mercredi 11 avril 2018

Arnaud et Caro, ép. 5

Après quelques semaines, rendez-vous fut pris pour une première rencontre, suivie éventuellement d'une séance de punition, car ils avaient eu amplement le temps de faire connaissance. Le téléphone s'en était mêlé, les voix étaient connues, reconnues, attendues.

Lorsque Caro entendait sonner son portable, et voyait le numéro d'Arnaud, elle arrêtait tout. Télé, ordinateur, même le fixe pouvait sonner, elle savait qu'elle ne répondrait pas. Son Monsieur appelait. Il pensait à elle. Elle, qui tournait en rond quelques instants plus tôt, essayait de se calmer pour ne pas se montrer trop impatiente. L'entendre, que ce soit pour la gronder ou pas, était l'essentiel. De toutes façons elle savait qu'il aurait toujours des mots gentils. Allez, vite, je décroche, se dit-elle.

De son côté, Arnaud qui avait un moment de disponible pour appeler sa petite Caro, se déplaça dans les locaux de son bureau pour avoir un peu de tranquillité. Cette fille le rendait fou. Dès le réveil il pensait à elle. Incroyable. Il se demandait s'il n'en faisait pas trop, mais c'était plus fort que lui. Il l'appela et attendit qu'elle réponde, pressé d'entendre sa jolie et douce voix.

"Allo ? dit Caro"
"Bonjour ma belle, c'est moi. Comment vas-tu ?"
"Très bien Monsieur, et vous ?"
"Ca va, assez occupé, mais ça va. Alors Caro, toujours d'accord pour demain ? Tu sais que tu peux changer d'avis..."
"Oui bien sur, je serai là Monsieur. J'en suis très heureuse."
"Bien."

Après un moment de silence, Arnaud reprit, nettement moins sympathique.

"Alors souviens-toi, tu apportes ton cahier de punitions, et je sais qu'au jour d'aujourd'hui il est bien rempli. Je te veux, au choix, en robe ou en jupe, mais que je te voie en pantalon et ça ira mal. Je te demande également, pour t'occuper dans les transports, de relire intégralement ce cahier, histoire de bien te souvenir de quoi nous parlerons. C'est compris ?"
"..."
"Caro, c'est compris ?"
"Oui Monsieur".
"Bien. J'ai hâte."
"Moi aussi Monsieur".
"Bon, je dois y retourner, je te laisse (mais ne t'inquiète pas, je reviendrai vers toi très vite)."
"A plus tard Monsieur."

Il raccrocha, et se dit que s'il n'avait pas fait monter la pression d'un cran, alors il pouvait se rhabiller. Il commençait à la connaitre, et savait qu'elle était dans tous ses états.  Il souriait en retournant à son bureau, et le visage étonné d'une collègue lui fit reprendre un air normal.

Mademoiselle Caro, quant à elle, était effectivement légèrement en effervescence. Elle ouvrit son armoire et commença à réfléchir à sa tenue du lendemain. Parce qu'elle savait déjà qu'elle ne s'en tiendrait pas à un simple verre avec lui. Elle voulait tout, tout de suite.  Calme-toi, calme-toi, de toutes façons tu n'auras rien d'autre à faire, que te laisser faire. Tout est réglé, de tes limites au safe-word, prends ton temps, choisis tranquillement ta tenue, et reste zen. Il saura gérer.

Et c'est ainsi que la veille du grand jour se terminait, et chacun sait ce qu'on ressent dans ces moments-là. Attente, impatience, peur, le cœur qui bat un peu plus fort par moment. Et ça passe si vite, finalement...






4 commentaires:

  1. Lire son cahier de punition dans les transports en commun, avec tous les gens autour, ça doit certainement être un moment très particulier.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je me dis que ça ne doit pas être pire que de lire le blog de certain(e)s sur le téléphone portable....

      Supprimer
  2. ah oui tu fais des choses comme cela toi?? et là on s'arrange d'être contre la vitre et personne derrière soi!! lol!!
    On attend avec impatience la rencontre, vite je file la lire!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui oui. Et la rencontre a bien lieu, t'inquiète, dernier épisode publié.

      Supprimer

Je ne publie pas les commentaires anonymes. Merci de votre compréhension. Héléa