dimanche 18 février 2018

Un week-end de soumission (partie 1)

J'ai reçu une lettre, une grande enveloppe, papier kraft. Je l'ai touchée, soupesée. Très légère. J'ai senti du papier, et quelque chose d'autre, comme un bout de carton, pas bien grand.

Je sortais de chez moi avec une amie, je ne pouvais donc pas ouvrir cette  lettre, qui a passé trois heures dans ma boite aux lettres, et aussi dans un coin de ma tête. Shopping, un verre, cette après-midi qui devait être un moment sympa et agréable s'est transformée en une attente interminable.

Je savais. Quelques jours auparavant, il m'avait dit que j'aurais bientôt une surprise pour mon anniversaire. Alors cette enveloppe, avec aucun nom d'expéditeur (qui fait ça maintenant), ne pouvait que venir de lui.

Lorsque, enfin, je quittais mon amie, je me précipitais pour récupérer cette grande enveloppe, montais chez moi en courant, fermais la porte à clé et soufflais. Respire, respire.

Je retirais mes chaussures, bus un grand verre d'eau, et m'installais sur le canapé. Et j'ouvris cette lettre.

Une grande feuille A4, avec écrit dessus : je compte sur toi, ne me déçois pas. Et l'enveloppe type de la SNCF avec des billets de train.

Oh purée. On y était. Un week-end entier avec lui. Il savait que j'en rêvais. Mais c'est le genre de choses si difficile à organiser. Il l'avait fait. Je sautais de joie sur place.

Pas ce week-end, l'autre. Je regardais les billets, ils étaient bien à mon nom, première classe, parfait tout ça. Il me gâtait.

Je lui ai envoyé un SMS pour dire que j'avais tout bien reçu et l'en remerciais. De suite un coup de téléphone, tu vois ma belle, je te l'avais dit que tu aurais une surprise pour ton anniversaire. Tu recevras bientôt un mail avec mes instructions, je me permets de te rappeler que tu as ta place à tenir, on sera dans le jeu de ton arrivée à la gare jusqu'à ton départ.

Effectivement, je reçus le mail, précisant tout ce à quoi je m'attendais. Que des robes ou des jupes, des culottes enveloppantes car il adore pouvoir découvrir mes fesses tout doucement, pas de maquillage, sachant que j'allais avoir des traces noires sous les yeux. De ne pas oublier mon cahier de punitions. Et d'apporter beaucoup d'humilité. Au moins, ça ne prend pas de place dans la valise, ça.

Les jours passèrent, et enfin, je montais dans mon train pour le rejoindre. C'était une première, ce week-end, je n'avais aucune idée de ce qu'il avait programmé. Je me doutais bien qu'il y aurait pas mal de séances de punitions, mais pour le reste, le lieu, les sorties, rien. Une vraie surprise d'anniversaire.

Il était bien sur le quai, une rose à la main. Qu'il m'offrit en m'embrassant. Le petit gite qu'il avait réservé était à 10 mn à pieds de la gare, donc pas besoin de taxi, la petite marche m'a permis de me détendre et de profiter de sa conversation si agréable.

En entrant, la table était mise, un plat mijotait sur la cuisinière, il mit la rose dans un soliflore et peu de temps après, nous passâmes à table. C'était la première fois que je mangeais avec lui ailleurs qu'au restaurant. Cette intimité était assez étrange. De plus, je n'arrêtais pas de me demander s'il y avait une ou deux chambres. Mais je n'osais poser la question.

Après le café, il me demanda de lui remettre mon cahier de punitions. On y était. J'allais le chercher, et c'est les yeux baissés que je le le lui remis. Il savait pertinemment ce qu'il y avait dedans, puisque c'est lui qui me fait toujours noter mes insolences. Tranquillement, il le prit et lut avec attention, page après page. Silencieux. Son regard, parfois, quittait le cahier pour me regarder, avec un air soit déçu, soit sévère.
Je n'en menais pas large. Et cela s'éternisait.

Enfin, il le reposa et me dit : "Bien bien. J'ai du travail pour te recadrer ma belle. Heureusement, nous sommes là jusqu'à demain fin d'après-midi, j'ai tout mon temps. Mais prépare-toi, tu vas être punie comme tu le mérites, c'est à dire d'une façon que tu n'as jamais connue."






4 commentaires:

  1. gloupssss hate de lire la suite ça va être du chaud patates!!

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    1. Oui je crois que la pauvre va dérouiller sévère..

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  2. "Et d'apporter beaucoup d'humilité. Au moins, ça ne prend pas de place dans la valise, ça."

    Mdr ! Pragmatisme quand tu nous tiens :p

    Bien sympa ce début de récit...;)

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