vendredi 20 juillet 2018

Ces habitudes que j'ai prises toute seule


Nous avons un protocole. Donc des règles, que j’ai déjà détaillées. Et que je suis, du mieux que je peux, avec parfois quelques écarts. Punis, les écarts. Toujours.

Mais je réalise que je me suis, petit à petit, imposé des habitudes, vis-à-vis de Monsieur. 

Bien sur, il ne m'a rien demandé pour tout cela. C'est en apprenant à connaître ses désirs, ses inquiétudes, et ce qui le contrarie, le connaître lui, bien sur, aussi, que cela m'est venu, afin de le rassurer sur certains points, le satisfaire sur d'autres, et éviter les contrariétés.

Si je lui dis ce que j’ai pensé à faire, il ne relève pas, en général. Parfois j’aimerais bien un petit « merci ma soumise c’est trop gentil ». Mais non, et j’ai su pourquoi.

Je lui ai demandé, au début, pourquoi il ne me disait pas qu’il était content de ce que je faisais pour lui, c’est là qu’il m’a expliqué que c’était normal, puisque je me devais de veiller à son bien-être. 

Il est vrai que je n’y connaissais rien, il m’apprenait. Donc, je ne dois attendre aucun remerciement, tout ce que je pourrais faire pour lui est normal. C’est un dû. 

La première chose que j’ai faite, très vite, fut de régler mon réveil sur ses horaires. De façon à être disponible lorsqu’il me dit bonjour le matin. Il s’est passé une fois où je dormais, ne lui ai pas répondu alors que je le faisais tout le temps, et cela ne s’est pas bien passé. Donc, j’ai mis le réveil. Ne plus entendre cette voix froide et fâchée. Ce que je peux la craindre... Il ne s'énerve pas. Mais c'est pire je crois.

J’attends toujours, s’il doit m’appeler, qu’il l’ait fait avant de faire des choses qui m’empêcheraient de lui répondre. C'est parfois long. Alors tout de même je lui demande s'il a une idée de l'heure, ou s'il y a un changement.

Je le préviens sur skype de tous mes déplacements, comme cela je sais qu’il ne s’inquiètera pas.

Et beaucoup d'autres petites choses.

Par exemple, maintenant, j'ai toujours les cheveux attachés. Monsieur aime voir mon cou, et où que je sois, seule ou pas, mes cheveux sont attachés. C'est ma façon d'être à lui même de loin. J'ai aussi, bien sur, le collier de cheville qui ne m'a pas quittée depuis fin mars.

Je ne m'occupais pas trop de moi, avant. Je sais qu'il aime que je prenne soin de mon corps, donc je me suis mise à manger correctement, mais aussi à bichonner ma peau, et me décider à me maquiller, me vernir les ongles. Des choses que je faisais, mais vraiment lorsqu'il le fallait. Là, je le fais même si je reste chez moi, même si je ne le vois pas.

Lui, peut me voir. Autant qu'il soit content de ce qu'il voit par la cam. Je sais que s'il me voit, jambes décroisées, cheveux attachés, il est satisfait.

La cam. Je la déplace maintenant. Avant, c'était le salon la journée, la chambre la nuit. Maintenant elle me suit partout. Toujours de mon initiative.

Aussi, il m'arrive de lui demander, au moindre doute, si j'ai le droit ou pas de faire telle ou telle chose.

J'aurais d'autres exemples, mais je pense que le message est passé. J'en suis arrivée, de moi-même, à agir de façon à ne pas lui déplaire ou le décevoir. Mieux, à le satisfaire. Et j'en suis ravie. Et je m'évite, nous évite, bien des soucis.

J'anticipe, quoi...









mardi 17 juillet 2018

A la plage (fin)


Allongée sur ses genoux, les premières claques tombent et je ferme les yeux. Vraiment, c'est incroyable cette histoire. Mes réflexions s'arrêtent là car Aldo monte en puissance et je commence à sentir chaleur et douleur, là où ses mains frappent. Je sens qu'il a une grande habitude. Pas d'hésitations, il alterne des tapes qui couvrent toute la surface de mes globes que j'imagine se colorer, ou bien, il claque plusieurs fois au même endroit, et là, c'est bien douloureux. 

De temps en temps, il les caresse tendrement. Les masse. Puis, sans crier gare, il reprend la volée, intensité supérieure. Je me sens au bord des larmes.

J'essaie de me glisser vers le sol, il a vite fait de me remonter vers lui, me coincer les jambes entre les siennes, et je ne peux plus bouger. Oui, il a de l'expérience...

Il reprend, fesse droite, fesse gauche, haut des cuisses, tout en appuyant sur ma nuque. J'adore ça, moi.. Je me tortille et commence à gémir. De temps en temps, il glisse un doigt en moi, pousse un soupir et me dit que c'est inadmissible. Il est marrant, tiens. Le contexte, la fessée inattendue, comment ne pas être trempée ? Je vous le demande...

Au bout de quelques minutes, ça ne loupe pas, il m'envoie au coin. Mains sur la tête, jambes écartées, interdiction de me frotter là où ça chauffe tant. C'est plus fort que moi, limite instinctif, mes paumes se posent sur mes fesses et frottent doucement. Je l'entends se plaindre de ne pas avoir apporté ses instruments, histoire de m'empêcher de désobéir. Je pense à tous ce qui est caché dans mon armoire, mais je me tais.

Mais les messieurs ont souvent un accessoire toujours disponible, et il me cingle avec sa ceinture, le premier coup sur ma main droite me fait reprendre la position immédiatement. Il continue toutefois sur mes fesses et le haut de mes cuisses, mais pas trop longtemps.

Je l'entends qui se sert un café à la Senséo, et moi je suis debout à attendre son bon vouloir. Je m'inquiète des traces qui pourraient rester sur les cuisses, ce qui pourrait être gênant à la plage.

Au bout d'un bon quart d'heure, il me dit de me mettre face à lui, debout. Lui, déguste son café. Il lève la tête, me regarde, sourit, et me dit que décidément, il est de plus en plus heureux de m'avoir rencontrée.

Il espère que le message est clair, qu'il sera là pour moi, mais qu'il ne tolèrerait aucun écart de ma part, quel qu'il soit. Qu'il savait bien que je n'avais rien fait pour mériter cette fessée, mais qu'il avait besoin de savoir si ce genre de relation pouvait me convenir.

Je restais silencieuse, je le voyais différemment, et au fond de moi j'étais ravie. Cet été allait être agréable sous tout point de vue, et qui sait ce que l'avenir nous apporterait.

"Va mettre le maillot, on retourne à la plage, que tout le monde voie tes jolies rougeurs. Allez file !"

Je filai...


FIN (SI !)





samedi 14 juillet 2018

J'aime





Quand vous me regardez, et que vous calculez,
Quoi faire de vos cordes,mon corps livré à vous,
Et que vous m'attrapez, me tordez, me pliez,
J'aime ce que vous faites avec moi je l'avoue.

Quand vous me surprenez, quelle que soit la façon,
Que vous me démontrez que vous me dominez,
Quand vous me faites mal, et souvent sans raison,
Quand vous prenez mon corps, sans rien me demander.


Quand vous me protégez, des autres et puis de moi,
Savoir qu'avec la cam chez moi vous pénétrez,
Que vous soyez présent, même sans être là,
Entendre votre voix lorsque vous m'appelez.

Rester au lit tranquille, attendre patiemment,
Ce "Bonjour ma soumise" que j'ai chaque matin,
Et même si parfois, ce n'est qu'un court instant,
Savoir que d'ici peu, je verrai votre main.









mercredi 11 juillet 2018

A la plage (6)

Je me réveille, seule dans mon lit, mais j'entends du bruit dans la cuisine. Je prends le temps de me réveiller, je m'étire, mets le nez sur son coussin pour retrouver son odeur.

Je le rejoins, et il n'a encore pas fait les choses à moitié. Un petit déjeuner de rêve m'attend. Il me prend dans ses bras, me dit combien il est heureux, m'embrasse et je me souviens de la frustration de cette nuit, lorsqu'on s'est rendus compte que nous n'avions pas de préservatifs. Il a fallu rester sages.

Comme s'il lisait dans mes pensées, il me dit qu'il ne fallait pas oublier d'aller à la pharmacie. Je me sens devenir rouge tomate. 

Après ce somptueux repas, nous nous préparons pour aller nous baigner. J'aime la plage, le matin. Les services de la mairie ont aplati le sable, il y a moins de monde, c'est plus calme.

Je vais à la plage. Comme d'habitude. Sauf que cette fois, je ne suis pas seule. Je ne porte aucun sac, je me dis que je rêve, que ça ne peut pas m'arriver à moi. Mais si. Mon Dieu, il m'embrasse dans le cou, sur l'esplanade, devant tout le monde. Me revoilà toute rouge. Mais ravie, je l'avoue.

Nous (nous !) installons nos affaires, cette fois je me moque de l'étape déshabillage, j'ai un protecteur à côté de moi. La Belle Bleue nous attend, on s'y plonge avec délices, (crawl, brassouille, mais je m'en fiche maintenant) il est tout contre moi, me colle et ses bras m'encerclent, j'ai peur de couler mais il est fort et me maintient hors de l'eau. Bisous salés, je me sens gênée devant les gens, mais je n'ai pas le choix. Je me laisse aller.

Nous retournons faire bronzette et il prend le spray de protection solaire et sa main s'attarde par endroits. Je commence à me sentir légèrement excitée. Apparemment lui aussi, car il me suggère de remballer tout avant que la pharmacie ne ferme.

Nous arrivons chez moi, il m'entraine sous la douche. Il fait bien mousser la fleur de douche qui devient blanche, et sent bon la vanille. Délicatement, il me la passe de partout, depuis le cou jusqu'aux pieds. Puis il revient vers mes fesses et les caresse sous l'eau qui rince nos corps. Il me demande alors, si je suis une fille bien sage. Si je n'ai rien à me reprocher. 

Je suis tellement estomaquée que j'en reste sans voix. Il donne de petites tapes et répète ses questions. Je me sens devenir trempée, malgré l'eau qui glisse sur moi. Je me dis que ce n'est pas possible. Ce serait un spanker ? Le type qui m'a draguée, qui a dormi avec moi, qui va faire l'amour avec moi, est un spanker ? Pour un peu je me croirais un 25 décembre... 

Pour être bien sure de ce que je comprends, je baisse la tête avec un air mi-coupable mi-mutin. Ça ne loupe pas, il me soulève le menton et me dit de le regarder dans les yeux. Ce que je fais. Et il répète une troisième fois sa question. Je bafouille un "Je ne sais pas", et le voici en train de m'essuyer, de s'essuyer, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je me retrouve debout devant lui, assis sur le canapé.

Il glisse sa main au creux de moi, me regarde, me demande si je n'ai pas un peu honte, d'être mouillée comme cela. Je baisse la tête. Il attrape mon bras et me bascule sur ses genoux. 

Je suis déjà nue, il caresse mes fesses, et commence à les claquer doucement...




 


dimanche 8 juillet 2018

Insomnie

Ceci est totalement hors sujet. C'est un hommage.

Léo, tu n'avais que trois ans et j'ai du prendre la décision. La vétérinaire a été très douce. Tu t'es endormi, puis tu es parti, tes souffrances enfin terminées.

En octobre, quand j'ai su que tu étais condamné (tu avais 2 ans et demi) par cette pourriture de cardiomyopathie hypertrophique, j'étais en état de choc. Puis le rythme s'est fait, les médicaments, les aliments médicalisés, plus de stress. Mais quand même ce fut rapide. 

Tout semblait aller bien. Je le savais, cela pouvait nous tomber dessus dans moins de dix ans, demain, dans six mois, dans quatre ans, toi tu continuais ta vie de chat heureux, jamais je n'aurais cru qu'en quarante-huit heures tout serait fini.

Bébé, merci pour ces trois ans et quelques d'amour.

Qui va se coucher en plein milieu du lit, bien étalé, me forçant à me faufiler sur ta droite ou sur ta gauche si je voulais y aller aussi ?

Qui va m'engueuler si je rentre au bout de trop longtemps d'absence à tes yeux ? (Une heure, c'était de l'abus, déjà)

Qui va capter mon regard, ne plus le lâcher, et là, on se disait tout sans rien dire. Et avec un brrrrout tu te précipitais vers moi.







Qui va surveiller ma sortie de la douche et se mettre à miauler jusqu'à ce qu'enfin je me décide à prendre ta brosse pour la passer sur tout ton petit corps ?

Qui va décider qu'il est temps que je me réveille, et va venir me lécher les paupières, la bouche. Poser sa petite patte sur mon nez. Intraitable. 

Qui, avec cette même patte, va me tapoter la main quand je mange, pour me dire que tu goûterais bien ce truc dans mon assiette.

Plus personne.

Mais au moins tu ne souffres plus. 

Au revoir mon Léo. 

01.03.2015-07.07.2018






Merci à Sia et à Monsieur de leur soutien.

samedi 7 juillet 2018

Où j'apprends vraiment à me soumettre (2)



Après cette matinée riche en changements, il m'a laissée passer une petite robe et nous avons grignoté tranquillement. Nous avons très peu mangé, en fait. 

L'ambiance était zen, de toutes façons nous nous entendons bien tous les deux. Les rôles sont bien posés, mais nous discutons toujours sur un pied d'égalité. Je reste à ma place, bien sur, mais je peux dire ce que je veux, sans censure (dans les limites du respect, évidemment).


 
Il me dit qu'il aimerait s'entrainer avec les cordes dans l'après-midi. 

Ce n'est pas très confortable, en fait. J'étais assise sur ma chaise de bureau minimaliste et patientais pendant qu'il regardait des tutos et me tournait autour. Mais cela ne me gênait pas. Au contraire, savoir qu'il s'entraine sur moi me fait plaisir. Par contre l'assise est très ferme, et mes pauvres fesses souffraient avec ce qu'elles avaient reçu le matin.

Quand je pense à la première fois où il m'a attachée (et vraiment ce n'était rien du tout), et où j'ai fait une attaque de panique, cette fois si terrible où je n'ai pas réussi à prononcer le safe-word, et là, je lui confiais mes bras, mes poignets, toute molle sans réfléchir. Aucune peur, aucune crainte. Je bavardais, même... 

Le seul souci, ce sont les marques que peuvent laisser les cordes, mais j'ai trouvé l'astuce pour les cacher. Des bracelets très larges. Ou plusieurs petits, élastiques avec des perles. On fait comme on peut. C'est l'été, il faut s'adapter.

Donc, pendant un bon moment, j'avais mon Monsieur qui réfléchissait, m'enroulait des cordes dans tous les sens, tournait autour de moi, ou me faisait tourner sur la chaise, puis me disait que là ce n'était pas joli, défaisait son travail pour recommencer.

Devinez, il en a noué une à nouveau sur mes cheveux. Il a l'air de bien aimer attraper cette corde et tirer en arrière. Juchée sur le tabouret qui tourne, j'essayais de garder mon équilibre. Et je souriais de le voir si content. 

Lorsqu'il m'a montré la photo de mon dos, et que j'ai vu tout ce qu'il avait fait, j'étais étonnée. Et j'ai trouvé ça joli. Si j'ai bien compris il n'a pas assez de cordes. Je pense qu'il va aller trainer du côté du magasin de bricolage.

Il a repris son inspection, à savoir ses nœuds, et surveiller que le fait que je bouge tout le temps, n'ait pas trop déplacé les cordes et coupé la circulation. Puis il en a pris un bout et a commencé à l'enrouler autour de mon cou. Sans serrer du tout. Mais je suis quelqu'un qui ne supporte pas les chemisiers boutonnés jusqu'en haut, les cols roulés, etc. Donc je me suis crispée. Je lui ai expliqué. Il a retiré la corde aussitôt.

J'étais une nouvelle fois incapable de bouger (les jambes étaient libres, mais elles m'étaient bien utiles pour me caler). Descendre d'un siège haut, les bras dans le dos, en sentant que la corde dans mes cheveux ne pendait pas librement, ne donne pas trop envie de tenter le coup. Je le vis s'approcher avec ses outils et il me donna des coups de cravache et de martinet (hé oui, il est mordu je crois bien).




Je sens que cette chaise va servir souvent...

La séance d'entrainement étant terminée, il me fit descendre et m'emmena dans ma chambre. Je me suis retrouvée sur le lit dans une position improbable, sur le ventre, genoux remontés, bras attachés dans le dos, et forcément, ma tête posée à même le matelas. Finalement assise sur la chaise n'était pas si inconfortable.

Je l'entendis se déshabiller. Il s'approcha de moi, me pénétra, prit les cordes dans mon dos à pleines mains, et ce fut encore un moment intense. Là non plus, pour la troisième fois de cette journée, et encore d'une manière différente, je ne pouvais rien faire. Mais je ne me posais plus de questions, j'étais dans le ressenti total de ce qu'il me faisait. Oui, très intense.

Puis, il s'allongea près de moi, me prit dans ses bras, et me dit combien il était fier de moi, sa soumise, et il commença le long détachage. A ce moment, je pourrais paniquer. Mais j'arrive à prendre sur moi. et il me parle tout le temps. C'est rassurant. 

Il est vrai que le chanvre fait mal, quand ça frotte. Et n'étant pas une calme, je remue. Une fois détachée, lorsque mes membres ont repris leurs places, la douleur fut assez forte (non, pas intense, n'exagérons rien). Et quand j'ai vu les marques laissées par les tours, j'étais persuadée que le lendemain je devrais porter les bracelets. Mais non. Comme quoi.

Il restait une heure et demie avant son train. On s'est mis chacun sur son ordi, je lui ai piqué des photos (Monsieur mitraille tout le temps), on discutait, on rigolait, c'était bien sympa. Oui, il va y avoir les vacances, mais moi je relirai ces deux pages, je n'en reviens toujours pas ce tout ce qu'il m'a fait, et que j'ai accepté. Il m'a dit que j'avais évolué très vite. Que j'étais une soumise. J'ai répondu : "votre soumise". Il n'a rien dit mais à souri.

J'écris ce texte à presque J+2. J'ai mal partout. Un peu aux fesses encore, mais surtout en haut des bras, là où j'étais appuyée sur le dossier de la chaise le matin, et j'ai des courbatures au dos, et à la nuque. Mon corps aussi va penser à lui.

Monsieur, je sais que vos vacances n'ont pas encore commencé, mais rentrez vite ! 



















mercredi 4 juillet 2018

Où j'apprends vraiment à me soumettre (1)

Appel de Monsieur, à 18H30 : "Bonsoir ma soumise, je viens demain matin". Grosse panique à bord. C'est vrai qu'il devait venir, s'il arrivait à se libérer. N'ayant aucune nouvelle à ce sujet de la journée, j'ai pensé que c'était raté, et que la coupure des vacances commençait avec de l'avance.

Bien sur, il a fallu ranger vite fait, réfléchir au repas du midi, la course. Mais j'étais tellement heureuse qu'il ait préféré devoir travailler plus les derniers jours plutôt que ne pas me voir. Il voulait me voir. 

J'arrive à la gare, il monte dans la voiture. Cela ne faisait que deux semaines que nous ne nous étions pas vus, mais c'est toujours le même merveilleux moment pour moi. Monsieur est avec moi.

Une fois chez moi, il découvre, en réel, ce qu'il voit toujours via la cam. Ce n'était donc pas vraiment l'inconnu pour lui. De toutes façons, il est toujours à l'aise. Je lui offre un café et il me fait prendre la position d'acceptation. C'était parti pour un moment intense de soumission pour moi.

Intense, parce qu'il m'a fessée comme il ne l'avait jamais fait, j'ai encore très mal plusieurs heures après. Il ne m'avait pas habituée à cela. D'habitude c'est plutôt cool. Dès l'après-midi il a vu des bleus apparaître sur une de mes fesses. Bien sur juste en dessous du maillot, alors soit je me prive de plage, soit j’exhibe, menton levé et fier, les signes du passage de Monsieur. Je n'ai pas encore décidé.

Intense, parce qu'il est monté en puissance avec ses cordes. Il a noué mes cheveux en laissant les bouts de corde pendre. Il m'a fait assoir à califourchon sur une chaise, a attaché mes pieds et mes mains, a voulu que je recule mes fesses pour qu'elles ne soient plus sur l'assise, et a recommencé à les rougir, avec la main et la cravache. Il prend goût aux fessées, alors qu'avant de me connaître ce n'était pas son truc du tout.

Intense, parce qu'ensuite, il a attrapé la corde qui pendait de mes cheveux et a tiré vers l'arrière, j'étais donc attachée à la chaise, les fesses en feu, je ne pouvais bouger ni le corps ni la tête. Et là, il relâche un peu ma tête et il me dit : "tu vois, il peut aussi arriver ceci ma soumise" : et il déboutonne son pantalon et prend ma bouche sans prévenir. 

C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que je franchissais une étape.Je ne sais s'il a choisi ce jour parce qu'il me sentait prête, ou parce qu'on ne se verrait pas pendant quelques semaines. Mais je vivais quelque chose d'impressionnant, parce que si je lui avais déjà fait des fellations, jamais je ne m'étais sentie aussi impuissante, à sa merci, coincée sur ma chaise, la tête tirée par sa main en arrière, et là c'était lui qui me prenait. Il a glissé une pièce dans ma main avec la consigne de la faire tomber si cela n'allait pas. Je n'ai pas lâché la pièce. J'ai fait tout ce qu'il m'a demandé. Tout.

Puis, il m'a remerciée et m'a dit qu'il était fier de moi. Il m'a détachée et m'a prise dans ses bras. Il a voulu me récompenser et m'a donné du plaisir avec le wand que nous avions choisi tous les deux...

C'est la première fois que je réalise vraiment dans quoi je me suis engagée. Il est mon Dominant, et entend passer à la vitesse supérieure.

A suivre...








 

dimanche 1 juillet 2018

A la plage - 5

J'ouvre les yeux et au bout de deux secondes la réalité se met en place. La moitié de mon lit est occupée par quelqu'un d'autre. Et tout revient. Une profonde respiration et je referme mes yeux, le temps de bien me souvenir de tout...

J'ai mis ma petite robe gris chiné, courte, avec des ouvertures dans le dos et des perles au niveau des épaules. Mes Tropéziennes roses et blanches, et ai pensé à ma veste en jean's, au cas-où j'ai un peu frais. Le sac minimaliste qu'on porte en bandoulière, et je me dirige vers le restaurant où nous avions rendez-vous.

Il est déjà là, à m'attendre. Se lève dès qu'il m'aperçoit et vient à ma rencontre. Bises et on va s'assoir. C'est bizarre. Je manque d'habitude et je ne sais pas trop quoi dire ni quoi faire. Mais c'est sans compter sur Aldo qui lui, à priori, sait.

Il me demande ce que je veux boire et appelle le serveur. L'apéritif est accompagné, comme souvent par ici, d'une assiette de tapenade maison et de croutons. Et devinez ! Oui, il me tartine mon premier toast. Ce type est incroyable. Mais il a la décence de me le donner à la main. J'apprécie.

Le repas se passe merveilleusement bien, les plats étaient parfaits, la discussion aussi, tranquille, sans lourdeur, il me dit juste qu'il est heureux de cette rencontre imprévue (imprévue, je veux bien qu'il ne me connaissait pas, mais il devait tout de même être en chasse...), bon, ça fait quand même très plaisir, et nous allons faire un tour sur le port, au marché nocturne.

C'est bien sur un piège à touristes, mais il y a de l'animation, des artistes de rue, c'est quand même sympa.

L'heure avance, et je n'ai pas du tout envie qu'on se sépare. Et j'ose le : "on peut prendre un verre ou un café chez moi si tu veux". Oui, je l'ai dit. J'en suis encore à me demander ce qui m'a pris qu'il a répondu "avec plaisir", et que nous sommes quasiment devant chez moi. 

Je réfléchis vite fait à l'état de l'appartement, me souviens que j'ai tout rangé la veille, c'est bon. Nous entrons, je lui propose de s'assoir et nous sors des boissons fraiches. 

On discute un peu, et il m'attrape le menton, se penche vers moi et m'embrasse tout doucement. On y était. Il recule son visage, me regarde pour voir comment je réagis, apparemment ce qu'il voit lui convient puisque là son second  baiser est nettement plus... profond. 

Je perds pieds, et me laisse complètement aller dans ses bras. De toutes façons ses gestes sont surs, aucune hésitation, la main qui part de la nuque pour remonter mes cheveux et m'embrasser dans le cou. Le regard au fond des yeux, il baise tout mon visage, mes yeux, le bout du nez, les oreilles. Son souffle est chaud. 

Ses caresses se dirigent ensuite vers mes épaules, et très précautionneusement il attrape un de mes seins.

Je commence à avoir chaud. Je vais lui dire que je suis fatiguée, et que ce serait plus raisonnable d'arrêter là pour ce soir.

Au moment où j'essaie de m'éloigner de ce corps que j'ai vu en maillot, je me sens soulevée et emportée comme plume et il m'emmène dans ma chambre. 

Voyons. Ce n'était pas prévu du tout du tout ça. Mais y avait-il quelque chose de prévu, depuis ma reprise de la plage cet été ? 

Je me rendors.

jeudi 28 juin 2018

Vacances - Appréhensions

Ça recommence. Les vacances d'été se profilent à l'horizon. Et qui dit vacances dit séparation.

Maintenant, je sais ce que ça donne, plusieurs semaines sans Monsieur. Trac.

Alors oui, comme je le dis toujours, je sais que la vraie vie passe en premier. Je sais que je passe après. Mais j'ai beau le savoir, c'est dur quand même. 

Le point positif, c'est que je me sens en confiance, contrairement à la séparation du mois d'avril. Notre "couple" D/s fonctionne bien, nous nous faisons confiance l'un l'autre, nous nous connaissons bien maintenant, je ne vais pas me poser toutes ces questions ni m'inquiéter de la façon dont vont se passer nos retrouvailles. 

Je ne sais pas trop comment font les autres, dans ces cas-là. Une soumise avec qui je discute beaucoup, Calie, ne verra pas son Dominant pendant huit semaines. C'est sur que pour elle ce sera encore plus dur. Je ne vais pas me plaindre. 

Je vais essayer de m'occuper, plage, déjà, vu que je l'ai à portée de la main. Feu d'artifice et bal du 14 juillet, tiens, c'est cool ça. Je trouverai sans souci des occupations, cela devrait passer vite.

Je profiterai aussi de cette période pour écrire des petites folies, légères et amusantes. Pas de grandes réflexions, forcément pas non plus de récits de mon éducation, puisqu'il n'y en aura pas.

J'espère que nous réussirons à nous voir avant les vacances, ce n'est pas toujours évident de libérer une journée. Stop, pas de déprime. Il ne faut pas.

Quand même, c'est compliqué à gérer. La raison contre l'émotion. Oh, j'y arriverai. On y arrive toujours. Je suppose que pour Monsieur aussi cela doit faire bizarre. Quoique lui, il a toujours la possibilité de voir si mon bronzage s'améliore, avec la cam de surveillance lol.

Allez, haut les cœurs,  je sais que Monsieur me suivra de loin, et nous n'en aurons que plus de plaisir à nous retrouver.















samedi 23 juin 2018

A la plage - 4

Je me rendis à la plage, le lendemain, en me disant que je n'avais vraiment aucune volonté, mais bien contente quand même. Le soleil me caressait la peau, mon sac à l'épaule n'était pas trop lourd, mes pas me portaient tranquillement à ma plage favorite.

Je me demandais si Regard de braises serait déjà là. Il l'était. Bien sur. Il se leva comme je m'approchais, mes sandales à la main. C'était sympa, aller à la plage avec quelqu'un. Pas toute seule comme d'habitude.

Il me fit la bise, me demanda si j'allais bien, et vint le moment, pire que la veille, du déshabillage. Hé oui, il n'était plus à deux serviettes de moi, là. Bon, allez, air naturel numéro 23, on essaie de faire vite et zou, allongée sur le dos.

Et devinez, ça n'a pas loupé ! "Veux-tu que je te mette ta crème ?" Non mais sérieux. Ca existe encore ça ? Et devinez, ce que j'ai répondu. Voilà, bravo.

Donc, assise, je me tartinais les jambes et le ventre, et je sentis sa main (sa main, caleuse, grande, puissante) me masser attentivement épaules, dos, bras. Mmmmh que c'est bon.

La conversation était un peu plus intime que la veille, il me parlait de sa vie, les grandes lignes, je faisais pareil, on parlait de nos enfants respectifs, de nos boulots. Finalement, il était peut-être entreprenant, mais également intéressant, et aussi il savait écouter.

Cette fois je me fichais de savoir si on nous regardait, si des jalouses me fusillaient du regard. Je prenais confiance en moi.

"On y va ?" Cette fois je compris et me levais, me demandant comment la baignade allait se passer. Il prit ma main, mais ne me fit pas le coup du "je te plonge dans l'eau". Il me fallu donc un peu de temps pour entrer dans l'eau, mais il m'encouragea. Et nous voici nous dirigeant vers les bouées, (crawl, brassouille).

Des petites visites aux profondeurs, les bancs de poissons qui fuyaient devant nous, puis retour vers la plage, avec le rituel de la douche. Il reprit ma main lorsque nous nous dirigeâmes vers nos serviettes. Une fois allongés, alors qu'il ne l'avait pas lâchée, je sentis ses doigts remonter vers mon poignet. Il le caressait doucement, discrètement, aussi.

Je sentis une certaine plénitude m'envahir, me laissant espérer un été différent des autres. Je me laissais aller et me détendis, lâchant prise, pour une fois.

Sa main, ses doigts, se promenèrent le long de mon bras. Mais il ne tenta pas de gestes déplacés. Au bout d'un moment, il me demanda ce que je souhaitais boire, ou une glace, et comme la veille, nous profitâmes de nos rafraichissement.

L'heure tournait, je n'aime pas passer trop de temps sous le soleil, et je le prévins que j'allais rentrer. "Resto ?" On se retrouve ce soir ?" Cela me ferait plaisir, me dit-il.

C'est donc toute guillerette que je rentrais chez moi, me demandant ce que j'allais porter tout à l'heure.


mercredi 20 juin 2018

Bien se tenir en public et autres misères

Avec Monsieur, je dois suivre des règles. Même en public. Déjà, je dois m'habiller comme il me le demande (Avec parfois un accessoire en moins... On s'habitue, effectivement. - Sauf qu'on ne sait jamais trop à l'avance.)

Il faut rester polie et respectueuse, en général, ça, c'est bon. Il est très rare que je me montre impertinente. Mais cela arrive. Vous le verrez un peu plus bas.

Une des choses très importantes, c'est où me positionner par rapport à lui lorsque nous nous promenons. Et ça, ce n'est pas acquis du tout. Parce que nous ne nous promenons pas en fait. Nous filons à l'hôtel où j'ai d'autres positions à prendre, certes, mais pas celle-ci.

Donc, je dois être à son côté, mais légèrement en retrait derrière. Pas à 10 mètres non plus, hein ? Une dizaine de centimètres. Et alors là, c'est vraiment difficile. Je bouge, je vais à sa droite, à sa gauche, devant (ça il n'aime pas). 

Ce qui est cool, c'est qu'il ne dit rien. Il attend que je me rende compte. Si ce n'est pas le cas, oui, là, il va me décaler comme il faut, mais il ne se fâche pas. Peut-être un peu d'impatience. Mais bon, je manque d'entrainement. D'autres choses sont bien acquises, j'ai pris l'habitude, par exemple, je ne croise plus les jambes, même seule chez moi.  (seule, heu, presque).

Donc ce matin, au lieu de filer au plus tôt à l'hôtel, il a décidé que nous ferions un peu les magasins, histoire de me faire réviser et aussi trouver quelques accessoires pour me faire des misères supplémentaires. Il est plein d'imagination mon Monsieur, je n'ai pas fini d'être surprise.

Nous voici au centre-ville, où à notre grande surprise les magasins où nous souhaitions aller étaient ouverts. Il existe à Marseille un magasin ancien, où l'on trouve de tout, des bonbons, de la vaisselle, du linge, des jouets anciens, et diverses choses que l'on peut détourner. Ce magasin est très grand, sur plusieurs niveaux. 

Aujourd'hui, le choix de Monsieur s'est porté sur des brosses, car il veut que je sois très propre. Il s'amusait dans le rayon, à les toucher, les frotter contre mon bras (et celle-là, tu en penses quoi ?) un sourire ravi. Et moi, à côté, à me demander laquelle il allait choisir. Il faut dire qu'il y en avait des métalliques, aussi. Heureusement, ce genre de choses ne l'intéresse pas. Il en a choisi deux, type brosses à vaisselle, l'une plus douce que l'autre. Il a failli en prendre une minuscule pour "les recoins", mais finalement ne l'a pas prise. 

Pour faire bonne mesure, il a pris une espèce de tapette en cuir, manche en bois. Avec son panier, il s'est dirigé tout content vers la caisse, et moi ma foi, je me demandais avec inquiétude ce qu'allait donner cette douche...

Petite visite également dans un sex-shop, mais le rayon bdsm était un peu ridicule. On sentait le gadget et la mauvaise qualité. Nous y avons trainé un peu mais sommes repartis sans rien. De toutes façons tout ce à quoi je pensais, c'était la douche...

Nos pas nous ont emmenés dans un restaurant italien, nous avons pu nous restaurer et nous reposer, d'après Monsieur nous avions marché plus de 2km500. 

Pendant la matinée, et au restaurant, comme c'était le but de la promenade, il a bien vérifié ma façon de me tenir, regardait sous les tables des cafés ou restaurant, pour voir si mes jambes étaient bien décroisées. Et bien entendu si lorsque nous marchions je restais à ma place. Je tiens à préciser que rester à ma place, je veux bien, mais que si Monsieur change de rythme d'un coup, et que je me retrouve devant, hein, c'est pas ma faute. 

C'est donc relativement tard que nous nous dirigeâmes vers notre antre. Mais comme juste à côté il y a un magasin spécialisé dans nos petits délires, ce que nous avons découvert très récemment, nous y sommes allés aussi. C'était bof, je regrette qu'il n'y ait pas une annexe de Démonia ici.

Je me suis permis, je ne sais même pas pourquoi, d'être relativement insolente un soir sur le tchat envers Monsieur, et forcément devant témoins. Moi qui normalement reste tranquille, j'ai tapé ma phrase et l'ai envoyée sans réfléchir. J'ai dit que je verrais bien Monsieur danser sur le pont d'Avignon avec les autres mousquetaires. Pourquoi ? Parce qu'à chaque fois qu'il part du tchat, il dit : "je vais continuer ma ronde". Et j'avais toujours cette image en tête, Monsieur faisant la ronde avec Aramis et cie. 

J'ai envoyé. J'ai regretté immédiatement. Évidemment c'est une fille qui a relevé en premier : "tu as le droit de dire des choses comme ça toi ?" (grrr ça aurait pu passer inaperçu). Je guettais ce que Monsieur allait répondre, là je n'étais pas fière du tout. Une petite phrase : "c'est toi qui vas danser lundi". Juste ça. Six mots. Et là pas moyen qu'il oublie, c'était dans 3 jours. Il m'a dit sur skype qu'il ne pouvait laisser passer justement parce que je m'étais permis de dire ça en public...

Il a réglé ça en premier. Une honte, mais une honte ! Il m'a rappelé ce que j'avais dit, m'a dit, hé bien tu vas faire le pont, allez, sur mes genoux. Pieds et mains par terre, j'ai eu ma fessée pendant qu'il chantait "Sur le pont d'Avignon". Encore j'estime que j'ai de la chance qu'il ne me l'ait pas fait chanter. Les coups en rythme, de plus en plus fort. Bon la leçon est retenue, plus d'écart.

J'ai eu droit à tous nos outils, comme il dit, aucune partie du corps n'a été épargnée, voir la cravache s'approcher des pinces à seins est assez impressionnant, mais j'ai la chance qu'il soit vigilant et prudent.

Il y a eu aussi ces instants d'une domination différente, sensuelle, d'autant que j'étais attachée, pieds et mains liés ensemble, je ne pouvais que "subir" ce que me faisait Monsieur. J'en frémis encore. 

Et ensuite, le moment que je craignais tant est arrivé, il a attrapé ses brosses, et direction la douche. Il les a mouillées et bien savonnées, et a commencé par la plus douce, la noire. Celle-ci n'est pas trop désagréable, ça fait genre gant de crin, après, tout dépend si on appuie fort ou pas. Lui, appuyait assez fort, passait consciencieusement de partout, j'appréhendais de plus en plus la blanche. Peut-être qu'il s'arrêterait à la noire ? 





Non. J'ai eu droit à a blanche, qui elle, fait nettement plus mal. Il a été assez gentil pour ne pas toucher à mon ventre et mes seins (il faut dire que je me suis calée face au mur lol). Pour cette fois. Mais après, j'avais le reste du corps bien rouge, avec des petits points rouges. Et bien sur c'était douloureux. Le soir les marques avaient disparu, mais certaines parties de mon corps étaient douloureuses.

Je me demande bien ce qu'il va inventer pour la prochaine fois, mon Monsieur. Il y a tellement de choses qui lui font envie.... Pauvre de moi.










 


dimanche 17 juin 2018

A la plage - 3

Comment se comporter quand un homme joue avec vous dans l'eau comme si vous aviez tous les deux 15 ans ? Difficile de se laisser aller. Alors je propose d'aller jusqu'aux bouées. Coup de chance il est d'accord. 

Évidemment, j'arrive deux heures après lui (comment ça j'exagère, on est à Marseille j'ai le droit). Lui il crawle et moi je brassouille. Normal hein. Je ne suis pas très à l'aise dans l'eau. Je flotte, c'est déjà ça, mais il ne faut pas qu'on mouille mon visage, panique directe. C'est pour ça que l'océan, ce n'est pas fait pour moi. Trop de vagues.

Les bouées sont bien à 30 km de la plage, heu, 30 mètres. C'est loin quand même. J'ai l'impression que je n'y arriverai jamais. C'est sans compter Aldo qui revient vers moi, me rattrape par la la taille et m'entraine comme un fétu de paille. Je ne peux que m'accrocher à son cou (puissant, le cou, une envie de poser ma tête au creux me tente bien quelques secondes mais la bonne éducation est là on se tient bien non mais !

On arrive, il me lâche et je m'accroche aux bouées. La sensation n'est pas la même que lorsque je tenais son cou. Lui, se tient par les coudes. Tranquille.

Il entame la conversation, en me disant qu'il trouvait que les femmes étaient vraiment pudiques lorsqu'elles arrivaient à la plage, qu'on faisait tout pour se faire remarquer le moins possible. Du coup j'ai pensé à la chanson de Patrick Coutin. "Quand elles se déshabillent et font semblant d'être sages". Ce n'est pas faux ce qu'il dit Aldo.

Mais bon, si au bout de quelques jours de plage on s'habitue, les premiers jours on fait des manières. C'est normal.

Nous revenons vers nos serviettes (crawl, brassouille), nous dirigeons vers la douche histoire de se dessaler, il me tient le bouton poussoir pour que l'eau ne s'arrête pas trop vite de couler, et nous nous installons sur nos serviettes et profitons du soleil.

L'heure avance, je le préviens que je vais rentrer chez moi. Il me demande si je reviens demain. Je n'avais pas prévu du tout d'y retourner et donc je réponds : "oui, bien sur, je serai là". Pfff. 

Je m'habille (d'abord le haut puis le short), récupère mes affaires, et galant, il se lève pour me dire au revoir. Il attrape mon bras, me fait la bise et me dit combien cette après-midi a été intéressante, et qu'il a hâte d'être à demain. Cette main, sur mon bras....  Qui serre doucement, mais fermement. 

Je prends mes Birk, et quitte la plage. Sur le trajet vers chez moi, je me sens rêveuse. Et si ?...