

Pierre entama la discussion, sur le métier de Marylou, ses passe-temps, des sujets légers, ce qui permit de briser la glace. La vue de Virginie par terre finit par ne plus la surprendre. Elle se demandait ce que pouvait ressentir son amie là, mais il suffisait de la regarder pour voir que c'était surtout du bien-être. Elle lui avait dit, au café, qu'elle s'y sentait "à sa place". 

Son amie se leva, et proposa de passer à table. Laurent regarda Marylou, et lui demanda si elle avait pu faire un peu le point, ce qu'elle désirait, à savoir, si elle avait envie de connaître cette vie un peu hors normes, ou si elle préférait, et elle en avait tout à fait le droit, rester sur des fantasmes. 

En rougissant et bafouillant, les papillons au ventre, elle baissa la tête et murmura qu'elle souhaitait essayer. 

Laurent lui dis alors que dans ce milieu, il fallait faire attention. Ne pas aller avec n'importe qui, surtout qu'elle était totalement novice. Un regard vers sa femme, qui donna un petit coup de tête pour dire oui silencieusement, et il continua. Tu as plusieurs possibilités. Deux en fait. Tu nous connais depuis plusieurs années. Je peux, si tu le souhaites, être ton dominant, mais sache que Virginie est ma femme, ma soumise, ma prima donna. Cela n'empêchera pas que je m'occupe bien de toi. Elle est d'accord, nous en avons déjà parlé.

Marylou n'avait jamais envisagé cela. Mais c'est vrai que si Virginie était avec elle, ce serait rassurant. 

L'autre solution, Marylou, serait que tu aies ton propre Dominant. Il t'initiera, et tu seras seule. Sa soumise. Qu'en penses-tu ?

Cette solution aussi semblait tentante. Il n'y aurait que moi, pas de jalousie, et j'aurais mon Dominant. Elle leva les yeux vers Pierre, croisa son regard. Et baissa les yeux...









jeudi 13 septembre 2018

Marylou. Fait confiance.(5)

Marylou finit par répondre au cinquième appel de Virginie. Et accepta de la retrouver pour un verre en ville. Juste toutes les deux. 

Elle avait eu largement le temps de revoir dans sa tête, encore et encore, son amie glisser avec tant de naturel aux pieds de Laurent. Et son air heureux faisait plaisir à voir.

Bien sur Laurent l'avait déstabilisée, il n'était pas le même que d'habitude. Donc Laurent, DominantMonsieurMaître. Ça alors... Virginie soumise. Jamais elle ne l'aurait imaginé.

Elle se prépara, et rejoignit son amie. Celle-ci l'attendait, radieuse, et cependant légèrement gênée. Ce qui pouvait se comprendre, pensa-t-elle. 

Virginie ouvrit grand les bras et Marylou s'y précipita. Elle avait besoin d'être rassurée, et plusieurs heures passèrent durant lesquelles son amie lui expliqua sa vie cachée, son bonheur, et bien sur sa joie de savoir que sa meilleure amie était intéressée par la D/s, qu'elle franchisse le pas ou pas.

Elle lui expliqua le joli bracelet de cheville qui ne la quittait jamais. C'était en fait son collier, mais par discrétion, elle le portait à la cheville. C'est comme si Laurent était toujours près de moi. 

Hypnotisée, Marylou regardait ce collier, qu'elle connaissait, bien sur, en prenant conscience de sa vraie valeur.

Les craintes que pouvait encore ressentir Marylou, disparurent car elle n'avait jamais vu son amie malheureuse, déprimée ou marquée. Celle-ci cependant lui rappela que parfois certaines marques étaient bien cachées, mais qu'elle ne s'inquiète pas, si elle continuait dans cette voie elle saurait vite si elle était faite pour cela ou pas.

Vint le moment où Virginie lui proposa de revenir dîner chez eux. Lui expliquant qu'elle avait la grande chance d'avoir des amis dans ce milieu, que ni Laurent ni elle ne voulait qu'elle tombe sur un malade, et qu'ils devaient parler tous les trois pour savoir ce que recherchait exactement Marylou, en tant que novice. Il y avait plusieurs solutions, mais ils devaient en parler en toute franchise, en toute confiance. 

Marylou hésitait. Tout son corps était crispé. Elle voulait, ne voulait pas. Virginie se taisait et attendait. Souriait, confiante. Et lui tenait la main, en la pressant doucement. Et Marylou se décida. Si elle ne profitait pas de cette chance, elle qui était carrément obsédée par le sujet, cette chance d'être entourée et protégée, elle ne retrouverait jamais pareille opportunité. 

Elle sourit à son amie, et lui demanda quand elle devait passer chez eux. Rendez-vous fut pris le lendemain soir, 19 heures. Virginie précisa à son amie que peut-être un ami serait là, si elle n'y voyait pas d'inconvénient. Un Dominant de leurs amis, qui n'avait plus de soumise depuis quelques mois. Cela lui permettrait de voir qu'entre Laurent et Pierre, les Dominant étaient souvent des gens biens, et bien sur, rien n'obligeait Marylou à quoi que ce soit. Et un repas à quatre serait plus équilibré. Était-elle d'accord ? 

Mais Marylou avait franchi le pas, ne serait-ce qu'en répondant au téléphone. Elle répondit donc que oui, sachant qu'elle pourrait rentrer chez elle.

Elles se séparèrent en s'embrassant, et se promirent de se revoir le lendemain soir. Et Marylou, en passant devant une vitrine, surprit son reflet, avec un sourire radieux...






lundi 10 septembre 2018

Marylou. Révélation (4)

Marylou continuait à fantasmer, à naviguer d'un site à l'autre, sans avancer d'un pouce dans ses recherches. Elle ne cherchait pas. N'osait pas, un dernier sentiment de gêne et de honte mettait un frein à ses envies.

Virginie l'appela et lui proposa de venir prendre un café. Laurent et moi souhaiterions te parler, si tu veux bien. Mais non, rien de grave, détends-toi ma puce. On t'attend avec impatience. Tu aimes toujours les tartelettes à la fraise ?

Marylou se prépara, monta dans sa voiture en se disant que mince, c'est nouveau, ce type d'invitation. J'espère qu'ils ne vont pas divorcer.

Laurent lui ouvrit la porte, petit bisou sur la joue, tu vas bien Marylou ? Viens t'assoir. Elle s'assit dans le fauteuil face à eux deux. Il y a quelque chose de changé dans leurs attitudes. Un je ne sais quoi de légèrement tendu, et en même temps de bienveillant. Virginie était un peu rouge, un sourire hésitait à percer. Mais bon sang que se passait-t-il ?

Bizarrement, c'est Laurent, qui après lui avoir servi café et gâteau, se lança. D'un ton qu'elle n'avait jamais entendu auparavant. Calme, bienveillant (?) et cependant incisif.

"Virginie m'a dit que vous aviez parlé de quelque chose de particulier l'autre soir, Marylou. T'en souviens-tu ?"

Tu parles qu'elle s'en souvenait. Mais qu'est-ce qui lui a pris de lui dire ? Elle jeta un regard assassin à Virginie, qui baissa les yeux. Ha mais vraiment. C'est SON amie, elle se confie, et elle va balancer à son mari ? Je la retiens celle-là.

"Heu, oui, bon tu sais, des trucs de filles quoi".
"N'aie pas peur. On parle, c'est tout. On se connait depuis trois ans fais-moi confiance"
"..."
"Marylou, Virginie m'a parlé de tes recherches. Pourquoi ? Parce qu'elle est obligée de tout me dire. C'est moi qui l'ai exigé. Ne lui en veux pas, elle ne fait que m'obéir." 

Elle sentit, au ton que prit Laurent, des papillons au creux de son ventre. Mais que se passe-t-il à la fin. Elle était perdue, ne comprenait pas.

"Tu sais Marylou, chercher et trouver un dominant peut s'avérer dangereux si comme toi on n'y connait rien. Mais je vais t'apprendre quelque chose que peu de nos amis savent. Marylou, en plus d'être le mari de ta meilleure amie, je suis son Maître, depuis que nous nous connaissons."

Puis il se tut, la laissant digérer ce qu'elle venait d'entendre. Elle regarda Virginie, étrangement silencieuse, tête baissée, et qui, comme si elle avait fait ce mouvement des milliers de fois, se laissa glisser du canapé au tapis, se glissa entre les jambes de Laurent et appuya sa tête sur sa cuisse. Où la main de son mari se posa comme par automatisme. Et Virginie souriait, sereine.

Cette scène intime, dont elle avait vu des tas de photos, la cloua sur place. Elle avait perdu la parole, la notion du temps, la faculté de réfléchir, raisonner, Virginie et Laurent, Laurent et Virginie, c'est quoi cette histoire ? Mais c'est pas vrai je n'y crois pas.

Elle se leva, ouvrit la bouche, ne sut que dire, reposa l'assiette avec la tartelette qu'elle avait à peine touchée, sur la table, les regarda une dernière fois, pris ses affaires et rentra chez elle. 







vendredi 7 septembre 2018

Marylou. Se confie (3)

Elle était toujours là. L'envie. Elle voyait ses livres dans sa bibliothèque, Christian et Anna, et elle voulait son Christian. Son DominantMonsieurMaître. Elle voulait connaître l'attente de la rencontre, le retrouver, dans un hôtel supposait-elle, et là c'était un feu d'artifice d'imagination, de fantasmes.

Forcément. Et parfois, elle déprimait un peu. "Je ne trouverai jamais cet homme, vraiment c'est compliqué". Cela la rongeait quelques heures, et elle retournait prendre sa dose sur Google. Et le moral remontait. 

Mais elle tournait en rond. 

Quelques temps plus tard, elle fut invitée à dîner chez son amie Virginie. Celle-ci était mariée à Laurent, qui n'était pas encore rentré du travail. Marylou connaissait Virginie depuis 3 ans, elles avaient fait connaissance au club de gym. Chacune à souffrir sur des appareils côte à côte.

Elles avaient sympathisé, s'étaient trouvé des tas de points communs, et une belle amitié s'était installée tranquillement. Laurent était gentil, elle prenait plaisir à passer du temps avec les deux.

Ce soir-là, elles attendaient donc le mari de Virginie, quand Marylou découvrit sur la table basse le tome II des 50 nuances. "tu lis ça toi ?" 

Elles partirent sur une discussion amusante, "tu es allée voir le film ?" sans tabou de la part de Virginie, avec beaucoup de gêne de la part de Marylou, qui se rendit compte que son amie la regardait d'un drôle d'air.

"Quoi ?" demanda-t-elle ?
"Cela n'a pas l'air d'aller Virginie"
"Si, si..."
"Mais dis ! Je peux tout entendre, tu le sais bien"
"C'est rien, c'est ce livre..."
"Quoi, ce livre ?"
"Non rien..."
"Ha mais dis ! T'es pénible à la fin."
"C'est juste..."

Laurent ouvrit la porte. Sauvée par le gong, se dit Marylou.

Après les embrassades, l'apéro et le repas, dans une ambiance amicale malgré les regards appuyés de Virginie ("toi, tu ne perds rien pour attendre, la menaçait-elle silencieusement"), Laurent les laissa "entre-filles". A peine la porte passée, Virginie attaqua :

"Alors ?"
"Alors, ça me fait bizarre, depuis que j'ai lu ces livres"
"Bizarre comment ?

Et elle lui raconta tout, le rouge aux joues. Virginie la laissa parler jusqu'au bout, écouta tout, sans sourire, sans paraître horrifiée, lui tenant la main. Les envies, les fantasmes, obéir, se soumettre, souffrir, adorer. Elle prononça ces mots timidement, les yeux baissés, honteuse.

Lorsqu'elle eut fini, Virginie la regarda, ouvrit la bouche, la referma, donna l'air de réfléchir, et lui dit :

"Écoute Marylou, ce que tu ressens n'est en rien honteux ou risible. Rien que le fait que ce livre existe prouve bien que c'est quelque chose qui intéresse beaucoup de monde. Il est tard, rentre chez toi, je te rappelle très vite. Arrête de t'en faire, je suis là et je vais t'aider à passer ce cap, ne t'inquiète pas."

Et c'est sur ces paroles bien mystérieuses que Marylou rentra chez elle, libérée d'avoir pu parler avec quelqu'un, quelqu'un sans jugement. Elle retourna un petit moment sur Google pour baigner dans cette ambiance, et alla se coucher, tout en se demandant ce que son amie avait bien pu vouloir dire avec son "je vais t'aider"....







mercredi 5 septembre 2018

Marylou - Fantasmes (2)

Marylou était en train de regarder la rediffusion d’Armageddon, le premier film où on voyait Bruce mourir à la fin, comme elle aimait le dire, quand elle se décida. 

Après quelques jours sans retourner se renseigner sur la Domination et la soumission, car elle voulait prendre le temps d'y réfléchir, elle prit son ordinateur portable et retapa les mots qui la faisaient frémir. Non, décidément, elle était loin d'être la seule, au vu de toutes ces pages proposées par le moteur de recherche.

Cette fois, elle surfa de site en site, de forum en forum, lu tout et son contraire, qui croire ? Tout se mélangeait. Des gens racontaient des séances dans des "donjons", d'autres des rencontres pour des fessées, mais parfois elle tombait sur LE sujet qui l'intéressait. Et là, ce qu'elle lisait lui coupait la respiration, lui cassait le ventre en deux, lui donnait des frissons et elle se sentait fondre. 


Elle comprit, plus ou moins, que personne ne se comportait de la même manière. Il y avait des règles de base, bien sur, mais ensuite chacun les modelait comme il l'entendait. Enfin, le Dominant faisait cela. 

Le Dominant. Monsieur. Maître. Des mots qui pouvaient faire peur. Elle, souriait.. Elle voulait un DominantMonsieurMaître. Si on pouvait lui expliquer la différence, ce serait bien, mais l'essentiel étant qu'il la guide vers ce que racontaient ces soumis(e)s sur les forums et les sites. 

Elles parlaient de plénitude, de lâcher-prise, que même dans la douleur leur DominantMonsieurMaître prenait soin d'elles. (mais comment ?).
Elle donnaient l'air de l'adorer. Disaient aussi que cet homme (ou femme, mais elle-même n'étant pas intéressée par une femme, elle y prêtait moins attention), leur témoignait beaucoup d'intérêt, restait en contact quasi quotidien, et même, certaines vivaient avec. Ça alors. Mais comment ils s'y sont pris ? Vivaient-il ensemble avant de se mettre à la Domination et à la soumission, ou se sont-ils mis ensemble au bout de quelques temps ? Que de questions..

Plus elle lisait, plus elle se sentait soumise, prête à obéir, marre de tout gérer, et laisser faire. Le laisser faire. Dire oui. Monsieur. Maître. Oui, Monsieur. Oui, Maître. Elle imaginait ses mains sur elle. Sa voix lui parler. Faire ce qu'on lui disait. Ne pas chercher à comprendre et faire confiance. Oui, Monsieur, oui, Maître. 

Marylou était dans ses fantasme. Elle imaginait, ne savait rien, finalement. Elle avait lu trop de choses, et se retrouvait forte de plus de renseignements, mais perdue car trop de choses nouvelles dans sa tête. 

Et là vint la grande question : "Je fais comment, moi, pour rencontrer un Dominant" ? Parce que si Marylou ne savait pas trop ce qu'elle voulait, elle savait ce qu'elle ne voulait pas. Les photos vues il y a quelques jours avec du sang ou bien dans un donjon, ce serait trop pour elle.

Elle ne savait pas comment s'y prendre. Bien sur, elle avait vu certaines petites annonces sur les sites, mais comment faire confiance ? Parfois, rien que le pseudo lui faisait peur. Elle respira un grand coup, et décida d'attendre encore un peu. Pour voir si l'envie serait toujours là dans quelques jours.








 





dimanche 2 septembre 2018

Marylou


Minuit. Fatiguée, les yeux brûlants, Marylou éteignit son ordinateur et fila sous la douche. L'eau chaude la détendit, après ces heures passées devant l'écran, mal assise sur le canapé, penchée en avant.

Et surtout, il fallait qu'elle se remette les idées en place. Elle ne savait plus que penser. Sur le moteur de recherche, elle avait tapé des mots tels que "soumission", "domination", "soumise". Tout ça parce que les livres sur les cinquante nuances l'avaient troublée.

Et deux heures avaient passé comme des minutes. Récits, sites, forums, photos, vidéos. Elle avait vu des choses qu'elle trouvait choquantes, comme des femmes attachées qui subissaient des choses terribles. L'une se faisait couper au cutter, une autre était enchainée, rien à voir avec ce qu'elle avait lu. 

Mais d'autres photos étaient moins agressives, une femme nue avec un homme qui montrait par un simple geste qu'elle était à lui. La main sur le cou, par exemple. Ou encore, une femme assise au pieds d'un homme. Rien que l'idée lui semblait belle. Ou celle-ci, qui recevait des coups de cravaches sur le dos.

Bien sur, et là elle retrouvait le livre, elle trouva aussi des photo de divers outils, fouets, martinets, paddles, des tas d'objets qui la faisaient frémir. Un vieux fantasme.

Elle imaginait les morsures sur sa peau, serait-elle capable de supporter cela ? Je suis cinglée, se disait-elle par moment, pour changer d'avis la minute d'après, parce que si elle était cinglée, elle n'était, à priori, pas la seule. Loin de là.

Couchée, elle ne trouvait pas le sommeil. Impossible d'oublier ce qu'elle avait vu, et surtout d'arrêter de s'imaginer à la place de toutes ces femmes. Ils n'avaient pas l'air de trop rigoler, ces hommes à leurs côtés. Et pourtant pas une n'avait un visage effrayé (sauf peut-être sur les photos plus dures, mais en général leur visage était souvent bâillonné, difficile de voir ce qu'elles pouvaient ressentir. Elle l'imaginait, quand même.)

Ce soir, elle avait surtout regardé des photos. Elle décida que la prochaine fois elle irait voir les sites, pour y trouver des témoignages, parce que vraiment, vraiment, elle aimerait connaître cette expérience.

Sa main descendit vers son sexe, et elle commença à se caresser, elle était très excitée et le besoin de se masturber était si fort qu'elle partit très vite. Et s'endormit, enfin.









lundi 27 août 2018

Grande décision, grands changements.


Notre relation D/s étant devenue ce qu’elle est, le lien devenu si fort, nous avons décidé, d’un commun accord, de garder pour nous, à partir de maintenant, ces moments privilégiés que nous vivons tous les deux.

Je vous remercie d’avoir suivi l’évolution d’une spankee vers la soumission. 

J’ai également appris à me lâcher dans l’écriture.

Il va me falloir un peu de temps pour trouver des petites choses à raconter. 

Au début, je me tournerai peut-être plus vers des poèmes. Je n’ai pas assez d’expérience en D/s pour raconter des fictions sur ce sujet. Pour l'instant. 

Et je ne me sens plus concernée par les histoires de spankees. (oui, désolée, les cases... XD)

Tout ce que je sais, c’est que je n’ai pas envie de fermer mon blog. Si j’ai le syndrome de la page blanche, j’aviserai à ce moment-là. On va espérer que l’inspiration revienne vite.

Merci encore, pour vos visites, vos commentaires constructifs et encourageants, jamais dans le jugement. 

Mon bébé va me manquer, tout de même.

Je continuerai régulièrement mes rondes du matin, faire un petit tour sur chaque blog ou site en lien. J’adore ça. 

A très bientôt !

Héléa






dimanche 26 août 2018

Des changements - fin

Nous arrivons à la dernière partie de cette journée. 

Cette fois, je le vois prendre le sac avec les cordes. Je pense que ce sera une fin de journée plus calme. Hahaha. Il va chercher la chaise blanche tout en bois dans ma chambre, la pose normalement sur le sol, réfléchit un peu puis la soulève, la tourne dans tous les sens, tout ça pour qu'elle soit couchée, dossier au sol. 

Je me demande comment je vais devoir m'installer là-dessus. Il la met sur le tapis pour le confort de mes genoux, qui sont posés de part et d'autre de l'assise. Mes pieds sont donc dirigés vers le haut du dossier. Je pose mon ventre sur la partie haute. Il me fait me relever pour y placer un coussin. C'est prévenant, mais sachant que mes fesses vont se trouver bien en hauteur, sans protection, je sais d'ores et déjà que ce sera une séance correction. 

Mais plus tard, pour l'instant je me fais attacher, je ne peux plus bouger. Il laisse toujours un peu de marge car je bouge beaucoup. Cela ne l'empêche pas de vérifier la circulation de mon sang régulièrement.

Et donc, cette fois, pas de foulard. Je suis bien posée, calée sur mon coussin, mais je n'en mène pas large puisque je sais très bien que les outils vont encore entrer en fonction.

Avec la cravache, il reprend comme plus tôt, des coups, des attouchements. Il ajoute ma brosse en bambou, et claque mes fesses bien de partout, et le bambou, c'est très dur et je le sens passer. Ensuite, il attrape une corde et s'amuse avec. Hé bien ça fait mal. Je pensais que comme c'est mou, ce serait de la rigolade, pas du tout. Il faut ajouter à cela que depuis le matin cette partie de mon corps n'avait pas souvent été épargnée. De plus, il profite de cette position pour me punir d'avoir désobéi lorsque j'étais sur la chaise de bureau, et qu'il m'avait dit de ne pas jouir.

Malgré le coussin, je suis mal installée. Mes genoux appuient par terre, les cordes me serrent (bien que d'après lui elles ne sont pas serrées), les coups me font mal, et je sais que je l'ai déjà dit, je suis fatiguée. Mais je ne dis rien, comme d'habitude. 

Mais, je gémis, je remue, et il s'arrête. Je me dis c'est bon, c'est terminé. Non. Vrombissement. Je n'y crois pas. Pas encore ! Mais si.  J'ai réussi je ne sais comment à dégager mes mains, je ne pouvais plus. Mon corps et mon cerveau étaient à plat.

Il est vite venu me détacher, et j'ai pu souffler un peu. Encore un verre d'eau, encore les visionnages de photos, on a rangé un peu les affaires, il m'a suivi dans la chambre.

M'a ordonné de prendre un préservatif et a commencé à se déshabiller. Et m'a offert de choisir la position. Je ne me suis pas dégonflée, je voulais un câlin, j'ai dit face à face. Cela change tout quand même. J'étais heureuse. Pas que je n'aime pas les autres fois, mais quand même. Bon, chassez le naturel, au bout d'un moment il m'a retournée comme une crêpe. Ce n'est pas grave. C'est bon aussi. Et il m'avait laissé le choix. Je sais apprécier ce qui est rare.

C'est sur cette image que se termine cette journée de folie. Douches, tri des photos, choix de ce qu'il allait mettre du Fl, et je l'ai accompagné à la gare.

J'avoue que dans la soirée je le cherchais partout chez moi lol. C'est qu'il sait prendre toute la place.Pour mon plus grand plaisir.








vendredi 24 août 2018

Des changements - 3

Puis, il se lève. Il prend ma chaise de bureau, celle sur laquelle il s'était entrainé pour m'attacher la dernière fois. Je me dis que ce sera encore le cas. Je me trompais vraiment.

Il l'installe à l'endroit qui l'arrange, me fait venir, me dit de m'assoir, de m'avancer, m'avancer encore, je me retrouve les fesses sur l'assise et l'entrejambe en dehors. Je ne comprends pas où il veut en venir. Puis, il me dit d'attraper le mini dossier avec mes mains, par derrière, je suis donc légèrement penchée en arrière. Pieds au sol, la hauteur étant au minimum.

Il me remet le foulard. Et je me pose des milliers de questions. Il me prépare quoi cette fois ? Parce qu'il faut bien avouer que pour une reprise, j'ai droit à tout. Remarquez, il me l'avait dit, qu'il était "motivé". Mais ce qui s'est passé ensuite va être dur à raconter. Vous comprendrez pourquoi en lisant. 

Il prend une corde, fait quatre tours autour de mon cou, sans serrer, mais moi je déteste sentir quoi que ce soit sur mon cou, col roulé, dernier bouton, je ne peux pas. Il le sait pourtant. Mais pourquoi me fait-il cela ? 

J'ai l'impression d'avoir un collier, je n'aime pas trop. Mais je ne dis rien. Il m'a dit après qu'il avait fait exprès, pour que je dépasse mes limites. Je trouve que c'est une phrase un peu inquiétante, je le lui dis. Je lui demande si cela veut dire qu'il va me faire faire d'autres choses plus tard Il sourit mais ne me répond pas. (ça m'énerve, ça, quand il ne me répond pas)

Je suis donc assise en position un peu acrobatique sur une chaise qui peut tourner, un foulard sur les yeux et qu'entends-je ? Le vrombissement du Wand. Je n'arrive pas à y croire. Il m'apprend qu'il a décidé que je devrais jouir sur ordre. Et plusieurs fois. Je lui dis que je n'y arriverai pas. Déterminé, n'a pas cédé, et a placé immédiatement son instrument de torture (de plaisir ?) et a appuyé sur le bouton. 

Ma tête était maintenue en arrière (il a laissé un bout de corde accroché à mon "collier"

Bien sur que je n'y arrivais pas. Franchement qui le pourrait ? Mais il est fort. Très fort. Dans le noir total, je sens qu'il enfonce ses doigts dans ma bouche, il force mes lèvres, mes dents, et m'ordonne de lécher. Jamais de ma vie on ne m'a fait une chose pareille. Je trouve ça obscène. Il continue de me demander de le lécher. Au bout d'un moment, habituée à obéir, je surmonte mon dégoût et obéis. Et chose incroyable, si au début je suis gênée, petit à petit j'y prends goût. 

(à ce moment-là je me suis demandé si j'étais une salope... Quand je lui en ai parlé il m'a dit que non, j'étais une soumise, s'il devait y avoir un salaud c'était lui..)

Je sentais que finalement tout ceci commençait à me faire de l'effet, et c'est là qu'il a retiré ses doigts et a serré mon cou avec sa main, son pouce et son index bien écartés (sans étouffement, juste appuyés). Alors, ça non plus je ne connaissais pas, mais ça m'a rendue folle. Je me suis mise à sourire malgré moi. J'étais surprise de sentir que cela montait très fort. J'ai réussi à attendre son autorisation pour laisser venir mon plaisir.
  Un autre est venu très vite, je lui demande et là il répond non tu attends. Je n'y arrive pas. Première fois depuis que je le connais qu'il hausse le ton. Mais je n'ai pas pu lui obéir. Tant pis, je serai punie. Il me semblait un peu en colère quand même. Ou ce n'est que mon impression. Mais je n'ai pas pu obéir. Il décide de fixer le wand à ma jambe avec une corde, car il est trop bas pour le tenir (je pense aussi que c'est un peu pour me punir). Bien sur ça glisse et là il m'oblige à le tenir moi-même (le truc doit peser 50 kg lol) et j'ai beau essayer, je suis si fatiguée je n'y arrive pas. Je le supplie, il me dit de continuer. Je continue. Épuisée. Mais je n'ose pas arrêter, j'ai désobéi. Je ne sais pas ce qu'il fera si je ne continue pas...

Il a enfin arrêté là cette séance si particulière. J'étais vraiment désorientée, par tout, ce qu'il m'a fait faire, ce qu'il m'a fait, ces sensations nouvelles. Je me suis dit que quand même, il a été patient avec moi, je n'aurais jamais imaginé il y a encore 2 mois qu'il pouvait me faire (et me faire faire) des choses pareilles. 

Je pensais l'avoir déçu, en n'obéissant pas, le lui demandais et il m'a répondu qu'au contraire, ce n'est pas le cas. Que même quand à la fin j'étais fatiguée, que j'en avais assez, je continuais d'essayer parce qu'il me le demandait. 

Il m'a retiré le foulard, et on a fait un pause relativement longue car vraiment, j'avais besoin de récupérer. On en a profité pour régler des bricoles sur le discord, et voir les nouvelles photos qu'il avait prises. 

Dernier épisode à suivre...











jeudi 23 août 2018

Des changements - 2

Après un moment de repos, Monsieur m'a demandé de prendre la position de la table. C'était la première fois. J'étais à quatre pattes par terre, et il m'a imposé une nouvelle fois le wand, avec une série de claques sur les fesses. Mais avant il m'avait mis le plug rose. Gel froid, et poussée. Encore des sensations. Je n'avais plus le foulard mais lui tournais le dos. Le bruit significatif de la ceinture qu'il retirait et les mouvements que je ressentais, tissus qui bougent, m'ont fait comprendre ce qui allait se passer maintenant.

Je me sens attrapée fermement par les hanches, tirée en arrière, et Monsieur prend ce qui est là sous ses yeux. Je m'accroche comme je peux vu ma position et c'est une explosion de sensations. Quelques claques par ci, par là, et ses mouvements ne laissent aucun doute dans mon esprit, c'est réellement une autre sorte de domination. Sa main sur ma nuque, ou qui appuie sur ma cambrure, m'impose ses désirs. On est loin de l'amour vanille... Sentiment d'appartenance totale.

On arrive à la pause repas, qui nous permet de reprendre, provisoirement, nos esprits. C'est le seul moment où je suis autorisée à passer un vêtement. Je suis bien, mais il reste l'après-midi, et je me demande comment cela va se passer. Il ne me donne aucun indice, et qui peut lire dans les pensées des autres ? Je le sers, c'est une toute autre ambiance, et pourtant, je reste à ma place, ce n'est qu'un entracte. Il est attentif, me demande si tout va bien, et plusieurs fois dans la journée il me demandera si je me souviens du safe-word. 

La pause terminée, le foulard repositionné, je reste debout en position d'attente, bras dans le dos. Il me met les pinces à seins. Et durant quelques minutes, c'est la valse du martinet. Je ne vois rien venir, je ne sais pas où il va tomber. Il est passé partout. C'est un simple martinet qu'on achète en jardinerie. Mais il est sacrément efficace. Ou il est bien manié. J'ai l'impression que mon corps en entier n'est que pincements. Où est le temps où je jurais mes grands dieux que jamais, jamais, on ne me toucherait ailleurs que sur les fesses ? Mes jambes bien écartées lui permettent de claquer aussi sur mon sexe, je recule, je me tortille mais je reprends de moi-même la position.

Je transpire sous mon foulard, entre la chaleur de la région et ce que je subis. Il s'en rend compte et le remonte.

Il retire mes pinces et les met sur mes lèvres. Les sentir pendre entre mes jambes, se toucher, me parait bizarre. Petit moment immobile et silencieux, terrible lorsqu'on ne voit rien. Je sens qu'on me touche. Je reconnais la languette de la cravache. Je pense que c'est son outil préféré, car il a un double emploi. Corriger, et caresser. Et c'est exactement ce qu'il fait. Sentir la languette en cuir sur mon clitoris juste après avoir pris des coups sur les seins est très perturbant. La seconde avant j'ai mal, la seconde après c'est doux. Ou pas, il peut aussi taper ici. Et je pense aux pinces, je m'inquiète. Mais non, tout va bien.

Et je découvre que non seulement je subis tout cela, mais que je l'accepte, et même, que j'aime ça. Quand il me dit "tu es une masochiste", il a vraiment raison. Un coup qui dévie, forte douleur mais il me met immédiatement de l'arnica. C'est la première fois qu'il fait ça en pleine séance de correction. Et la marque s'est vite volatilisée, il ne reste qu'un minuscule trait. Il y a mis tout son cœur, il massait bien comme il faut.

Foulard qu'on retire, mal aux yeux avec la luminosité soudaine, et pause. "Bois, ma soumise". Il m'a fait assoir par terre devant lui, sur mon tapis. Et je regardais ses mains. Sans m'en rendre compte, je les ai prises et les ai embrassées. Je m'en suis sentie gênée et c'est là qu'il me dit que c'est bien. Je n'ai pas fini d'apprendre.

Une pince à sein tombe. Il avait pris des pinces soft pour mes premières fois. Et là il me prévient qu'il va passer à la catégorie au dessus. Bon.

On se fait une pause. On regarde les photos qu'il a prises, je découvre avec stupeur (horreur ?) qu'il m'a filmée lorsque j'ai eu du plaisir debout. Je pense que Monsieur va la visionner souvent celle-là. Je dois l'oublier absolument. Lui était content et souriant. Évidemment.

Puis, il se lève. 

A suivre...