mercredi 30 mai 2018

Ma vie sans clope

Bon, ce n'est une surprise pour personne, vu que depuis septembre je faisais tout pour baisser ma consommation. Je diminuais régulièrement le nombre de cigarettes que je m'autorisais chaque jour, je me faisais aider par des punitions, bref, je mettais tous les atouts de mon côté.

En 2005, j'ai arrêté d'un coup. D'une  minute à l'autre. A cause des yeux pleins de larmes d'une petite fille de 9 ans qui m'a dit : mais tu vas mourir maman ? Et, j'ai pris 14 kg. Génial, j'ouvrais placard et frigo, à chercher quoi manger. Compenser, cela s'appelle.

Bref, j'ai tenu 8 ans et il y a 5 ans j'ai rechuté (ni honte ni fierté c'est la vie, que celui qui n'a jamais péché me jette la première pierre).

Depuis un an je voulais vraiment arrêter. Mais ces 14 kilos m'avaient traumatisée. Si on mesure 1m80, 14 kilos ça passe. Ce n'est pas mon cas. Moi ça ne passe pas, ça fait barrique.

Et j'ai eu l'idée d'y aller progressivement. Un paquet neuf, un paquet vide. Je remplissais le paquet vide des cigarettes que je m'autorisais. Forcément je dépassais parfois. Soit du stress, soit que je passais du temps avec des fumeurs. Cela m'a pris 8 mois. Pour arriver à deux par jours. Parfois 1. Parfois 3.

J'ai dit stop et suis passée à la cigarette électronique. Et là Monsieur a dit que c'était aussi mauvais que la cigarette, que de toutes façons à 2 par jour c'était inutile de continuer donc  : "Tu arrêtes".

Heu.  Là ? Maintenant ? Mais je viens juste d'investir dans ma cigarette électronique moi.  En négociant, j'ai gagné un mois. Pour fin mai c'est TER-MI-NE.

Et ce que je pensais être une victoire (héhéhé) s'est avéré une vraie galère. Avoir une date butoir, c'est terrible. Bien sur, j'avais (encore) un quota (tant de minutes de cigarette électronique tant de fois par jour). Il n'allait pas me faire de cadeau non plus...

Moi qui gérais ça super bien, ça devenait n'importe quoi. Je dépassais, je stressais de me dire qu'il ne me restait que tant de jours. Et alors, un matin, j'ai pris mon attirail (acheté 4 jours auparavant) et j'ai tout fichu à la poubelle. Quitte à arrêter, autant le faire de suite parce que je vapotais de plus en plus, et que je voyais le moment où j'irai acheter un (dernier ?) paquet de vraies cigarettes. Je ne l'ai jamais dit à mon Monsieur ça. Hum lol..

Et je tiens. Mais j'ai fait ma maligne. Pour ne pas pouvoir me dégonfler et refumer, je l'ai dit à tout le monde. On a sa fierté hein ?

Donc, cela ne fait pas longtemps, 29 jours (j'ai arrêté le 2 mai), mais c'est fini.

Ne fumant pas beaucoup, la nicotine ne me manque pas. Ce sont certains gestes qui me manquent. Démarrer la voiture sans allumer sa cigarette. Discuter sur le tchat, être au téléphone.

Je suis sur ma balance tous les matins. Trouille. Mais non ça va. En fait soyons honnête, je ne me précipite pas sur la bouffe non plus.

Monsieur est fier de moi. Moi, je ne sais pas, parfois j'ai envie quand même. Mais j'ai réussi un premier pas.






dimanche 27 mai 2018

Mes soirées sur le tchat

Tous les soirs ou presque, je vais sur un site, ou plutôt sur le tchat de ce site. Nous sommes quelques habitués, et l'ambiance est au top. Je m'y sens bien, comme à la maison. On parle de tout, de rien, parfois c'est sérieux, d'autres complètement loufoque. Cela peut aussi partir dans tous les sens, si on est nombreux. Là, il faut s'accrocher pour suivre.

On retrouve toujours les mêmes personnes, et bien sur d'autres gravitent autour de nous, plus ou moins fréquemment.

Il y a le maître des lieux, qui s'appelle "Le Patron". Il veut qu'on soit poli sur son tchat. Pas de gros mots, surtout.

Nous avons aussi une fée, d'ailleurs elle disparait, apparaît, je vous jure que c'est surnaturel. Elle dit qu'elle n'y est pour rien, mais personne ne la croit à part moi.

Il y a aussi "Le Breton". Comme son nom l'indique, il est Breton. Quoi, La Palisse ? Parfois on croit qu'il n'est pas là, mais d'un coup il fait un commentaire. Il se met en sous-marin en fait.

Monsieur aussi passe de temps en temps, bizarrement ces jours-là je suis plutôt calme. Lui, lance les débats parfois, ou bien l'apéro, au choix.

Mais nous avons aussi une magicienne, avec chapeau et balai. Elle me fait bien rire aussi.

N'oublions pas LaMarine, qui a toujours la pêche et qui nous propose chaque matin aux aurores un p'tit déjeuner avec viennoiseries.

Ce sont ceux que je connais le mieux. Ensuite il y a des habitués, on a plaisir à les voir et discuter avec eux, mais on les voit moins souvent. Du moins moi. Car je quitte relativement tôt et beaucoup arrivent plus tard.

Et il y a les gens de passage, qu'on voit quelques temps puis qui disparaissent de la circulation.

Quand on se retrouve, on sait que ça va être sympa. La fée et la magicienne piquent des crises de fou-rire car elles se connaissent bien et finissent souvent des discussions skype et nous autres sommes complètement largués.

Si je me retrouve seule avec que des messieurs, je vais chercher la fée sur Skype comme ça on sera deux. Étant d'un naturel lâche, je n'aime pas trop me retrouver toute seule dans ces cas-là. On est obligée de se tenir tranquille,  tandis qu'avec la fée, on s'y met à deux et on rigole bien.

Les messieurs voient tout. Un gros mot, une insolence, et vlan, une remarque. Mais il y a pire, parfois on reçoit un message privé avec remontage de bretelles discrétos. Je me souviens d'un smiley que la fée et moi avons du retirer vite-fait bien-fait lol.

Le Patron et Le Breton s'entendent comme larrons en foire. Surtout quand il s'agit de s'en prendre à l'une d'entre nous. Heureusement nous avons tous les smileys qui vont bien pour bouder ou pleurer.

Les messages privés, c'est bien pratique aussi. Sauf quand on se plante. Là tout le monde comprend que la phrase qui apparait concernait une conversation privée. On rigole bien là aussi. Qui ne se trompe pas hein ? La fée faisait remarquer une erreur de ce genre à mon Monsieur, qui avait réussi à trouver une histoire à dormir debout pour démontrer que ce n'était pas un plantage lol.

Ces soirées sur ce tchat ont bien changé ma vie. Je ne m'ennuie plus chez moi, je discute plus ou moins sérieusement avec des personnes sympa et intéressantes, et quand vient l'heure du couvre-feu, c'est toujours difficile de les quitter.

Merci au "Patron" d'avoir créé ce site, et à tous les autres de le faire vivre.


* Comme on dit, les pseudos ont été changés, pour préserver l'intimité des protagonistes lol. Choisis par eux-même, d'ailleurs héhéhé. On verra bien s'ils seront démasqués...

















jeudi 24 mai 2018

Reprise

Avec cette longue séparation, et ayant fait le tour de nos amis Arnaud et Caro, je commençais à ne plus trop avoir d'inspiration pour écrire.

J'ai donc demandé à Monsieur un mot, juste un mot, et de là je pourrais rebondir.

Il a dit : Reprise.

J'imagine beaucoup de choses, de sa part. Attention, ma soumise, la date se rapproche. Souviens-toi de toutes ces semaines, ce qui s'est passé de bien, de moins bien et qui va se régler, du plaisir que nous aurons à nous retrouver, de tout ce que j'ai envie de te faire aussi...

Mais il y a moi aussi. Moi qui ai vu mon moral baisser, baisser lentement, mais surement. Heureusement qu'il y a des moyens faciles pour communiquer et que pas un seul jour n'est passé sans que je lui parle. Mais ça ne remplace pas ses bras. Son regard. Ses mains. Du coup envie de rien, je me laissais aller. 

Je ne m'occupais plus de moi, à quoi bon... Alors c'est décidé, je vais me faire belle, m'occuper de moi, pour qu'il me retrouve toute douce juste pour lui. Qu'il soit heureux de retrouver sa soumise.

Retrouver aussi l'envie de sortir de chez moi, aller me promener, bouger. Je devenais léthargique. Je veux avoir des projets, faire du shopping, allez, c'est décidé !
 
De plus je relâchais un peu mon attention. Ce qui pouvait me pousser à la faute. Je vais me montrer plus vigilante, concentrée. Je dois faire plus d'efforts, et bien obéir. Une punition m'attend déjà, je n'ai pas trop envie d'en ajouter une autre. Et aussi, je n'ai pas envie de le décevoir. Qu'il soit fier de moi.  

Compte à rebours. Qui sera peut-être raccourci. Ne pas trop l'espérer. Mais cette fois on est du bon côté du décompte. Je suis impatiente, et je sais que Monsieur aussi. Lui se montre plus fort que moi, forcément. Mais je le sais.

J'aime le regarder quand il fait ses nœuds, qu'il entortille les cordes, il est concentré et quand il a fini, il a l'air content. Il me regarde et sourit. Moi je suis encore impressionnée, mais il est vigilant. Je ne risque rien.

J'ai ma petite valise, remplie de ses instruments et accessoires, dans laquelle j'ajouterai mon cahier.

Voilà, c'est ce que m'inspire ce mot, reprise. 










lundi 21 mai 2018

Patienter

Ce n'est pas facile d'être patiente. De devoir attendre parfois des semaines avant de le retrouver. Je sais bien que c'est la vraie vie, personne n'y peut rien, mais c'est long.

Heureusement, pas un jour ne se passe sans qu'il me contacte, je sais qu'il pense à moi, qu'il me surveille parfois via la caméra aussi. Cela fait du bien.

Mais, le temps semble si long, les retrouvailles si lointaines. Je m'ennuie. De lui, de nous. Je devrais me montrer raisonnable, il pourrait se montrer plus distant, et ce n'est pas le cas. Je sais que pour lui aussi c'est long. Et qu'il ne peut rien y faire. Oui, je devrais me montrer plus raisonnable. Lui aussi est obligé d'attendre pour retrouver sa soumise.

Je n'y arrive pas. Je deviens moins attentive, je fais parfois des choses qui lui déplaisent, sans même savoir pourquoi je les fais. Déjà qu'on ne se voit pas, je le déçois. Génial. Comme s'il avait besoin d'une soumise qui faute.

Je compte les jours. Même pas la moitié. 49 jours de séparation. 24 seulement de passés. Légère déprime. 

Je me dis que demain, la moitié sera faite. Et que petit à petit, la situation s'inversera. Et enfin, la date se rapprochera, de plus en plus. La déprime commencera à laisser la place à l'impatience. 

Jusqu'au jour où je le retrouverai, où nous nous retrouverons, enfin, et envolée, la déprime, envolés, ces moments pénibles où je me disais que jamais le temps n'avancerait.

D'ailleurs, dès aujourd'hui, je vais l'être, raisonnable. Je vais me montrer prudente dans mes décisions hâtives et rester à ma place. Bien penser à lui demander son accord avant de faire des choses qui pourraient lui déplaire.

Je veux que de son côté, il soit tranquille, me concernant. Qu'il sache qu'il peut compter sur moi. C'est une sorte d'épreuve, en fait. Apprendre à rester tranquille, sans être réellement prise en main. Je veux y arriver. C'est difficile, pour moi, livrée à moi-même je peux vite laisser revenir ma diablesse de chipie, mais me dire qu'il sera fier de moi va me donner le courage nécessaire pour résister.




vendredi 18 mai 2018

Tu te reconnaîtras...

Suite à une remarque que j'ai eue récemment, non, je n'ai pas plusieurs dominants en même temps.

J'ai commencé ce blog avec une personne qui a été malhonnête, et donc je l'ai quitté.

J'ai ensuite eu la chance qu'un monsieur près de chez moi prenne la relève pour m'aider avec la cigarette, la situation précédente m'ayant pas mal stressée, je recommençais à fumer pas mal. 

Cela n'a pas duré car j'ai rencontré celui qui est maintenant mon dominant et qui me fait découvrir la D/s.

Ensuite, j'ai aussi ressorti des placards des vieux textes. Des choses qui datent de plusieurs années. 

Alors je trouve facile de me dire que j'ai plusieurs dominants. Je me suis sentie sale lorsque j'ai lu ça.

Toi qui m'a sorti mon blog par cœur, quand tu liras ça, tu comprendras que je n'ai plus répondu à tes messages.

Tu es toxique.


Et sinon, je ne fume plus depuis le 2 mai !  










jeudi 17 mai 2018

Désobéissance. Sévérité.

Je découvre une nouvelle fois à quel point certaines règles ne doivent pas être bafouées. Et je découvre une nouvelle fois combien Monsieur peut être dur dans ses mots. Les mots font mal, parfois. Plus mal qu’une punition.

Je dois demander l’autorisation avant de discuter avec un Dominant en privé. En général, je reçois un message, et je renvoie poliment à Monsieur D. Il veut connaître les intentions de la personne.

Bien entendu, cela ne s’applique pas aux personnes que je connaissais avant de le rencontrer, et aux gens qu’il connait.

Et, il ne me refusera jamais l’autorisation sauf s’il a des doutes sur la personne.
Je dois donc, simplement, passer par lui avant. Et je l’applique, car je dois dire que discuter avec des inconnus ne m’intéresse pas plus que cela, j’ai mon cercle d’amis et ça me va bien. Ils m’apportent beaucoup et devraient se reconnaitre.

Sauf que. Je l’ai fait, sans même m’en rendre compte.

J’'ai contacté un Dominant via le formulaire de contact de son blog, simplement pour lui dire que je le trouvais sympa (le blog), et que j'aimerais le mettre en lien. Et j'ai discuté par mail avec lui, de nos blogs respectifs. De blogueuse à blogueur. Jusqu’au moment où j’ai réalisé que c’était une manière détournée de désobéir, même pas intentionnelle. Mais la démarche venait de moi…

N’ayant pas l’habitude de mentir ou cacher, je l'ai dit tout de suite à D. Autant il passe sur beaucoup de choses ce qui, pour l’ancienne spankee que je suis, me surprend toujours, autant les entorses au protocole ne sont pas tolérées.

J’ai donc dans un premier temps eu droit à des remarques très dures (tu cherches un nouveau Monsieur ? – Tu es ma soumise et tu parles à un autre dominant sans me demander ?) et surtout, surtout, sachant que j’avais prévenu l’autre Monsieur lorsque je me suis rendue compte de mon erreur (ledit Monsieur m’ayant suggéré d’avouer immédiatement), il m’a fait lui demander ce que Lui, donnerait comme punition à sa soumise si elle avait fait la même erreur.

Vraiment. Je n’ai pas eu le choix et j’ai dû transmettre cette question. J’ai ressenti une honte terrible. Je l’ai dit à D. Réponse : cela fait partie de ta punition…

La réponse reçue, Monsieur a tout de même admis que je n’avais pas réfléchi, que c’était par inattention et que je l’avais avoué immédiatement. Il a été relativement clément. 

Mais j’en reviens au fait que la D/s est très différente de ce que je vivais avant. Des erreurs, j’en fais peu, mais cela arrive et à chaque fois, il me fait passer l’envie de recommencer. 

Et pourtant, après avoir écrit ceci, j'ai recontacté le bloggeur en question pour le prévenir, que ces mésaventures seraient publiées. Et j'ai tout gagné. Interdiction totale de discuter avec un Dominant, plus d'exceptions. Et la punition clémente se voit transformée en quelque chose de bien plus dur. Il faut que j'apprenne, il faut que j'apprenne...







lundi 14 mai 2018

Arnaud et Caro ép.12

Quelques temps après l'épisode du fer à repasser, et après plusieurs jours de calme, Arnaud dût partir en formation et s'absenter plusieurs semaines, avec retours les week-end.

Et donc, la miss Caro se retrouvait livrée à elle-même, et se trouvait bizarrement abandonnée. 

Les repères s'envolaient, elle mangeait n'importe quoi n'importe quand, trainait au lit ou devant la télé dès qu'elle ne travaillait pas, s'inventait des coups de fièvre ou de gastro pour ne pas aller travailler, et un soir qu'elle passait la soirée dans un pub avec sa vieille copine de toujours, elle la regarda allumer une cigarette et se dit que ça faisait bien longtemps qu'elle avait arrêté, et qu'une ne lui ferait pas de mal.

La première bouffée lui fit tourner un peu la tête, mais ensuite c'était redevenu normal. Sentiment de liberté, légère culpabilité, vite oubliée une fois rentrée dans le pub finir sa pinte.

Elles se séparèrent et chacune rentra chez elle. En ouvrant la porte, elle se rendit compte que celle-ci restait bloquée. Elle poussa un peu plus fort et découvrit la valise d'Arnaud. Qui devait rentrer le surlendemain. Sa joie était immense, son homme était rentré.

"Arnaud ? t'es où ? Je suis rentrée !"
"Dans la chambre ma chérie. Alors ta soirée s'est bien passée ? Figure-toi qu'ils ont annulé les derniers jours à cause des grèves SNCF.

Elle se précipita dans la chambre, dans ses bras, lui l'embrassa dans le cou, et elle le sentit se raidir.

"C'est quoi cette odeur ?"
"Quoi quelle odeur ?"
"Cigarette"

Ha oui, elle n'y pensait plus. Et normalement d'ici le surlendemain l'odeur aurait disparu. Baissant les yeux, elle dit d'une petite voix :

"Hé bien j'ai accompagné Véro dehors lorsqu'elle a voulu s'en griller une, et j'ai été tentée
"C'est elle qui t'a incitée ?"
"Non pas du tout, j'ai eu envie et j'ai demandé"
"Tu sais ce que j'en pense ?"
"Oui mais c'était une juste comme ça"
"Caro tu me fatigues. J'ai eu 6 heures de voyage, je vais prendre une douche, on va se coucher, mais la discussion n'est pas finie. On reprendra demain"

Et il partit sans un mot de plus vers la salle de bains, la laissant debout, seule, au milieu de la chambre, complètement désorientée.

La nuit fut compliquée pour Caro. Elle se tournait, se retournait, sachant bien ce qui allait se passer. Grosse leçon de morale, et très grosse punition. Et là, ce ne serait pas quelque chose qu'elle avait cherché, simplement elle s'était un peu laissée aller.

Elle put toutefois dormir quelques heures, et au réveil Arnaud n'était plus dans le lit. Elle passa à la salle de bains se rafraichir un peu, se coiffer, espérant que si elle était jolie il serait plus clément. 

En entrant dans la salle à manger, elle découvrit sur la table, d'un côté, son petit déjeuner qui l'attendait, et de l'autre, la boite japonaise avec les instruments.

"Bonjour Caro, mange."
"Bonjour Arnaud"
"Monsieur"
"Oui pardon, bonjour Monsieur"
"Assise !"

Elle s'installa devant son café et sa brioche, mais eut du mal à manger. Lui, était debout devant elle, bras croisés, et la fixait.

"J'ai fini, Monsieur".
"Debout"

Elle se leva et se plaça, par habitude, devant lui, la tête baissée, attendant les remontrances.

"Caro, je pars quelques jours, et toi, tu en profites pour, une fois de plus, te conduire de manière irréfléchie. Tu sais très bien qu'il  ne faut jamais reprendre une cigarette lorsqu'on a arrêté. Et je ne te l'ai pas dit hier, mais tu puais la bière à plein nez. Tu as bu combien de verres ? "
"2 pintes Monsieur, mais Véro aussi"
"Laisse Véro où elle est, s'il te plait. 2 pintes. 1 litre. Toi qui ne bois pratiquement jamais, tu as bu 1 litre de bière, et bien sur tu as fumé. Je suis déçu"
"Je vous demande pardon Monsieur"
"Tu seras pardonnée après ta punition".

Arnaud s'assit sur une chaise, et lui intima de s'approcher. Caro réalisait qu'elle avait vraiment exagéré, et c'est donc sans hésiter qu'elle s'allongea sur ses genoux, sachant qu'elle méritait amplement cette fessée.

Le petit boxer ne la protégea guère, elle sentit dès le début la morsure des claques. Et quand il le retira, il put remarquer que ses fesses étaient déjà rouges. Il continua un moment, en déviant un peu sur les cuisses, et la partie sensible à la base des fesses. Puis il l'envoya au coin le temps de choisir quel instrument il allait utiliser pour la suite.

Caro se retrouvait, une fois de plus, les fesses à l'air, rouges, nez au mur, frottant de temps en temps son derrière brûlant. Elle se demandait avec un peu d'angoisse ce qui allait suivre.

"Viens ici !"
"Oui Monsieur.
"Mets tes mains contre le mur.

Elle avait vu la cravache. Et ne savait jamais quelle en serait l'intensité des coups.

D'elle-même, elle prit la position, mains contre le mur, se baisser, reculer les pieds et cambrer. Trembler un peu, aussi...

"JE.NE.VEUX.PLUS.QUE.TU.TOUCHES.UNE.CIGARETTE. C'EST.COMPRIS ?"
"Oui Monsieur."
"Donc, pour que tu comprennes bien, je vais te punir comme tu ne l'as jamais été avec la cravache. 40 coups, tu comptes, et merci Monsieur à chaque fois. Et ne te trompes pas. C'EST COMPRIS ?"
"Oui Monsieur, dit-elle d'une petite voix tremblante"

Et Arnaud se mit à taper. La cravache allait partout, fesses, cuisses, mollets, il lui laissait juste le temps de dire son décompte suivi du "merci Monsieur". Caro se pliait, suppliait, pleurait, demandait pardon, mais il était déterminé, plus jamais ça. Et il n'était pas tendre. Visage fermé, pas un mot, il assénait sa punition froidement.

Lorsque enfin les 40 coups furent donnés, elle se laissa tomber sur le plancher. Lui quitta la pièce sans la prendre dans ses bras. Elle finit par se rendre dans la chambre, car c'est là qu'avait lieu le pardon, et qu'il lui appliquait l'arnica. Il était sur le lit, le tube près de lui. Mais ne disait toujours rien.
Elle se lova contre lui, toujours pleurant, et attendit. Au bout d'un moment, un long soupir. Et enfin, enfin, il la mit sur le ventre pour la badigeonner, et la prit dans ses bras.

"Alors ? C'est fini la cigarette ?"
"Oui Monsieur j'ai compris."
"Si tu recommence ce ne sera pas 40 coups Caro"
"Promis je ne recommencerai pas Monsieur"
"Bien. Allez, c'est fini, on n'en parle plus."

A force de la câliner, ils en vinrent à des jeux très tendres, et midi arriva très vite. Caro eut  mal pendant deux jours, les marques restèrent plus longtemps, et elle du rester en pantalon cinq jours, ne pouvant justifier auprès de ses collègues les drôles de traces qu'elle avait aux mollets.










vendredi 11 mai 2018

Etre soumise, les bons côtés

J'ai beaucoup parlé des différences entre la D/s et les jeux de fessées.
J'ai raconté aussi le côté sévère d'un Dominant. 
J'ai expliqué les règles, les protocoles, les positions, que me demande mon Monsieur (sachant que chaque couple a ses propres règles et son propre protocole)

Mais la D/s, ça apporte des choses très agréables, aussi.

J'ai découvert qu'un Dominant, fait tout pour vous mettre en valeur. Il sait les mots pour que vous vous sentiez belle (et je sais de quoi je parle, je ne m'aime pas du tout). Et pourtant avec lui, je me sens belle. 

J'ai découvert qu'un Dominant est très présent (avec ou sans cam, je le précise), même s'il est loin. Il vous parle souvent dans la journée, vous appelle dès qu'il le peut, sinon c'est skype. Vous demande ce que vous faites, comment vous allez, vos projets.

J'ai découvert qu'un Dominant prenait soin de votre bien-être (même si parfois vous ne préfèreriez pas lol). S'il se rend compte que vous vous laissez aller, il vous pousse à réagir. Vous oblige à manger, à ranger. Décide qu'il est temps d'arrêter la cigarette. Pense à vous faire faire des exercices physiques.

J'ai découvert qu'un Dominant vous protège, des autres et même de vous-même. Cela peut passer par le tri des gens qui veulent parler avec moi (j'aurais tendance à croire que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil). Cela peut également passer par le conseil de ne pas répondre à tel ou tel sujet sur des forums. 

J'ai découvert qu'un Dominant vous gâte. Mon premier cadeau, le collier d'appartenance, ne me quitte jamais. Mais il n'y a pas que cela. 

J'ai découvert qu'un dominant était toujours disponible en cas de problème. On peut compter sur lui, il le règlera. Il s'impliquera s'il le faut.

Être soumise, cela implique d'obéir, de respecter des règles, de faire confiance, de souffrir, parfois, mais cela apporte une sécurité certaine, surtout quand on est seule.

Merci Monsieur D. Votre soumise.





mercredi 9 mai 2018

Education et surveillance 2.0






Une séparation prévue se présentait très (trop) vite. Longue séparation. Je savais que je la vivrais difficilement. Mais parfois dans la vie, on n'a pas le choix. Il faut faire avec. Ou plutôt sans.

J'essayais de me montrer forte et raisonnable. Surtout ne pas trop lui faire sentir que j'allais me sentir seule. Et voilà qu'il me dit qu'il existe des caméras de surveillance pour les maisons. Deux minutes pour que ça fasse le tour dans ma tête. Mais oui ! Comme cela il sera avec moi dès qu'il le pourra, me parlera, quelle bonne idée !

Nous avons choisi un modèle sympa, qui fonctionne en wifi, et rentrée chez moi je l'ai installée. Un peu compliqué tout de même. Mais c'est bon, cela fonctionne. J'ai fait un essai avec mon téléphone portable, effectivement avec l'application qui va bien c'est clair, le son est bon. Comme on ne l'avait que dans un sens, il m'entendait mais pas moi, j'ai mis des haut-parleurs et du coup on se parle normalement.

Alors c'est assez marrant. Je regarde la télé ou je suis sur l'ordi et d'un coup j'entends : "Ma soumise ?"  Et là c'est assez sympa, on discute, il me voit.

Cela fait deux semaines que c'est mis en place. J'ai pu me faire mon propre avis. Déjà, je ne vois pas la caméra. Elle est visible, certes, mais je ne la regarde même pas. On a décidé dès le début que je ne changeais rien à ma façon de vivre, et effectivement il ne s'en mêle pas.

Je reste donc moi-même, et de toutes façons il doit passer au maximum une demi-heure par jour en tout à regarder si tout va bien pour moi. Mais quand ? 

Je pensais que du coup mon éducation allait faire de sacrés progrès, puisque je n'ai aucune idée de quand il se connecte. Il voit si je dépasse le couvre-feu ou si j'ai les jambes croisées. Mais ce n'est pas grave. Les premiers jours sur skype d'un coup je lisais : "décroise". Ha oui zut, c'est vrai !
Moi qui suis assez désordonnée, forcément, depuis lundi, c'est à peu près rangé tous les jours...  

Et, je confirme. J'ai fait des progrès, (sauf pour le ménage,  en général la partie visible de l'iceberg est rangée, mais le reste... hum...)

Mais à côté de cela, je le sens tout près de moi. C'est rassurant. Je me sens moins seule. Je peux déplacer la caméra, ainsi Monsieur reste avec moi. J'ai soit la surprise de l'entendre, soit il regarde sans rien dire. C'est troublant.

Il dit qu'il aime me regarder dormir..

J'entends déjà les détracteurs. Big Brother. Et ta liberté ? Je n'en veux pas. Moi, ça me va très bien. Et puis de toute façon, j'ai le safe-word : je peux débrancher lol. Pas besoin de le prononcer, celui-ci...






dimanche 6 mai 2018

Arnaud et Caro ép.11

Il se pencha, lui murmura "je t'aime" au creux de l'oreille, la remit sur le dos et pu passer à d'autres jeux, pour leur plus grand bonheur. 

FIN ? 

Le fan club de nos gentils Arnaud et Caro s'étant prononcés pour "NON !" (mais ça va pas, on veut la naissance du premier enfant, patati patata") et votre servante étant très très obéissante, on y va lol.

Donc reprise.. 



Avec le temps, ils vivaient une vie quasiment normale. Chacun partait travailler le matin, ils sortaient de temps en temps, seuls ou avec des amis, voire, en famille, et profitaient de leur amour tranquillement chez eux.


Quasiment normale. Parce que la discipline domestique étant établie, Caro devait filer droit. Arnaud voyait tout. Notait tout. Relevait tout. Il se fichait comme d'une guigne que le ménage ne soit pas fait correctement, elle n'était pas sa bonne et ils se partageaient les tâches ménagères, ce qui se terminait souvent par des fou-rires monumentaux.

Ce qu'il n'aimait pas, c'étaient les mensonges ou cachotteries, la fainéantise, la mauvaise-foi, et l'insolence. Et nous le savons toutes, cela peut arriver de temps en temps. Même volontairement, de façon flagrante, car @OnVeutUneFessée. Et se planter devant son Monsieur et la lui demander n'étant pas toujours évident, voire pas du tout, le mieux c'est de la provoquer. (Que celle qui ne l'a jamais fait jette à cette pauvre Caro la première pierre - Pierre) (pardon je suis obligée de la sortir à chaque fois)

Ce jour-là, après qu'ils aient rangé la cuisine après leur petit déjeuner, Caro, qui depuis le réveil cherchait une bonne raison pour se retrouver sur les genoux de son chéri, tournait dans tous les sens, boudait à moitié, commençait quelque chose qu'elle laissait en plan (le lit était fait, certes, mais les oreillers étaient par terre - la planche à repasser était prête avec le fer branché, mais elle feuilletait un magazine). Arnaud, heureusement, sentit l'odeur de chaud et se précipita. 


"Caro mais regarde ! Le fer est chaud et toi tu bouquines ! Ca va pas non ?"
"Oui, oui, je sais, c'est pas grave."
"Quoi ?"
"Mmm ça va laisse tomber"
"Non mais t'as quel âge là ? Tu sais que ça aurait pu provoquer un incendie ? Et que même si on s'en sortait, entre le feu et l'eau, on n'aurait plus rien du tout ?"
"Bon ça va, tu l'as éteint, on ne va pas en faire un fromage"
"Debout, et suis moi !" 

"Enfin", se dit-elle, ravie. Évidemment, elle surveillait le fer, contente de sa trouvaille. Elle ne pourrait pas la sortir trop souvent, celle-là, mais pour cette fois c'était gagné. C'était la première fessée qu'elle recevrait de sa propre initiative. Il fallait qu'elle joue le jeu. C'était amusant. Elle se leva, le suivit dans la chambre, et le vit se diriger vers l'armoire où étaient rangés les instruments.

"Tiens", se dit-elle, il a eu vraiment peur, pour sortir les jouets dès le début. Tout de même, là, elle commençait à légèrement s'inquiéter. Normalement, il commençait toujours par une fessée OTK. Qu'allait-il faire ? Il sortit le martinet, le paddle et la cravache. Les posa sur le lit, prit la chaise près de la fenêtre et la mis au centre de la pièce. S'assit.


"Viens ici !" 

"Oui Monsieur" répondit-elle immédiatement, rassurée.

Il l'allongea sur ses genoux, caressa ses fesses sur le shorty qu'elle portait pour trainer à la maison, et commença tranquillement une première volée de claques en disant : "Caro, tu penses que je n'ai pas vu ton cirque depuis ce matin ? Tu crois que je pourrais imaginer une seule seconde que tu brancherais le fer, pour t'assoir tranquillement et regarder Femme Actuelle ? Tu me prends pour un imbécile ou quoi ?" Gros silence. Zut. M'énerve, pensait la miss. Il reprit : "Je ne sais pas ce que tu as, mais alors là tu as poussé un peu fort. Tu auras donc la punition en conséquence". Il augmenta la cadence pour baisser rapidement le shorty, le slip dessous en même temps, et Caro subit ce qu'on pourrait appeler une fessée magistrale, ses fesses devenaient de plus en plus rouge, elle se tortillait dans tous les sens, sentait bien qu'il n'était pas content du tout, et lorsqu'il arrêta, elle était aussi rouge aux joues qu'aux fesses, en nage, avec l'envie de plaquer ses mains sur ses globes pour soulager la chaleur. Mais elle savait qu'elle n'en avait pas le droit.

"Debout, au coin immédiatement" dit Arnaud. Elle se dirigea, la tête basse, vers le coin, mit ses mains sur la tête et se dit qu'elle la voulait, sa fessée, mais qu'il était vraiment malin et que la suite risquait d'être terrible. Arnaud la laissa dans la chambre et descendit se servir un jus de fruits. Il ne comprenait pas ce qui se passait. Pourquoi elle avait fait ça. Il irait trainer sur les forums pour essayer d'avoir un début d'explication. Il retourna finir ce qu'il avait commencé, car raisons ou pas, il avait eu peur et il était hors de question qu'elle joue comme ça avec lui.

Il la fit se mettre à genoux devant le lit, remarquant de façon narquoise qu'elle avait été bien aimable de laisser les coussins par terre, ainsi elle pouvait y poser ses genoux, abaissa son torse sur le lit et saisit le martinet. Il fouetta ses fesses et ses cuisses consciencieusement, tout en continuant de la sermonner. Elle ne bougeait plus, vaincue. Et ce n'est pas fini, se dit-elle.

Une pause (ne bouge pas, toi !) et elle sentit qu'il posait le paddle sur ses reins. 

"Tu vas avoir 20 coups, et tu vas les compter, et comme tu es heureuse que je t'apprenne les bonnes manières, tu me remercieras à chaque fois."

Et donc, pour chaque coup, Caro dut dire "un, merci Monsieur. deux, merci Monsieur". Arrivée à 20, c'est une Caro en larmes qui bafouillait comme elle le pouvait. Tout en se disant qu'il restait la cravache. 


Elle l'entendit attraper tous les instruments, tout ranger dans l'armoire, surprise. Puis il la releva, l'allongea sur le ventre pour lui passer l'arnica toujours rangé dans la table de nuit.

"Ma Caro, tu n'auras pas la cravache, j'estime que tu as assez enduré comme cela pour aujourd'hui. Je te préviens, je ne veux plus que tu aies des gestes aussi dangereux, c'est bien compris ?"
"Oui Monsieur"
"Viens là dans mes bras chaton"

Elle se lova tout contre lui, les fesses brûlantes mais heureuse, si heureuse de partager sa vie avec cet homme qui savait si bien s'occuper d'elle.

vendredi 4 mai 2018

Envies




J’ai envie quelquefois de me laisser aller,
Ne pas trop écouter, ne pas trop obéir,
Jouer avec mes yeux, pour vous faire céder,
N’en faire qu’à ma tête, les limites franchir.

J’ai besoin de sentir que vous êtes fâché,
Que vous n’acceptez pas cette situation,
Vous entendre gronder, promettre et menacer,
C’est sûr que cette fois, j’aurai ma punition.

Mais j’en ai tant envie, c’est pourquoi j’ai fauté,
Vous voir déterminé, me fait peur, me rassure.
Vous montrer ce terrible besoin d’autorité,
Envie que la douleur apaise mes blessures.

Mais rien qu’un mot, un ton, sauront avoir raison ,
Des angoisses et des peurs, besoin d’être la clé,
De vos jeux si troublants, sentir votre attention
Et qu’en me punissant, vous me réconfortiez.