jeudi 12 avril 2018

Apprentissage, premières règles - part 1

Monsieur ayant pu se libérer une journée complète, mon éducation de soumise allait vraiment commencer. Finie, la douce initiation patiente. Cette fois, on ne jouait plus. 

Je devais apprendre les règles, en tête à tête et en société. Je ne savais pas trop comment cela allait se passer, mais nous irions dans un joli centre commercial de Marseille y passer quelques temps le matin.

La veille, il me rappela que je devais me souvenir des règles.

Notre protocole a quatre règles de base. Très claires et toutes à l'avantage de Monsieur. 

Je lui dois l'exclusivité. Cela peut choquer. Cela m'a choquée. Sauf que. Cela ne changeait rien pour moi, puisque je suis célibataire. Lui donner l'exclusivité de mon corps ne pose finalement aucun problème.  

Je n'ai pas le droit de jouir sans son autorisation. Ah bon. C'est possible ça ? D'après lui, oui, et de toutes façons c'est comme ça. Allez, je suis d'accord (je précise qu'à chaque règle mon accord a été demandé. Mais comment refuser, me direz-vous...).

La règle numéro trois, l'obéissance, ma foi, quel que soit le jeu, c'est un peu le but. 

Règle numéro quatre, apprendre les positions. D'acceptation, d'attente, marcher très légèrement en retrait derrière lui, ne pas croiser les jambes. Hé bien finalement, ça, c'est le plus compliqué pour moi. Pas que ça me gêne, mais c'est une telle habitude qu'il a du me le répéter je ne sais combien de fois. Et si au début c'était rappelé de façon douce, au bout d'un moment je sentais l'énervement. 

Tout en nous promenant, il me rappelait de me reculer, si on s'asseyait, il voyait de suite si j'avais croisé les jambes, alors que je ne m'en rendais pas compte moi-même.

Je me surprends, chez moi, à réaliser que j'ai les jambes croisées. Je les décroise. Mais cinq minutes après, c'est à refaire. Il doit falloir une sacrée période d'entrainement...

Installés dans la voiture pour aller déjeuner, il ne démarre pas. J'attends, mais rien ne se passe. Je sens son regard sur moi, et il me dit :

"Je veux que tu retires ta culotte et que tu me la donnes". 

Il m'avait prévenue que cela pouvait arriver. Mais quand l'ordre tombe, c'est une autre histoire. Oui, j'ai obéi et la lui ai remise, des deux mains, comme exigé. Honteuse. 
Mais il a fallu beaucoup de temps. J'ai dit non. J'ai argumenté. J'ai râlé. J'ai boudé. J'ai... cédé. 
Lui, restait calme. Répétait inlassablement : « donne-moi ta culotte ». Doucement, presqu’en chuchotant. Il a soulevé mes cheveux et l'a murmuré dans mon oreille. Tellement sur de lui. Je crois que j’aurais presque préféré qu’il se fâche. On aurait dit qu’il me laissait le choix. Et en fait, je l’avais, il me l’a rappelé plus tard. Ce choix, s’appelle le safe-word… Je n’y pense jamais. Et ai-je vraiment envie de le prononcer ?

Une fois qu’il l’a eue, il l’a mise dans sa poche et l'a gardée jusqu'au restaurant. Je n'ai pas retiré mon manteau, pauvre petite carapace mentale. J'ai mangé en me disant que tout le monde avait les yeux posés sur moi, que chacun savait que j'étais nue sous ma jupe. Lui, n'avait pas l'air gêné du tout, un léger sourire qui me disait... tu l'as fait, tu as obéi, tu es à moi. Je n'osais pas faire un mouvement, c'est tellement inhabituel de se trouver en pleine journée à l'extérieur, sans ce sous-vêtement.

Après le déjeuner, nous avons rejoint l'hôtel. Comme Jacques Brel et sa valse à mille temps, nous, nous avons notre valse à trois temps.

Nous vivons une relation très bizarre, un mélange de Spanker/spankee et D/s


Mais cela commence toujours par la position d'acceptation. Les mains, paumes en l'air, permettent éventuellement de présenter l'objet qui servira à la punition.


La suite, très bientôt...

2 commentaires:

  1. Là, au moins, les limites et les exigences sont clairement posées. Ce qui doit avoir quelque chose d'extrêmement rassurant, non?

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    1. C'est vrai qu'on se sent bien encadrée. Mais certaines choses restent perturbantes. Mais, c'est très intéressant lol.

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