samedi 27 janvier 2018

L'éducation à distance, ce n'est pas évident.

Vous l'aurez compris, au vu de tout ce que j'ai pu écrire, nous vivons une éducation à distance. 

C'est un travail de longue haleine, car quelles que soient nos vies, pas un jour ne passe sans nouvelles. 

J'ai la chance d'avoir beaucoup de temps disponible, donc dès que Monsieur me contacte sur Skype, je peux lui répondre immédiatement. Pratiquement tout passe par Skype, discussions, punitions, organisation du prochain rendez-vous. Les semaines sont longues, entre deux rencontres. Mais c'est compliqué de se voir car il y a toute une logistique (train, hôtel). 

Mon éducation, prise en mains par Monsieur, a beaucoup évolué depuis cette première rencontre de fin novembre. Bien que ne l'étant pas encore tout à fait, je me sens désormais plus soumise que chipie. Je n'ai plus envie de l'embêter, de le chercher. Au contraire, j'essaie de rester le plus respectueuse possible dès que nous nous parlons. 

Toutefois, j'ai régulièrement des réactions insolentes, c'est difficile de changer en si peu de temps. La différence, c'est que je le regrette immédiatement. Mais il n'empêche, la chose est faite, il faut assumer. 

Parfois aussi, je me sens trop nerveuse, car finalement, il n'y a pas de hors-jeu. J'ai envie de chercher les ennuis exprès pour combler une frustration que je ressens au fond de moi. Envie de me faire gronder, sentir la menace d'une punition, pour évacuer ce trop plein de sensations. Tant de semaines séparent nos rencontres. 

Alors, je pousse, je cherche. Je sens bien qu'il ne comprend pas ce qui me prend d'un coup. Mais c'est un réel besoin. Il reste calme, ne réagit pas de suite, mais j'insiste, en rajoute. Par moments, je dois sentir son autorité. Qu'il me rappelle nos places respectives. 

Arrive enfin cet instant où un seul mot de sa part, me fait savoir que je suis parvenue à mes fins. Menaces si je n'arrête pas (et je n'arrête surtout pas), et la sentence tombe. 

Comme c'est de l'éducation à distance, il m'appartient dans ces cas-là de me punir toute seule. Après les coups de brosses, maintenant j'ai un paillasson, et écrire des lignes, assise nue sur un paillasson, ce n'est pas très agréable. Même si ça n'apporte pas les mêmes sensations qu'une vraie fessée, mentalement, je le sens qu'il a le contrôle, et cela me fait du bien, me calme. Me rassure. 

Puis tout est consigné dans le cahier, car bien sur je devrais rendre des comptes à notre prochaine rencontre. 

Mais nous avons une autre option, dont je parlerai la prochaine fois, pour me permettre de patienter entre deux rencontres.










dimanche 21 janvier 2018

De la difficulté d'obéir

Cela parait simple, d'obéir, quand on a envie de soumission. On se dit qu'il suffit de faire ce que Monsieur dit. Il dit souvent des choses justes, et je ne devrais me poser aucune question et faire ce qu'il me dit.

Après plusieurs expériences désastreuses, je peux dire que finalement, c'est très compliqué. D'abord, je n'ai pas (plus) l'habitude de faire ce qu'on me dit de faire. Et pas que dans le jeu, dans la vraie vie aussi. Je suis une femme adulte qui s'assume, parfois je prends des mauvaises décisions, mais je m'en sors toujours, toute seule. Donc des années d'habitudes font que je n'écoute pas toujours Monsieur, alors qu'au fond de moi, je sais bien qu'il a raison. Un côté résistant que je ne maîtrise pas encore.

Avoir un Dominant, c'est un peu comme se retrouver, enfant, à devoir obéir à un parent. Et parfois, je ne suis pas d'accord, parce que justement, je suis adulte. Et j'oublie que j'ai laissé les cartes en main à Monsieur pour décider à ma place. Et si je ne suis pas d'accord avec lui, je me bute (ça, c'est gamin), et dès que la conversation s'arrête, je n'en fais qu'à ma tête. En croyant que cela passera. Parce que je suis persuadée d'avoir raison.

Sauf que. D'une part, il a plus de recul sur certaines choses, et d'autre part, s'il a dit non, c'est non, un point c'est tout. Et sur cette partie-là, il ne laisse rien passer. Il a l'expérience pour lui.

Je disais récemment que désobéir mettait Monsieur en colère. Mais je pense qu'en plus, je le déçois. Même si je me dis "mais qu'est-ce que ça peut bien lui faire que je fasse ceci ou cela ?" J'oublie juste une chose. Il est Monsieur. Et désobéir remet sa place en question. Je l'ai choisi comme Maître, je dois accepter les conséquences de ce choix qu'il ne m'a pas imposé. Surtout qu'il fait ça pour moi, me protéger, m'éviter des ennuis.

Quand j'expliquais mon "changement", je n'imaginais pas que cela serait si long à mettre en place. J'étais naïve. Comme si je pouvais passer, d'un claquement de doigts, de chipie à soumise. Je connais mes efforts, mes changements. Mais je constate que je suis loin du compte. 

Les remontrances qui suivent chaque désobéissance me mettent dans un sale état. D'abord je suis en colère, (il me dit d'arrêter de me poser en victime), je ne comprends pas, et je m'énerve. Mais il est tellement tenace, que petit à petit mes sentiments changent, je regrette, j'ai peur, aussi, qu'il soit tellement déçu qu'il ne veuille plus de moi. Et finalement, je lui obéis. J'aurais dû le faire dès le début. Lui faire confiance car là, je réalise à quel point il était dans le juste.

J'ai encore beaucoup à apprendre, je sais que Monsieur m'aidera, en ne laissant rien passer, mais s'il pouvait juste avoir un peu de patience...















20/01/18

lundi 15 janvier 2018

Il ne faut pas désobéir, cela contrarie Monsieur


Monsieur, parfois, est de mauvaise humeur. Je suppose que vous aussi, vous connaissez ces moments-là.

Déjà, en temps normal, il faut faire attention à ce que l'on dit ou écrit, rester respectueuse, polie, et gentille. (enfin on essaie)

Mais quand Monsieur est grincheux , c'est très très compliqué à gérer. En général, c'est parce que je l'ai contrarié (oui, cela m'arrive, je ne fais pas exprès, enfin parfois si, mais sans vouloir faire vraiment de mal). Et donc, je dois me comporter comme d'habitude (respectueuse, polie, et gentille), tout en faisant encore plus attention à ne pas aborder certains sujets, comme celui qui l'aurait rendu grincheux).

Je suis sous tension pendant toute la durée de l'échange. Je réfléchis à ce que j'écris, reviens en arrière, change des mots. (Si au moins j'avais fait attention AVANT de le contrarier.) Ou carrément je préfère me taire. Et surtout, je surveille s'il est en train d'écrire, là, j'attends de voir ce qu'il va me dire...

J'ajoute qu'en général, si j'ai fait une grosse F.A.U.T.E., je lui écris une lettre d'excuses, pleine de sincère contrition, où je montre que j'ai bien compris quelle erreur j'avais commise, et dans laquelle je demande pardon, et j'ajoute que je ne recommencerai plus. 

Et là, j'attends. C'est très dur. Parce que Monsieur me fait attendre. Je sais que c'est pour que sa colère retombe un peu. Mais c'est long quand même. Il le fait aussi pour me punir. Le silence est pour moi la pire des punitions. Et plus le temps passe, plus je culpabilise. Je ne sais plus rien faire d'autre qu'attendre qu'il me contacte, en regardant l'ordi de loin ou bien mon téléphone.

Malgré tout, quand enfin j'entends sonner Skype et que je vois que c'est lui, même si je suis soulagée qu'il me parle enfin, je sais déjà que l'heure à venir sera éprouvante. (la lettre d'excuses n'étant jamais suffisante à ses yeux). Il va me sermonner, me gronder, me rappeler qu'il avait été très clair et qu'il ne comprend pas pourquoi je lui ai désobéi. Ma foi, que répondre, il m'arrive de désobéir, je ne suis pas parfaite.

Je m'arme de courage, et je réponds. La peur au ventre. Je sais que je vais avoir des remontrances en règle. Aucun mot tendre ou simplement gentil, uniquement de la froideur et de la sévérité. Il est tenace, garde sa ligne, et j'aurais beau dire et beau faire, il aura le dernier mot. En même temps, il n'y a pas de fumée sans feu, donc je suis responsable. Et puis vu ma place, et la sienne, je ne peux que rester docile et l'écouter, étant déjà bien contente qu'il ne m'ignore plus.

Enfin, au bout d'un long moment, rempli de stress, de mal-être, de honte et de regrets, il me dit que le sujet est clos. (Bien sur, je ne serai pardonnée qu'après avoir été réellement punie). Et ce qui est merveilleux avec lui, c'est qu'il redevient gentil immédiatement après avoir dit cela, et n'en parle plus du tout. 

De mon côté c'est un peu plus long, le poids sur ma poitrine se décolle petit à petit, et il me faut du temps pour que je retrouve mon sourire. Et je me promets que jamais, plus jamais, je ne désobéirai...












13/01/2018

dimanche 14 janvier 2018

Le changement

C'est très étrange comme impression... Un jour, on change.
Voici un extrait d'un petit poème tout simple où je parlais de jeux qui me faisaient peur : 

Au hasard de mes lectures, Je découvrais d’autres jeux 
Qui me rendaient incrédule, Tant je les trouvais curieux. 
Comment pouvait-on vouloir, Se donner, et accepter 
De donner tout le pouvoir, A un homme, et l’écouter. 
Accepter l’obéissance, Sans hésiter, en confiance, 
Être prête à tout donner, Et tout ça, les yeux fermés. 
Je me disais, mais que c'est fou, Ces filles n’ont aucune estime 
D’elles-mêmes, sous le joug, D’un homme qui les domine. 

Ce n'était pas du tout mon état d'esprit. Pour moi, le jeu, c'était juste chercher, pousser à bout, jusqu'à recevoir une bonne correction. Je ne me taisais que parce que j'avais trop mal. La chipie ne se calmait que lorsqu'elle était vaincue.

Et un jour, sans comprendre très bien ce qui se passait, j'ai ressenti une drôle d'impression. C'était lors de mon premier rendez-vous fessée avec Lui. Il me punissait, et moi qui d'habitude me tortillais dans tous les sens pour m'échapper des genoux des messieurs, moi qui disais des insolences pendant les punitions, je me taisais et me laissais faire.

Je reconnais que j'étais perturbée. Je faisais exactement comme ces filles, et je me rendais compte que cela me plaisait. J'ai eu envie, à un moment donné (je ne le lui ai confié que plus tard), de me mettre à genoux. Spontanément. Alors, forcément, je n'ai rien dit ni fait. D'une part car comme je l'ai dit, je ne comprenais rien, mais d'autre part, parce que je ne voulais pas lui faire peur.

J'ai vécu le reste de cette punition dans un état second, et il a fallu que mon corps ne supporte plus la douleur pour que je demande grâce. En me jetant dans ses bras (encore une première)

Lorsque nous nous sommes séparés, j'ai passé quelques heures à faire le point.

Et j'ai pris une décision, tout lui confier. Au risque de le faire fuir.











13/01/2018

vendredi 12 janvier 2018

Mon cadeau de Noël



Et voilà, nous y sommes. Le départ se rapproche, 
Je sais qu'il y a le jeu, mais aussi la vraie vie, 
Et le plus important, la famille, et les proches , 
Il n'en reste pas moins, je me sens démunie. 

Pourtant moi non plus je ne serai pas seule, 
Mes enfants, ma famille seront auprès de moi, 
Pour ces instants magiques que Noël peut seul 
Apporter chaque année, dans l'amour et la joie. 

Cette année mon cadeau je l'ai eu avant l'heure, 
Par cette chance immense que fut cette rencontre 
Deux mois déjà que je vis un autre bonheur, 
Deux êtres se font face, deux âmes qui s'affrontent 

Cette guerre-là n'est pas des ces batailles 
Qui font que l'on se tue, et où tout est brisé, 
C'est une union unique, et que vaille que vaille, 
L'une apprend à se taire, et l'autre à exiger.

Le décompte des jours, qui me semble si lent, 
M'aide jour après jour, à attendre, sereine, 
Je me dis, tiens le coup, tu verras et pourtant, 
Comme une enfant je suis, cela j'en suis certaine. 

Il me faut patienter, janvier fera l'affaire, 
Et rester raisonnable, nous sommes dans un jeu,
C'est un jeu, et alors, pourquoi dois-je me taire ? 
Si tout ce que je veux, c'est être avec Monsieur...









22/12/2017