vendredi 30 mars 2018

Douce initiation.

Ce mardi, nous avions rendez-vous avec Monsieur pour cette fameuse première en D/s. Curieusement, autant les jours précédents, je sentais la pression monter, autant ce matin-là j'étais calme et sereine. Aucun stress. Et pourtant, j'allais changer de registre.

Nous nous sommes retrouvés à l'endroit habituel (si vous avez suivi vous savez où), et pris un petit repas ensemble. L'ambiance était sympathique, bien entendu j'étais dans mon rôle et essayais de ne pas poser trop de questions, car je savais que cela l'ennuyait.

Puis, direction l'hôtel, assez rapidement, car Monsieur était impatient. Moi j'aurais bien pris mon café mais il a décidé de les laisser sur la table. Impatient, quoi.

Dans la chambre, je ressentis un moment de flottement, car j'allais vers l'inconnu. 

Pour commencer, il me fit prendre la position Nadu (voir l'image de Kal au dessus), qui représente l'acceptation de la punition à venir. Pendant que je prenais cette position, j'ai eu une sorte d'inspection corporelle. Ce n'était pas désagréable.

Ensuite il m'a offert un collier de cheville, signifiant mon appartenance. Il me l'a mis lui-même, ce fut un moment assez fort. Je dois le porter dès que je suis avec lui. Mais je peux le porter aussi lorsque je suis seule, si j'ai envie de me sentir sienne.

Puis, il m'a fait mettre debout, une autre position, d'attente, pendant qu'il lisait mon cahier de punition. Mains dans le dos, pieds écartés au niveau des épaules. Il mettait des annotations, qui, je l'appris plus tard, correspondaient au niveau de punition donnée.

La fessée sur ses genoux a commencé, progressive et assez douce. A priori ce n'est pas la priorité dans la D/s. Je me suis sentie très gênée lorsqu'il m'a demandé de retirer moi-même ma culotte. C'est une chose que je n'avais jamais faite et que j'ai refusé de faire. Un moment. Parce qu'il avait les arguments pour me faire obéir.

Il m'a envoyée au coin, mains sur la tête, front collé au mur. Et là il a joué avec la cravache. Me faire écarter les jambes avec des coups à l'intérieur des cuisses, par exemple. J'étais surprise. Pas vraiment de douleur. Mais des choses imposées. Perturbantes.

J'ai repris la position Nadu, nue cette fois, du coup l'inspection corporelle était assez troublante.

C'était ma première fois, il n'a pas voulu en faire trop. Nous avons tout de même eu des moments très agréables, mais que je garderai pour nous.










mercredi 28 mars 2018

Arnaud et Caro, ep. 3

Pendant quelques jours, n'étant pas trop pressés, ni l'un ni l'autre, ils discutèrent tous les deux. Mais petit à petit, les règles s'imposèrent naturellement.

Arnaud se montrait nettement directif, tout en restant gentil, l'un n'empêche pas l'autre, et Caro de son côté, alternait insolences et preuves de respect (l'un n'empêchant pas l'autre non plus).

Ils n'en étaient plus au stade où on fait attention, où on cherche encore quoi dire, en fait, le jeu étant lancé, il n'y avait qu'à agir en conséquence.

Arnaud jouait son rôle à la perfection, il alternait les gentillesses, les petites questions sur sa santé, sa vie privée, et relevait systématiquement toute insolence. Il avait l'intention de lui faire acheter un cahier afin qu'elle note elle-même ses manquements. Il le faisait de son côté, mais après-tout, il estimait que ce serait plus à elle de le faire. Et d'apporter le cahier à leur futur rendez-vous,  rendez-vous à envisager dans pas trop longtemps, tiens. Il aimait toujours autant sa petite Caro, ils avaient échangé leurs photos, et il était heureux, elle avait tout pour lui plaire, du caractère au physique.

Caro s'amusait comme une petite folle. Elle se lâchait complètement. Parfait, il était tout comme elle aimait. Gentil et attentionné, mais attention, si elle dérapait, elle avait droit à un recadrage immédiat. Plus ou moins sévère. Parfois, cela l'atteignait directement et les papillons remuaient dans son ventre. Elle restait quelques instant sans répondre, profitant de ce moment, et un jour, elle osa un "je vous demande pardon Monsieur" qui la laissa rougissante de honte. La photo de lui qu'elle avait reçue l'avait rendue ravie. Non seulement les discussions lui plaisaient, mais en plus, il était trop mignon. Elle considérait qu'elle avait de la chance. Sauf que...

"Caro ?"
"Oui Monsieur ?"
"Tu viens de me dire quelque chose qui ne me plait pas du tout"
"Ha oui ? Moi ?"
"Oui, toi. Je n'accepte pas tes petites réflexions du style : "oh parti le Monsieur, pas bien". Je te rappelle que je suis très occupé et ne peux pas forcément te répondre tout de suite. Ce genre de remarque est inappropriée.  Je ne le tolèrerai pas."
"..."
"Tu as compris ?"
"Oui Monsieur".
"Donc. Tu vas aller acheter un cahier de punition. Et à partir de maintenant tu y noteras tes manquements. Dès que tu l'as tu m'envoies une photo."
"Ha bon, un cahier ?"
"Je veux la photo demain au plus tard."
"Oui Monsieur".






lundi 26 mars 2018

Mes débuts dans la D/s

Comme je l'ai dit, j'ai très envie de connaître la D/s. Depuis quelques mois, je me sens changer. Plus trop envie d'embêter, d'être pénible. Mais cela ne s'improvise pas. Je ne connaissais que des messieurs qui donnaient des fessées. Et cela me suffisait. Pourtant, j'étais attirée.

L'homme que j'ai rencontré récemment, est un dominant. Lui, était curieux de connaitre mon monde. Les fessées, les suivis.

Lorsque nous nous sommes rencontrés, le courant est passé très vite. Nous avons énormément discuté, lui voulait savoir comment se passaient des relations "fesseur/chipie". Il ne m'a jamais demandé de jouer à ses jeux. Mais étant d'un naturel curieux, j'ai voulu en savoir plus.

J'ai appris beaucoup de choses, certaines me plaisaient, d'autres me surprenaient, il y a des règles, beaucoup de règles. Et plus j'en savais, plus je voulais essayer. Un jour où nous réfléchissions à ce que nous pourrions faire lors de notre première rencontre, car venant de ces deux mondes si différents, ce n'est finalement pas si évident, j'ai osé lui demander de m'apprendre. Et pourquoi pas un medley des deux ? Pour commencer ? 

Et Monsieur n'a pas dit non. Cette fois on y était. 

Ce que je peux dire, c'est qu'on ne peut pas agir au quotidien avec un Dominant comme avec un fesseur. Les désobéissances ne sont pas tolérées. je l'ai appris à mes dépends. Je ne savais pas qu'on pouvait rendre quelqu'un autant en colère. Il me faut apprendre ces nouvelles règles.

Mais lui aussi apprend. Il s'est vite rendu compte qu'il lui fallait montrer plus de patience, après tout, je suis une novice, qui a l'habitude de me montrer insolente, juste par jeu. Il a donc fait deux pas en arrière et se montre plus conciliant. C'est ce que j'aime chez lui, sa capacité à se remettre en question.

Mais moi aussi. Il ne m'a pas forcée, j'ai demandé, et je dois jouer le jeu. Il est carré, ne triche pas, il est normal que je fasse pareil.

Quelque chose qui me surprend, aussi, c'est le côté "je prends soin de toi". Réellement. Donc la D/s, c'est aussi se sentir protégée. Il est très présent, je me sens en confiance.

L'initiation étant pour bientôt, je connaitrai enfin ce qui me fait fantasmer depuis des mois. Avec Lui.







dimanche 25 mars 2018

Arnaud et Caro, ep. 2

La discussion commença, très tranquillement au début. Chacun marchait sur des œufs. 

Caro attendait encore un peu avant de se mettre à jouer, voir comment il se comportait lors d'un dialogue. Elle surveillait tout ce qu'elle lisait. Il était parfait. Poli, sympathique, amusant. De temps en temps il relevait une légère insolence, gentiment. Elle aimait ça. Mais ne s'excusait pas. On verrait plus tard pour cela.

Arnaud aimait de plus en plus cette petite Caro. Elle l'amusait, avec son naturel, ses bêtises même pas calculées, elles sortaient toutes seules. Elle ne laissait jamais les blancs s'installer, avait toujours quelque chose à dire. Lui qui pensait qu'elle n'était pas très loquace, il s'était bien trompé. D'ailleurs, cette petite réflexion, là, ne lui plut pas et il ne lui envoya pas dire. Aucune réaction. Pas d'excuses. Mais bon, on ne joue pas encore, patience, patience....

Ces deux-là se correspondaient à merveille. Ils ne s'en rendaient pas encore bien compte, leur état d'esprit ne le leur permettait pas, première conversation, on est prudent. 

Caro avait 30 ans, travaillait dans une boulangerie, avait l'impression de sentir les croissants au beurre H24, aimait se promener au bord de la mer, lire aussi. Arnaud avait 38 ans, était biologiste, faisait beaucoup de sport et aimait la nature. Les deux étaient célibataires, et sans le savoir, cette petite discussion allait les emmener très loin.

"Arnaud ?" dit Caro
"oui ?"
"Pour l'instant, que pensez-vous de notre discussion ?"
"Mais tout va bien pour moi vous savez, Caro"
"A ce sujet... J'ai du mal quand on me vouvoie"
"Très bien, à partir de maintenant, je te tutoierai. Mais toi, tu continues à me vouvoyer, c'est d'accord ?"
"Oui, Monsieur"

"Elle a dit Monsieur". Arnaud exultait. Elle a dit Monsieur. C'est bien ça. Si elle n'avait pas aimé elle ne l'aurait pas dit. Je pense que je peux considérer que le jeu commence.

"J'ai dit Monsieur". Qu'est-ce qui m'a pris ? Si vite ? Mais si je suis honnête, j'en avais envie. J'assume, que le jeu commence.








vendredi 23 mars 2018

Un week-end de soumission (FIN)


Il s'approcha de moi, et me mit le bandeau autour des yeux, en serrant tout doucement. Je sentis ses mains se promener sur mon corps, et me retirer le peu de vêtements que je portais, me laissant uniquement mes souliers. Nue. J'étais nue. Entièrement nue, à la merci de n'importe qui passerait par là.

Puis, il me mis une menotte à la main droite, me fit lever les deux bras, passa l'autre menotte par dessus une branche et ma main gauche se vit aussitôt coincée. Heureusement pour moi, la branche n'était pas trop haute, je pouvais garder sans problème les pieds bien à plat sur le sol.

Mais je ne voyais rien. J'étais les bras en l'air, attachée, nue, ne sachant pas ce qui allait se passer, puisqu'il avait sorti tout ce qu'il avait caché.

"Ne bouge pas, je reviens" me dit-il. Très drôle. Comme si je pouvais aller autre part. J'attendis, mes sens pleinement ouverts. Je l'entendais marcher, des bruits de branchages, un "clac". Je commençais à m'inquiéter sérieusement.

"Je suis là. Je t'ai coupé une belle branche de noisetier. Laisse-moi quelques instants pour la préparer."

Je me tus. Je savais que ce serait la dernière punition du week-end, dans même pas deux heures j'avais mon train. Et donc, j'avais peur, mais je voulais cette dernière souffrance. Je l'attendais. Mais c'était l'inconnu.

"Ne bouge plus, et compte chaque coup, c'est bien compris ?" Dit-il.
"Oui Monsieur", chuchotais-je.
"Bien. Tu recevras 20 coups. A chaque erreur on reprend à zéro."
"Oui Monsieur"

J'entendis cingler la branche pendant qu'il faisait des essais. Cela sifflait. Et d'un coup, je sentis la morsure sur mes fesses. Je poussais un cri de surprise, et vite, vite, lançais "Un !". Encore 19. Il prit son temps, tantôt une fesse, tantôt le dos, ou bien les cuisses. Je me tordais dans tous les sens, mais accrochée comme je l'étais, je n'avais pas trop d'échappatoire.  Jamais je n'oubliais de compter. Enfin, les 20 coups furent donnés. Vite, il me détacha, me serra très fort dans ses bras en me félicitant, me rhabilla, et nous rentrâmes au gîte.

Là, il me fit allonger sur le lit, et me badigeonna de pommade, le dos, les cuisses, les fesses. Me dit combien il était heureux, espérait que je l'étais aussi. Pour lui répondre, nue comme j'étais, je l'enveloppais de mes bras et de mes jambes. Sa réaction fut immédiate. Il se déshabilla et me fit l'amour tendrement. 

L'heure avançait, nous n'avions plus que le temps de faire nos bagages. Pour le ménage, il avait prévu que la propriétaire s'en occuperait lorsque nous serions partis. 

Une fois vérifié que nous n'avions rien oublié, il ferma la porte et mis la clé dans la boite aux lettre. Nous primes la direction de la gare. J'étais triste. Mais je savais que nous nous reverrions bientôt, nous étions libres l'un comme l'autre, et la fin de ce week-end représentait le début d'une nouvelle vie.

Il mit la valise dans le compartiment, redescendit sur le quai, et nous nous dîmes au-revoir plus comme des amoureux que comme ce que nous étions auparavant. Câlins, bisous, promesses....

Je m'installais, le train partit, et me dis que peut-être, bientôt, en ouvrant ma boite aux lettres....






jeudi 22 mars 2018

On trouve de tout chez Ikéa



C'est génial Ikéa, on y trouve de tout. Du linge de lit, de la vaisselle, un lit king-size, des bougies, une lampe. Ikéa, c'est la caverne d'Ali Baba. Difficile d'en repartir les mains vides. 

Et parfois, si on va à la cafétéria, on peut même rencontrer un homme (bon ok j'avoue, le rendez-vous était programmé, ce n'était pas le hasard absolu, du genre : "Vous ne seriez pas un dominant ? parce que moi, j'aime les fessées). 

Donc, tout le monde étant à l'heure, on s'est retrouvés assez vite. Et là, surprise. Je découvre un bel homme, souriant, sympathique. Cafés en mains, on s'installe pour faire plus ample connaissance. Parce que Skype, c'est bien, mais en vrai, c'est mieux. 

Il faut faire attention, nous ne sommes pas seuls. La discussion s'engage, assez neutre, on n'est pas des sauvages non plus, et je vois dans ses yeux qu'il est aussi content que moi. On a beau dire, quand on se plait, c'est chouette.

On aborde enfin le sujet qui nous a fait nous rencontrer. C'est toujours un peu compliqué. Mais on réussit à donner chacun nos grandes lignes. Et là, une jeune femme débarque et vient s'assoir juste en face de nous avec son bébé. Sourires, bonjours, on est polis, quand même. Mais bon. Plus moyen de parler... Petit moment de flottement, on reprend, mais ce n'est plus évident du tout. 

Du coup, il propose, oh merveille, de faire un tour dans le magasin. Il n'est pas génial ? Franchement ? Donc, on a pu continuer de discuter plus discrètement, tout en regardant ce qui se trouvait dans les rayons. Pour tout vous dire, moi, c'est le rez-de-chaussée mon chouchou.

Et finalement, quand on est partis, pour la première fois de ma vie, je quittais Ikéa les mains vides. Même pas un sachet de pailles ! Non mais je vous jure ! Je vais consulter, moi. Mais, j'ai plein de bons moments en perspective, ça vaut toutes les bougies du monde, ça.







mardi 20 mars 2018

Mon mur



J’aime beaucoup les murs. Sauf s’ils sont faits de blocs de glace, tout au Nord, je suis bien trop frileuse, ou bien s’ils servent uniquement à y afficher des collections de punies.

Pour moi, un mur, c’est carré. Net. Costaud. 

Quand je me retrouve devant un mur, un mur que j’ai bien cherché, en testant, en étant insolente, je me sens rassurée. Parce que j’ai trouvé les limites. A ce niveau-là, je sais que mon Monsieur-mur n’accepte plus. Ne tolère plus. Qu’il dit STOP ! Je me casse les dents une fois, deux fois, après la leçon est comprise.

Alors forcément, comme toute chipie/soumise (je ne sais pas trop où me situer encore) qui se respecte, de temps en temps je vais les dépasser, ces limites. Mais en toute connaissance de cause. Et à ce moment-là, je saurai exactement les risques, et c’est là que les papillons me chatouilleront le ventre. La peur, et l’envie, un mélange très attirant. Haaa, cliquer sur « envoyer » après avoir écrit une énormité, c’est un ressenti indescriptible… Respiration coupée, on attend la réponse. Terrible.

Mon mur sera carré, net et costaud. Il ne changera pas d’avis comme de chemise, il tiendra ses promesses. S’il dit, pour ceci, tu recevras tant de coups de ceinture, il devra le faire, sinon je ne le prendrai pas au sérieux. S’il dit, tu me feras tant de lignes assise sur ton paillasson, même si je le supplie, il ne cèdera pas. (C’est un exemple, je n’aime pas les lignes, non mais quelle horreur)

Mais un mur, par endroits, est friable. Cela fait qu’il reste en lui une certaine sensibilité. Il prendra soin de moi, de mon bien-être, saura être gentil et plein d'humour.

Il saura aussi surveiller mon attitude envers les autres et agir en conséquence.

Et moi, je l'écouterai, j'obéirai, même si parfois je le gratterai, pour le chatouiller un peu, histoire de voir... Si réaction il y a.

Ce qui se passera après, si j’écoute ou pas, ma foi, ça dépendra de mon humeur…




lundi 19 mars 2018

Arnaud et Caro, ép. 1


Plusieurs semaines qu'ils avaient pris contact, tous les deux, sur un forum connu. Quelques messages privés, histoire de voir si les jeux correspondaient à peu près, puis échange d'identifiants Skype, car rien de tel que Skype ou Viber pour vraiment discuter, quand on préfère garder l'écrit encore un peu.

Pseudos donnés, Arnaud et Caro.

Arnaud savait déjà qu'il voulait la rencontrer, cette petite Caro, et la basculer en travers de ses genoux. Deux ou trois fois, lors des mp, elle l'avait un peu cherché, mine de rien. Il a fait celui qui ne s'en rendait pas compte, sauf une fois, où elle avait poussé le bouchon un peu loin, et il lui avait dit qu'il notait cette impertinence, et que s'ils se rencontraient, elle devrait en rendre compte. Non mais ! 

Arnaud savait que cette menace toucherait Caro. Il fessait des femmes depuis quelques années, et commençait à bien connaître leurs réactions, même si chacune d'elle était différente, bien entendu.

De son côté, Caro avait aimé qu'Arnaud réagisse, c'était ce qu'elle cherchait depuis le début. Elle avait besoin de quelqu'un qui ne se laisse pas faire. Attention, elle avait tout de de même certains critères, il fallait qu'il écrive, dans l'ensemble, correctement, qu'il s'exprime bien, car elle avait besoin de quelqu'un en qui avoir confiance, qui puisse lui apprendre des choses, en gros, quelqu'un dont elle serait fière.

Pour l'instant, quand elle ouvrait ses messages, ce qu'elle lisait lui plaisait. Il était poli, aimable, mais directif, en même temps. Les questions étaient précises, sans être indiscrètes. 

Durant les quelques jours qu'avaient duré leurs échanges sur le forum, ils étaient restés sur le vouvoiement. Elle se sentait gênée lorsqu'on ne la tutoyait pas. Elle allait le lui dire, ce serait plus simple.

Et là, tout de suite, face à l'écran, elle attendait la demande sur Skype. Qui apparût. 

De son côté, Arnaud attendait l'acceptation de sa demande, et se disait que l'heure à venir était décisive. Ça passait, ou ça cassait. Parce que même si on reste à l'écrit, on répond plus vite qu'à un message privé. Et l'erreur étant humaine, on pouvait gaffer. 

Mais il ne voulait pas s'inquiéter pour des choses qui n'avaient pas encore eu lieu. Ah ! "Caro a accepté votre demande".  Très bien. 

"Bonjour Caro
- Bonjour Arnaud
- Nous voici enfin sur Skype.
- Oui.
- Ce sera plus facile d'avoir un vrai dialogue non ?
- Oui."

Arnaud trouvait qu'elle était déjà moins loquace. Ce qui pouvait être un bien, comme un mal, à suivre. Caro, elle, se disait qu'il faudrait qu'elle parle un peu plus. Mais elle préférait attendre de voir comment il allait s'y prendre pour mener la conversation.  






vendredi 16 mars 2018

Un week-end de soumission (partie 8)

Nous entrâmes dans la salle principale, et il s'assit sur le canapé. Par automatisme, je m'approchais de lui et me tint debout, les larmes aux yeux. J'étais déçue. Je voulais qu'on passe une dernière demi-journée tout en douceur. Je m'étais lourdement trompée. Monsieur avait écarté Laurent. Il m'allongea sur ses genoux, et débuta une longue et cuisante fessée. Je l'entendais me sermonner, qu'il m'avait prévenue, que lui seul déciderait quand il deviendrait Laurent.

Je n'étais pas sure d'y arriver. Jongler de l'un à l'autre. Comment faire ? La douleur me fit arrêter de me poser des questions, je ne pouvais que pleurer, chouiner et demander pardon.

Soudain, les claques se firent moins fortes, et il me caressa les fesses. Bien sur, il le faisait toujours, mais là, c'était différent. Invariablement, chaque caresse se terminait au bord de mes lèvres, qui, déjà mouillées, devinrent trempées. Et moi cramoisie de honte. Ses doigts me pénétrèrent, et je sus que la fessée était terminée. Tendres caresses, mots doux susurrés à l'oreille, puis je me sentis enlevée dans ses bras puissants. Ma tête au creux de son cou, je fermais les yeux.

Nous montâmes l'escalier et nous retrouvâmes dans la chambre, et il me déposa sur le lit.

La magie de la veille opéra de nouveau, et je compris qu'il serait aisé de changer la donne, et que Laurent prenne le dessus sur Monsieur. Mais le voulais-je vraiment ?

Il me déshabilla et comme la veille, me caressa de partout. Mais il était plus félin cette fois. Il m'attrapait de façon plus brutale, me disant que j'étais à lui, en tirant sur mes cheveux. Il me retourna et malgré le fait qu'il avait vu mes fesses un bon nombre de fois, j'arrivais encore à avoir honte de me trouver dans cette position. Il me pénétra et j'étais tellement trempée qu'il put aller au plus profond de moi. Je réalisais que j'aimais cet homme. J'étais heureuse.

Je m'éveillais doucement, seule, et l'entendis en bas dans la cuisine. 

Je pris une douche et m'habillais, en jupe cette fois. Je descendis le rejoindre, et nous prîmes notre dernier repas au gîte. Je me sentais triste, et en même temps je pensais à tout ce qui allait changer entre nous. 

Il me proposa une dernière petite promenade, et je fouillais toutes ses poches, lui disant qu'il était hors de question de cacher des instruments et de me faire de mauvaises surprises. 

Lorsque nous approchâmes de l'arbre contre lequel je m'étais appuyée pour recevoir des coups de badines, je ne me sentais pas très rassurée. 

Il se baissa, et sortit de ses chaussettes une paire de menottes et le bandeau. Et je sentis mon bas-ventre frémir, ma culotte se tremper, je ne savais plus si je devais avoir peur, ou honte. 










mardi 13 mars 2018

Différence d'âge ?

Ma préférence en matière de choix de messieurs, est toujours allée vers ceux de mon âge ou plus âgés que moi. Certainement parce que mon besoin d'être dominée, surveillée, protégée, me semble plus cohérent avec un homme qui a cette stature de "grand-frère". (à chacune ses choix).

Et à part quelques exceptions de quelques années, cinq maximum en général, mes partenaires de jeu ont toujours bien correspondu à ces critères. C'était le point le plus important pour moi.

Et voilà que le hasard des circonstances a fait que j'ai fait la connaissance de quelqu'un de 20 ans de moins que moi. La fois où il m'a contactée, je lui ai répondu, gentiment, bien sur, que cela m'était impossible de me faire fesser par quelqu'un dont je pourrais être la mère. Il l'a tout à fait compris.

Ayant décidé de ne plus avoir un partenaire en région Parisienne, je tenais absolument à ce que la personne soit de ma région. Mais voilà, dans le Sud-Est, il n'y a pas beaucoup de gens de mon âge. 

J'ai discuté avec mon tout premier éducateur, qui m'a fait changer d'avis. Qui m'a expliqué que pour jouer, on se fichait de l'âge, qu'à 30 ans, il était un homme, et qu'il n'y avait pas de raison que cela se passe mal, si on trouvait un terrain d'entente, et surtout s'il comprenait bien mes besoins.

J'ai donc pris mon courage à deux mains et lui ai envoyé un nouveau message privé. Très laconique. J'ai besoin d'aide, mais je ne sais comment vous expliquer... (oui, parfois, les mots me manquent...)

Il s'est passé très peu de temps avant de recevoir sa réponse, "Vous m'intriguez, dites-moi tout". Je déteste les mp et les mails. Je lui ai donc répondu avec mon adresse skype, et zou, j'ai vu la demande apparaître. 

Cela n'a pas été facile. Je lui ai expliqué la raison pour laquelle je n'avais plus de suivi, et mon problème de cigarettes. Il a posé des questions concises, et m'a donné ses conditions. Et là, j'ai oublié l'âge pour ne voir que le dominant qui savait exactement ce qu'il voulait, ce qu'il comptait mettre en place, bref, c'était prometteur.

La première fois où l'on s'est vus, cela n'a pas été évident pour moi. J'avais devant moi un jeune homme, et bien que nous ayons déjà discuté et que chacun avait sa place, je me demandais si j'allais être capable de garder la mienne. Je me demandais ce que je faisais là. Mais voilà, comme tous les messieurs que j'avais connus, il a pris les choses en main, a dit les petites phrases habituelles (il doit y avoir une université spéciale pour les messieurs parce qu'on dirait qu'ils répètent les mêmes choses lol), par exemple : " tu sais pourquoi tu vas être punie ?".

Et là on entre dans le jeu. Et je peux vous assurer qu'à partir de ce moment-là, on oublie l'âge, on écoute, (ou pas), on obéit, et même si on a 20 ans de plus, on redevient la punie.  

Alors, forcément, il n'agit pas avec moi comme un homme qui aurait dix ans de plus que moi. De même, je ne peux pas lui demander certaines choses, je serais trop gênée. Il faut apprendre à changer de jeux.  C'est un peu déstabilisant, je le reconnais, mais le changement peut avoir aussi du bon.  Ne serait-ce que celui d'oublier les idées reçues, et d'avancer.




samedi 10 mars 2018

Un week-end de soumission (partie 7)

Gite rural
Le lendemain matin, nous nous réveillâmes au son des chants d'oiseaux. J'étais épuisée. Je ne voulais plus quitter le lit. Enfouie sous la couette, collée contre lui, je me sentais si bien. Il me serra bien fort et me demanda si j'avais bien dormi.

"Oui, mais si peu", dis-je d'un air espiègle. "J'attends mon petit déjeuner au lit maintenant".
"Non non non, on va le prendre en bas, ce sera bien plus pratique, debout bébé, on a du pain sur la planche".

Je grognais pour la forme, et nous descendîmes. Pendant que je préparais la table et le café, il fila chercher les viennoiseries au bout de la rue.

Le nez dans mon bol de café, pain au raisins à la main, j'imaginais une journée tout en douceur, balades, câlins, avant le retour. Toute à mes rêveries, je réalisais qu'il me parlait.

"Ma belle, il semblerait que notre relation ait évolué. Nous avons franchi un pas de plus. J'en suis très heureux. Mais ne te leurres pas. Tu me dois toujours respect et obéissance, comme avant. Ce n'est pas parce que nous sommes devenus des amants, que j'ai l'intention de perdre ma soumise. As-tu bien compris ce que je viens de te dire ?"

Il avait raison. J'étais heureuse de ce qui s'était passé, mais je l'aimais aussi en Dominant. Je voulais les deux. Mais j'aurais bien aimé une journée tranquille, c'était tellement nouveau. Je répondis toutefois :

"Oui, j'ai compris, mais comment dois-je vous appeler ?
- Tu continueras à m'appeler Monsieur, et quand je te le permettrai, tu m'appelleras Laurent.
- Et maintenant ?
- Reprends Monsieur.
- Bien, Monsieur."

Je montais me préparer pendant qu'il rangeait la cuisine. Je réfléchissais, et me dis que décidément, je voulais cette journée sans punitions. Et je ne comptais pas me gêner pour le lui dire. Après tout, la situation avait changé, j'avais un nouveau statut, donc de nouveaux droits.

Je me préparais, et enfilais délibérément un jeans, un t-shirt et un sweat.  Puis, je descendis et me plantais devant lui, un grand sourire aux lèvres :

"On y va ?
- ...
- Quoi ?
- Tu te moques de moi ?
- Non, pourquoi ?
- Va te changer tout de suite !
- Ha mais non, aujourd'hui, c'est trève, on s'amuse !
- ... (regard sévère)
- Alleeeeeez !
- Dépêche-toi !
- Non !
- Tu l'auras voulu."

Il m'attrapa fermement par le bras et m'entraina dans la pièce principale, là où tous ses instruments étaient posés sur la table. J'essayais bien de me dégager, mais il était en colère, ce qui rendait sa poigne plus forte que d'habitude.

Je réalisais alors mon erreur, et lorgnais avec angoisse sur tout ce qui était à portée de mes yeux, me demandant lequel il allait choisir... 



Moi















jeudi 8 mars 2018

Fatigue et obéissance ne font pas bon ménage

Aujourd'hui, je suis fatiguée. Et quand je le suis, je me laisse aller. Je ne me force pour rien, et même les discussions avec Monsieur peuvent me poser un problème.

Ce n'est pas que j'ai envie d'être insolente, c'est que je n'ai pas envie de faire d'efforts. Vous saisissez la nuance ?

Le "Bonjour Monsieur" peut devenir "salut". Je peux, sans faire attention, le tutoyer. La fatigue, ça n'aide pas à rester vigilante. Et j'oublie tout ce que j'ai appris, du moins pour quelques heures.

Mais, autant quand je dis ce qu'il faut, je n'ai pas particulièrement de remarques sympas, autant quand je faute, c'est relevé immédiatement. Je peux expliquer tout ce que je veux, seule la faute compte. Je trouve que c'est injuste.

Comme je suis fatiguée, au lieu de dire la petite phrase magique "Je vous demande pardon Monsieur", je vais être contrariée qu'il n'essaie pas de se mettre à ma place. Un peu d'empathie, quoi. Et devinez-quoi ?

Hé bien, je vais aggraver mon cas. Délibérément. Car fatiguée ou pas, je dois être respectueuse. Et ça m'énerve. Là, je vais vraiment être insolente, malgré les avertissements. Un seul de ses mots m'arrête. Je ne dirai pas lequel, pas folle non plus. Mais quand vient ce mot, il y a une petite étincelle de lucidité dans mon pauvre cerveau fatigué, qui me fait réaliser que peut-être, peut-être, j'ai atteint la limite.

Alors, même si je suis fatiguée, énervée, que je râle intérieurement, cette fois, j'arrête, vaincue. Je sais que ça ne s'arrêtera pas là, mais je suis tellement épuisée que je m'en fiche, qu'il me file sa punition, m'envoie au lit, comme ça, dodo et repos.

Enfin couchée, je me mets à réfléchir, et comme d'habitude, je culpabilise et me promets de faire des efforts. Il faut que je me repose plus. Mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut.