lundi 26 février 2018

Un week-end de soumission (partie 5)

Ce soir, me dit-il en rentrant, je t'invite au restaurant. Il y a une petite auberge qui me parait bien sympathique un peu plus loin, j'ai vu sur le guide Michelin qu'elle avait 3 étoiles, on devrait se régaler.

"Va prendre un bain, prend ton temps, dès que tu es sèche tu m'appelles. Ta chambre est au fond à droite. Surtout ne t'habille pas, tu te sèches, tu m'appelles et tu m'attends. C'est bien compris ?"

Complètement éberluée, perdue, bien sur je répondis oui. Qu'allait-il me faire ? Enfin, dans l'état où j'étais, un bain chaud n'était pas de refus, je ferai durer le plus longtemps possible. Je montais l'escalier et me dirigeais vers ma chambre, où il avait déposé ma valise et mon sac à main. Et où un joli bouquet m'attendait sur le petit bureau face à la fenêtre. Un lit à l'ancienne, tête et pied avec de jolies formes taillées à même le bois, une armoire avec des miroirs, le bureau et une commode. De jolis rideaux champêtres, une chambre de gîte, quoi...

Pour une seule nuit, je ne défis pas ma valise, je sortis simplement ce dont j'avais besoin. Mes affaires de toilette dans une main, et ma liseuse dans l'autre, je filai à la salle de bain, fis couler le bain avec plein de mousse, me déshabillais et me glissais dans l'eau bouillante. Sur un tabouret, je mis ma liseuse sur une serviette. Je posais la tête contre la bord de la baignoire, repensais à cette folle journée (pas encore terminée), et m'endormis.

J'ouvris les yeux d'un coup, en l'entendant m'appeler d'en bas. 

"Alors, c'est bon ? lavée séchée ? Oui, oui lui répondis-je, bientôt, cinq minutes encore". 

Vite, je sortis du bain, me séchais et retournais dans ma chambre, lui disant que j'étais prête.

Je vis bien, lorsqu'il entra dans la chambre, qu'il cachait des choses dans son dos. Ma respiration commença à se faire saccadée. 

"Viens ici, me dit-il". 

Il sortit d'une de ses mains le bandeau, et le posa sur mes yeux. Je ne voyais plus rien. Il m'emmena sur mon lit, me fit m'allonger, et je sentis les cordes. C'est rêche, une corde. Il me lia les deux poignets en semble et les attacha à la tête de lit, au milieu. Et chaque pied fut attaché à un coin du lit. Ça aussi, c'était nouveau. 

Je commençais à avoir froid, allongée nue comme ça sur le lit. Je le lui dis et il monta le chauffage à fond. Je ne voyais rien, étais attachée, je frissonnais, et bien entendu, me demandais ce qui allait se passer maintenant. Avec quoi allait-il me punir ? Un martinet, la cravache ? 

Il ressortit de la chambre, je l'entendis descendre l'escalier, une chaise qui bouge dans la cuisine, des bruits de verre. Puis plus rien. Pour ce qui me sembla une éternité. J'attendais.

J'étais presque en apnée quand je sentis ses mains se poser sur mon ventre, tout doucement et même, tendrement...










mercredi 21 février 2018

Un week-end de soumission (partie 4)

Le front collé au tronc d'arbre, et les mains l'agrippant de toutes mes forces, j'attendais mon premier coup de badine. Je sentis des frottements, j'ai supposé qu'il calculait où il devait se mettre, pour atteindre les endroits visés. Mais la peur m'interdisait de regarder. Ce fut très éprouvant. Puis, un sifflement, et une douleur aiguë, forte, qui me coupa la respiration. C'était cinglant comme un coup de ceinture, mais en plus fort. Il avait touché la fesse droite, et je sentis une autre douleur qui m'irradia longuement. Je la ressentais encore lorsque je reçus un nouveau coup, cette fois sur la fesse gauche. Je suppliais déjà. Déjà, je promettais tout ce qu'il voulait. 

Deux coups m'avaient suffit. J'en reçus 8 de plus. Je m'accrochais à l'arbre, je criais, je pleurais. Il ne se laissa jamais attendrir. Chaque coup faisait atrocement mal, sur les cuisses, sous les fesses aussi, cela me brûlait, la douleur restait.

Tu comprends, là ? Quand tu me dis des choses comme : "c'est ça, comptez dessus", ou, "oui ben c'est comme je veux", tu crois qu'une soumise dit ce genre de choses ? Et que si elle les dit, son Monsieur ne va pas réagir ? Est-ce que je ne t'avais pas prévenue ? Répond ! Je t'ai demandé de me répondre !

Alors je répondis, d'une toute petite voix, que si, il m'avait prévenue. Que oui, je comprenais, maintenant. J'aurais tout accepté pour que ça s'arrête. En plus, c'était un week-end soumission, nous étions absolument d'accord, pas de safe-word, il décidait pour tout. Il m'avait bien demandé mon accord avant, ne m'avait pas forcé la main, juste dit que si je refusais, ce n'était pas grave, mais que si j'acceptais, rien ne le ferait revenir en arrière.

En même temps, je le connaissais bien, j'avais confiance en lui, je savais pertinemment que jamais il ne me ferait trop de mal. Effectivement, là je souffrais atrocement, mais j'avais conscience que je n'avais  pas non plus reçu 50 coups. J'aurais préféré 6, après tout c'est ce qui avait été prévu après la fessée, mais ce n'est pas moi qui décidais. 

Il jeta par terre son instrument de torture, se rapprocha de moi, me caressa fesses et cuisses, cela ne me fit pas le même effet qu'après une fessée, j'avais l'impression d'être à moitié anesthésiée. 

Il était content, j'avais parait-il de beaux traits, bien alignés, des fesses jusqu'à mi-cuisses. Un peu boursoufflée, mais que ça lui plaisait beaucoup, et qu'il espérait que cette punition porterait ses fruits et me ferait réfléchir à mon comportement parfois inadmissible. Il sortit de son autre poche son tube d'arnica et prit tout son temps pour masser les zones douloureuses. Mais même là, cela me fit mal. 

Mes larmes commençaient à sécher, pendant que lui me demandait si j'avais vraiment bien compris le principe de la soumission ? Et ce qui pouvait arriver si je me comportais mal. 

Il remonta ma culotte, remis ma robe correctement, et nous rentrâmes au gîte, moi contrite, les yeux sur les chaussures, silencieuse et les fesses en feu.

Je pensais que la journée n'était pas terminée, qu'allait-il se passer ensuite ?

















Merci à Sia pour son aide, car ne connaissant pas la badine, je ne pouvais pas décrire ce que l'on peut ressentir.

mardi 20 février 2018

Un week-end de soumission (partie 3)

Encore toute étourdie de cette magistrale fessée reçue, les fesses en feu et les joues rouges de honte, Monsieur me dit de me rhabiller, car nous allions nous promener un peu. Après tout, me dit-il, nous sommes à la campagne, il faut en profiter un peu.

Je me demandais comment j'allais être capable de marcher, tellement j'avais mal. Le frottement de ma culotte à chaque pas me rappelait ce qui venait de se passer. Lui, était tranquille, souriant. Il me prit la main et vous découvrîmes les jolis chemins alentours. Des arbres, des fleurs, des insectes bourdonnants, tout était si tranquille.

Au bout d'un moment, Monsieur sortit de la poche arrière de son pantalon, une badine. Il avait pris soin, pendant que je m'habillais, de cacher la longue partie qui dépassait sous son pull. J'étais tellement surprise que j'en perdais l'usage de la parole. Pas lui.

Alors, comme tu le vois, nous ne sommes pas ici uniquement pour profiter des bienfaits du bon air. Je désire que tu connaisses la badine. De toutes façons tu la mérites, que cela te convienne ou pas. Je pense qu'après avoir senti ses effets, tu devrais te comporter comme se doit de le faire une gentille soumise. C'est à dire oublier toute envie d'insolence, de provocation, et simplement de mal me répondre.

Mon souffle retrouvé, je tentais, avec mes pauvres arguments (Monsieur je ne suis pas si insolente que ça, Monsieur s'il vous plait pitiéééé pas ça, Monsieur je vous promets que je ne recommencerai plus jamais), de lui faire changer d'avis, de me donner une autre punition. Et de plus, nous étions dehors. Là il a éclaté de rire, pas une route, pas de maison, rase campagne, quoi, on va choquer les papillons ?

Obligé de m'attraper, car là rien à faire je refusais de m'approcher de lui, il me positionna face à un gros arbre. Il remonta ma robe, la faisant tenir par l'élastique à la taille, il baissa ma culotte jusqu'aux chevilles, tout en me disant :

La badine ne se donne pas que sur les fesses. Je te corrigerai aussi sur les cuisses. Je te préviens, tu bouges, tu te défiles, en rentrant je doublerai ce que tu vas recevoir maintenant. Réfléchis bien. Repense bien à tout ce qui est écrit sur ton cahier. Dis-toi bien que chaque coup est largement justifié. Je viens de le lire à la fin du repas, ne t'inquiète pas que moi, je sais exactement pourquoi je te punis.

Et donc, c'est là, appuyée contre un arbre en pleine campagne, que j'attendis, tremblante, le premier coup de badine de ma vie... 




lundi 19 février 2018

Un week-end de soumission (partie 2)

Après ces mots terribles, il me demanda de le suivre dans la pièce principale, où je n'avais pas encore mis les pieds, puisqu'à peine arrivés de la gare, nous nous mettions à table.

La pièce était meublée simplement, un peu comme dans tous les gites, un canapé, un fauteuil, une table et ses chaises, un meuble télé, une bibliothèque avec les livres laissés par les précédents locataires.

Un regard autour de moi me fit frissonner. On aurait dit qu'il avait apporté tous ses instruments, des martinets de toutes tailles, des cravaches, des badines, des paddles, sa brosse à cheveux en bois, des cordes, et un bandeau.

Le cahier toujours en main, il me fit approcher, d'un seul signe de la tête. Il me dit de le reprendre, et de le poser sur la table. Que pour chaque insolence notée, j'irai écrire moi-même la punition que j'aurai reçue. Mes mains tremblaient un peu lorsque je le posais. C'est facile d'être insolente, quand on est loin et qu'on est cachée derrière un écran ou au téléphone.

Il retira son pull, remonta ses manches, s'assit sur le canapé et m'ordonna de venir m'allonger sur ses genoux. Sauf que je ne pouvais pas bouger, tétanisée devant la table. Le ton monta. il ne se donna même pas la peine de se lever, sa voix si autoritaire me fit avancer vers lui.

Sa main, sa belle et forte main m'attrapa par le bras, et me coucha sur ses genoux, presque tendrement. Il me caressa sur la jupe, longuement, et commença à me claquer de façon régulière, je sentais que ça chauffait mais très peu, la jupe amortissait bien les coups. La jupe, qui bien sur fut relevée, bien haut, ne laissant que ma culotte et mes Dim'up. Joliii, me dit-il, j'aime quand tu portes ça, déjà, c'est joli, et ça m'évite de devoir descendre des collants, c'est plus pratique.

La fessée reprit, nettement plus cuisante, une culotte ne protégeant rien du tout.  C'est sans doute ce qu'il se dit, parce qu'il la descendit jusqu'à mes chevilles, tant qu'à faire, autant la retirer.

Il anticipa mes réactions, et bloqua mes jambes avec l'une des siennes. Déjà, je ne pourrais pas essayer de glisser pour m'échapper. Et il me prévins que si je me permettais de mettre une main sur mes fesses pour me protéger, chaque tentative se paierait par un coup de badine, instrument que je n'avais jamais expérimenté, mais qui me terrifiait. Il retira sa jambe et m'envoya chercher le cahier et le stylo, afin qu'il y note chacune de mes tentatives.

La position reprise, il m'administra une formidable fessée, qui me laissa pantelante, les larmes aux yeux et en nage. Il prit le cahier et nota que j'avais essayé de me protéger 6 fois. Et on n'a pas fini, me précisa-t-il.






dimanche 18 février 2018

Un week-end de soumission (partie 1)

J'ai reçu une lettre, une grande enveloppe, papier kraft. Je l'ai touchée, soupesée. Très légère. J'ai senti du papier, et quelque chose d'autre, comme un bout de carton, pas bien grand.

Je sortais de chez moi avec une amie, je ne pouvais donc pas ouvrir cette  lettre, qui a passé trois heures dans ma boite aux lettres, et aussi dans un coin de ma tête. Shopping, un verre, cette après-midi qui devait être un moment sympa et agréable s'est transformée en une attente interminable.

Je savais. Quelques jours auparavant, il m'avait dit que j'aurais bientôt une surprise pour mon anniversaire. Alors cette enveloppe, avec aucun nom d'expéditeur (qui fait ça maintenant), ne pouvait que venir de lui.

Lorsque, enfin, je quittais mon amie, je me précipitais pour récupérer cette grande enveloppe, montais chez moi en courant, fermais la porte à clé et soufflais. Respire, respire.

Je retirais mes chaussures, bus un grand verre d'eau, et m'installais sur le canapé. Et j'ouvris cette lettre.

Une grande feuille A4, avec écrit dessus : je compte sur toi, ne me déçois pas. Et l'enveloppe type de la SNCF avec des billets de train.

Oh purée. On y était. Un week-end entier avec lui. Il savait que j'en rêvais. Mais c'est le genre de choses si difficile à organiser. Il l'avait fait. Je sautais de joie sur place.

Pas ce week-end, l'autre. Je regardais les billets, ils étaient bien à mon nom, première classe, parfait tout ça. Il me gâtait.

Je lui ai envoyé un SMS pour dire que j'avais tout bien reçu et l'en remerciais. De suite un coup de téléphone, tu vois ma belle, je te l'avais dit que tu aurais une surprise pour ton anniversaire. Tu recevras bientôt un mail avec mes instructions, je me permets de te rappeler que tu as ta place à tenir, on sera dans le jeu de ton arrivée à la gare jusqu'à ton départ.

Effectivement, je reçus le mail, précisant tout ce à quoi je m'attendais. Que des robes ou des jupes, des culottes enveloppantes car il adore pouvoir découvrir mes fesses tout doucement, pas de maquillage, sachant que j'allais avoir des traces noires sous les yeux. De ne pas oublier mon cahier de punitions. Et d'apporter beaucoup d'humilité. Au moins, ça ne prend pas de place dans la valise, ça.

Les jours passèrent, et enfin, je montais dans mon train pour le rejoindre. C'était une première, ce week-end, je n'avais aucune idée de ce qu'il avait programmé. Je me doutais bien qu'il y aurait pas mal de séances de punitions, mais pour le reste, le lieu, les sorties, rien. Une vraie surprise d'anniversaire.

Il était bien sur le quai, une rose à la main. Qu'il m'offrit en m'embrassant. Le petit gite qu'il avait réservé était à 10 mn à pieds de la gare, donc pas besoin de taxi, la petite marche m'a permis de me détendre et de profiter de sa conversation si agréable.

En entrant, la table était mise, un plat mijotait sur la cuisinière, il mit la rose dans un soliflore et peu de temps après, nous passâmes à table. C'était la première fois que je mangeais avec lui ailleurs qu'au restaurant. Cette intimité était assez étrange. De plus, je n'arrêtais pas de me demander s'il y avait une ou deux chambres. Mais je n'osais poser la question.

Après le café, il me demanda de lui remettre mon cahier de punitions. On y était. J'allais le chercher, et c'est les yeux baissés que je le le lui remis. Il savait pertinemment ce qu'il y avait dedans, puisque c'est lui qui me fait toujours noter mes insolences. Tranquillement, il le prit et lut avec attention, page après page. Silencieux. Son regard, parfois, quittait le cahier pour me regarder, avec un air soit déçu, soit sévère.
Je n'en menais pas large. Et cela s'éternisait.

Enfin, il le reposa et me dit : "Bien bien. J'ai du travail pour te recadrer ma belle. Heureusement, nous sommes là jusqu'à demain fin d'après-midi, j'ai tout mon temps. Mais prépare-toi, tu vas être punie comme tu le mérites, c'est à dire d'une façon que tu n'as jamais connue."






samedi 10 février 2018

Merci à tous


Ce petit blog a un mois. Ce n'est qu'un petit rien du tout. Rien comparé à certains autres, qui sont là depuis bien plus longtemps, et qui sont si intéressants. Un bébé blog, en somme.

C'est vous qui le faites vivre, par vos visites et commentaires.
J'ai été réellement surprise de cet accueil. Je n'y aurais jamais cru.

A vous tous, j'adresse un grand merci du fond du cœur.





jeudi 8 février 2018

Fainéante, et alors ?

Un truc qui l'énerve. Mais grave. Et que moi j'adore. C'est quand je passe ma journée au lit.

Je me réveille, petit déjeuner, une petite clope, les dents, et zou, retour sous la couette. Avec le chat qui lui, adore aussi.

J'emporte l'ordinateur, la liseuse, et la vie est belle. De toutes façons, en cette saison, il n'y a pas grand chose à faire. Alors lovée dans son lit, bien au chaud, que c'est chouette.

Je commence à m'occuper du blog, réfléchis à un nouveau sujet, vais voir mes forums et blogs préférés. Je commente, ou pas.

Puis hop, Skype, papotages divers. C'est sympa. Parfois je ne suis pas la seule au lit lol.

Après, Netflix, ou bien je prends ma liseuse.

Mais le meilleur, dans tout ça, c'est quand je sens venir le sommeil.

Hop, je ferme tout, je disparais complètement sous la couette, et d'un coup, j'ouvre les yeux. Deux heures. Alors là, génial. 

Pour moi, parfois, ça, c'est une journée de rêve. Notez que je ne suis pas exigeante !

Jusqu'au moment où Monsieur me demande ce que j'ai fait de ma journée. Et voilà, la question qui gâche tout. Je contourne, parle de sa journée, lui ne répond à rien, insiste : Qu'as-tu fait aujourd'hui ?. N'use pas ma patience, réponds. 

Je finis par le lui dire. Vous croyez qu'il me dirait : "Que je suis content que tu te sois reposée ma petite cigale" ? Ben non. "En pyjama toute la journée ?" Oui Monsieur. "Tu as pris une douche ?" Non Monsieur. Bref, il n'est pas content. "Tu dois sortir, prendre l'air, patati, patata".

Mais, c'est l'hiver. Et moi, j'hiberne. Vous verrez, au printemps, je passerai mes journées à la plage. Les orteils en éventail. Tiens il va falloir que je la lui sorte, celle-là lol. Fainéante, mais dehors ! Je vais lézarder, crème solaire et sable chaud.

Voilà, que celui qui n'a jamais été en mode flemme, me file ma première claque sur les fesses !








samedi 3 février 2018

Atterrissage

Ce matin, comme chaque matin, la cigale est réveillée par son petit bonjour skype. Endormie encore, cachée sous sa couette, elle se saisit du téléphone et essaie de répondre, ce qui est difficile. Pas douée avec le clavier du J5, sans ses lunettes, tête posée sur l'oreiller, dans le noir, c'est vraiment trop dur. Franchement 8h10 c'est tôt !

Sans compter ce fichu correcteur automatique qui, comme les escaliers de Poudlard, n'en fait qu'à sa tête. Cela peut donner des échanges assez intéressants. D'un côté, Monsieur bien réveillé et assis dans son bus, qui compose des phrases correctes et de l'autre une cigale qui n'a pas reçu sa caféine et qui écrit des Mmm, Bonjpoi Monskkieur. 

Mais depuis le temps, il a bien compris qu'à ce moment-là, il n'y a aucune insolence, juste un état second. Sauf bien sur que parfois il ne saisit pas la nuance entre humour et insolence. Il est délicat. On se dit bonjour, donc, on prend des nouvelles, et forcément arrive le "sois sage". Genre, je ne suis pas sage. lol. Moi. 

Bref. Monsieur va travailler, et moi, je reste encore quelques minutes au chaud, bousculée par mon chat qui en a marre. 

D'un coup, on frappe à ma porte. Je grogne, m'enfonce un peu plus sous la couette, essaie de motiver le chat pour qu'il aille ouvrir, celui-là, moins il en fait, hein...

Je me lève, dans le brouillard, dans mon pyjama pilou pilou tue l'amour mais super chaud, et demande d'une voix moitié endormie, moitié énervée : "C'est qui ?" (Ben oui, il n'est que 9h30 là faut pas pousser, les gens dorment à cette heure-ci).

Et là, j'y crois pas. "C'est Monsieur, ma cigale.". Heu. Il a un jet privé ? Ça prend combien de temps, Paris-La Ciotat en jet privé ? Hein ? Et d'abord, il a atterri sur quelle plage ?

Bon, je finis par ouvrir, et il me prend direct dans ses bras. "Alors ma petite cigale ? Que penses-tu de ma petite surprise ? J'ai dormi à l'hôtel à côté et me voici (ha ok pas de jet privé alors...)

Je me laisse porter par ses bras, et vois son regard faire le tour de mon appartement de poupée. Et le vois avec ses yeux. Aïe. Il y avait un avantage de ne jamais se voir chez moi, de ne jamais faire de cam, c'est qu'il ne connait pas mon principal défaut. Mes deux principaux défauts en fait (bon lui en trouverait surement d'autres mais...) Je suis très désordonnée. Et je procrastine dès qu'il s'agit de ranger. Il scrute tout. Le lit en chantier, la vaisselle empilée dans l'évier (heu j'ai pourtant un lave-vaisselle), les vestiges du dernier repas sur ma table basse, les fringues propres, sales, posées un peu partout, quand elles ne sont pas carrément par terre (ben oui, ça glisse, les fringues), les chaussures restées là où je les ai retirées.

Je le sens se crisper, il ne devait pas imaginer tomber sur ce capharnaüm. Mais il ne dit rien. Je prépare du café, fais semblant de manger un peu, histoire de ne pas le contrarier plus, et il m'apprend qu'ayant 2 jours devant lui, il a décidé de venir me faire un coucou.

Tout en parlant, je ramasse discrètement tout ce que je peux, autant qu'on puisse être discret, dans un mini appart. Je me sens très nerveuse.

Je lui propose qu'on aille se promener un peu, juste le temps que je prenne ma douche. Il se lève, va chercher sa sacoche, et me dit qu'il ne voyait pas la journée prendre cette tournure, mais qu'au vu de l'état de mon appartement, il va falloir qu'on ait une discussion sérieuse tous les deux. J'aime pas ça, moi, les discussions sérieuses. Je ne connais ça qu'en skype, c'est déjà pas de la tarte, alors avec lui qui prend toute la place chez moi.... 

Je ne me sens pas non plus à l'aise, dans mon pyjama, aucune carapace. Il m'entraine sur le canapé, me fait assoir à ses côtés, je fixe mes chaussons, je ne les ai jamais trouvés aussi intéressants, d'ailleurs.

Il attaque : Je voudrais comprendre une chose. Comment une personne qui ne travaille pas, peut se permettre d'avoir un appartement aussi en désordre ? Alors là j'ai une réponse toute trouvée ! Monsieur, vous savez bien qu'avec mon bénévolat je suis très occupée. A priori, c'est une mauvaise réponse, son regard semble me demander si je ne suis pas en train de me moquer de lui... Alors j'ajoute que quand je suis prévenue, forcément, c'est rangé. Je n'ai pas l'impression que cette réponse lui plaise plus que l'autre.

Voici ce qu'on va faire : Je te laisse 1 heure, maximum, pour rendre ce.. heu.. logement vivable. Et après on passera aux choses sérieuses. Je demande à prendre ma douche, il me répond qu'il sera toujours temps d'en prendre une après ce qui m'attend. 

N'ayant pas trop le choix, corbeille en main, je ramasse tout mon linge, le mets dans le panier, remplis le lave-vaisselle, range les chaussures, jette les déchets à la poubelle, et fais mon lit (je rappelle à Monsieur qu'il ne pouvait pas être fait puisque je dormais hein).

Un petit coup d'aspirateur, et hop, c'est tout beau. Je lui repropose une petite balade. Peine perdue.

Tu viens ici de suite ! Je tente mon "mais Monsieuuuur" pleurnichard, ça ne fonctionne pas. Me voici couchée en travers de ses genoux, et je vois sur la table basse que pendant que je rangeais, il a déposé tous ses instruments.  Ça va être ma fête, tiens. Il commence à me caresser par dessus mon pyjama, mais le descend de suite vu l'épaisseur. C'est bien la première fois qu'il va me fesser directement sur ma culotte. Ha mais non, il la baisse aussi, sous prétexte que je suis une vilaine fille qui ne sait pas tenir sa maison. Et c'est donc sur mes pauvres fesses nues que je reçois une fessée, qui bien qu'étant progressive, n'en est pas moins magistrale. J'essaie toujours de rester tranquille, mais là, je ne m'attendais pas à cette visite, tout est allé très vite, et je me tortille dans tous les sens.

Monsieur n'est pas habitué à cela de ma part. Il arrête un instant, le temps de réfléchir. Il me coince avec une de ses jambes, ce qui m'empêche de trop remuer, mais j'essaie de me protéger de mes mains. Je refuse d'obéir lorsqu'il m'ordonne de les retirer. Il se lève, me demande d'aller chercher la ceinture de mon peignoir, et m'attache les bras dans le dos au niveau des coudes, en faisant attention à ne pas me blesser.

C'est donc jambes coincées, bras attachés, que la fessée reprend, sans que je puisse faire quoi que ce soit pour me protéger. Et comme mon attitude lui a déplu, j'ai eu une bonne demi-heure de fessée sur ses genoux.

Il me détache, m'envoie au coin, mains sur la tête, en me demandant de bien réfléchir. Qu'il espère que je ne laisserai plus mon appartement dans cet état. Contrairement à ses habitudes, il me laisse un bon quart d'heure au coin. Je l'entends toucher ses instruments, je me demande à quelle sauce je vais être mangée. Je n'ose pas passer mes mains sur mes fesses, qui pourtant sont très douloureuses.

Il me fait revenir, me fait rester debout devant lui, m'attrape le menton pour me forcer à le regarder. Alors, vilaine cigale ? As-tu compris la leçon ? Je ne peux pas répondre à une question pareille. C'est bien la première fois qu'on me sort un truc pareil. Je me tais. 

Je le sens s'énerver. Tu me réponds, et tout de suite. Mais je ne peux pas, il me fait trop honte. Très bien, puisque tu veux jouer les fortes têtes, et connaissant ta faible résistance au paddle, tu vas voir. Donne-le moi !

C'est en tremblant que j'attrape le paddle, le lui remets et me positionne penchée sur ma table. Mes fesses encore douloureuses de la punition reçue juste avant, c'est les larmes aux yeux que je reçois 50 coups qui à chaque fois, me coupent le souffle, et me font plier les jambes. Je le supplie, il reste intraitable.

Enfin, il me repose la question : As-tu compris la leçon ? Je finis par baragouiner un petit "oui, Monsieur", qui a ses yeux n'a pas l'air si sincère que cela. Bon ça suffit maintenant, prends le dernier martinet que j'ai acheté, dépêche toi !

Oh non, pas celui-là, il fait trop mal. Je lui dis que oui, j'ai compris, plus jamais je ne laisserai ma maison dans cet état, promis juré craché. Mais quand Monsieur promet quelque chose, il s'y tient. 

Je reprends la position, mais cette fois le buste couché sur la table, mes pieds ne touchent pas le sol, et il me fouette très sévèrement en me faisant compter. Il cingle mes fesses, mes cuisses, le bas du dos aussi. Cette fois, complètement soumise, je fais tout ce qu'il me dit. Je me laisse faire, je compte, et je pleure.

Et sans qu'il ait besoin de me reposer la question, lorsqu'il eut fini, je me pelotonnais sur ses genoux, lui dis en reniflant comme une gamine que j'avais compris la leçon, et promettais de prendre soin de mon appartement. Il me serrait tout contre lui, j'étais à moitié nue, bien lovée au creux de ses bras. Il se mit à attraper mes cheveux, mèche par mèche, on aurait dit qu'il avait ses ongles mal coupés, ça faisait mal, et j'ouvris les yeux sur le regard satisfait de mon chat qui essayait désespérément de me réveiller, en griffant doucement mes mèches. 

Ha d'accord, je rêvais...










jeudi 1 février 2018

Et un jour, Monsieur se met à veiller sur vous

Une fois que vous avez trouvé votre Éducateur, Tuteur, Monsieur ou Maître, selon la façon dont vous aimez l'appeler (ou qu'il souhaite que vous l'appeliez) , votre vie change.

Des règles s'instaurent, au début vous en parlez ensemble, car il est vrai que lors de la première rencontre, cette étape de la discussion est importante. Vous parlez de vos besoins, de vos limites, et s'il les comprend, c'est un premier pas de franchi. Un homme qui dès les débuts impose ses règles sans écouter ce que vous ressentez ne peut pas vous convenir.

Une fois tout cela établi, et que la confiance s'installe, petit à petit, il vous demande d'autres choses, auxquelles vous ne pensiez pas forcément. Pourquoi ? Parce qu'il prend soin de vous.

D'accord, il y a les punitions pour diverses raisons. Cela, on le sait, et on l'accepte. Après tout, c'est ce qu'on cherche. La petite masochiste en nous a besoin de ses corrections. C'est un fait établi. Il faut l'assumer et profiter de ces moments privilégiés.

Pourquoi cela ne lui suffit-il pas ? Mais parce qu'il vous aime, parce que vous êtes sa soumise, et qu'il est psychologue, il sent bien quand on n'est pas raisonnable, hors insolences et autres bêtises. Ou tout simplement, par moments, il voit qu'on ne va pas bien.

Il arrive qu'il vous remette à votre place pour des raisons qui vous semblent exagérées. Se prendre une leçon de morale à propos d'une attitude qu'il considère comme inadmissible vis-à-vis d'autrui n'est pas facile à accepter. De quoi se mêle-t-il ? Même si vous pensez que vous pouvez faire ce que vous voulez, dans la mesure où il n'est pas concerné, lui pense le contraire. Ceci pour vous protéger. Vous éviter des ennuis. 

Un autre exemple, il estime que vous êtes trop maigre ou trop grosse. Et vous impose un équilibre alimentaire. C'est très énervant. On se dit : "C'est mon corps ; j'en fais ce que je veux". Et bien non, lui dit : "Je ne veux pas que tu augmentes ou diminue de poids". Avec la petite phrase : "C'est pour ton bien". Et c'est très difficile de l'envoyer balader, une fois que les fameuses règles ont été établies depuis un moment.

On ronge son frein, on réfléchit à comment faire pour contourner tout ça. C'est compliqué parce que mentir n'étant pas une habitude, comment faire? On voudrait le beurre, et l'argent du beurre...  sentir Monsieur pas loin, mais aussi pouvoir faire ce qu'on veut. Mais c'est incompatible.

La conclusion de tout cela, c'est qu'on arrive à un tournant, ce n'est plus une simple question de punitions, c'est une question de responsabilité. Il est responsable de nous, nous veut en bonne santé, veut qu'on se tienne bien, qu'on montre vis-à-vis des autres qu'on est bien éduquée. 

Et il faut bien admettre que c'est chouette, quand même.