lundi 14 mai 2018

Arnaud et Caro ép.12

Quelques temps après l'épisode du fer à repasser, et après plusieurs jours de calme, Arnaud dût partir en formation et s'absenter plusieurs semaines, avec retours les week-end.

Et donc, la miss Caro se retrouvait livrée à elle-même, et se trouvait bizarrement abandonnée. 

Les repères s'envolaient, elle mangeait n'importe quoi n'importe quand, trainait au lit ou devant la télé dès qu'elle ne travaillait pas, s'inventait des coups de fièvre ou de gastro pour ne pas aller travailler, et un soir qu'elle passait la soirée dans un pub avec sa vieille copine de toujours, elle la regarda allumer une cigarette et se dit que ça faisait bien longtemps qu'elle avait arrêté, et qu'une ne lui ferait pas de mal.

La première bouffée lui fit tourner un peu la tête, mais ensuite c'était redevenu normal. Sentiment de liberté, légère culpabilité, vite oubliée une fois rentrée dans le pub finir sa pinte.

Elles se séparèrent et chacune rentra chez elle. En ouvrant la porte, elle se rendit compte que celle-ci restait bloquée. Elle poussa un peu plus fort et découvrit la valise d'Arnaud. Qui devait rentrer le surlendemain. Sa joie était immense, son homme était rentré.

"Arnaud ? t'es où ? Je suis rentrée !"
"Dans la chambre ma chérie. Alors ta soirée s'est bien passée ? Figure-toi qu'ils ont annulé les derniers jours à cause des grèves SNCF.

Elle se précipita dans la chambre, dans ses bras, lui l'embrassa dans le cou, et elle le sentit se raidir.

"C'est quoi cette odeur ?"
"Quoi quelle odeur ?"
"Cigarette"

Ha oui, elle n'y pensait plus. Et normalement d'ici le surlendemain l'odeur aurait disparu. Baissant les yeux, elle dit d'une petite voix :

"Hé bien j'ai accompagné Véro dehors lorsqu'elle a voulu s'en griller une, et j'ai été tentée
"C'est elle qui t'a incitée ?"
"Non pas du tout, j'ai eu envie et j'ai demandé"
"Tu sais ce que j'en pense ?"
"Oui mais c'était une juste comme ça"
"Caro tu me fatigues. J'ai eu 6 heures de voyage, je vais prendre une douche, on va se coucher, mais la discussion n'est pas finie. On reprendra demain"

Et il partit sans un mot de plus vers la salle de bains, la laissant debout, seule, au milieu de la chambre, complètement désorientée.

La nuit fut compliquée pour Caro. Elle se tournait, se retournait, sachant bien ce qui allait se passer. Grosse leçon de morale, et très grosse punition. Et là, ce ne serait pas quelque chose qu'elle avait cherché, simplement elle s'était un peu laissée aller.

Elle put toutefois dormir quelques heures, et au réveil Arnaud n'était plus dans le lit. Elle passa à la salle de bains se rafraichir un peu, se coiffer, espérant que si elle était jolie il serait plus clément. 

En entrant dans la salle à manger, elle découvrit sur la table, d'un côté, son petit déjeuner qui l'attendait, et de l'autre, la boite japonaise avec les instruments.

"Bonjour Caro, mange."
"Bonjour Arnaud"
"Monsieur"
"Oui pardon, bonjour Monsieur"
"Assise !"

Elle s'installa devant son café et sa brioche, mais eut du mal à manger. Lui, était debout devant elle, bras croisés, et la fixait.

"J'ai fini, Monsieur".
"Debout"

Elle se leva et se plaça, par habitude, devant lui, la tête baissée, attendant les remontrances.

"Caro, je pars quelques jours, et toi, tu en profites pour, une fois de plus, te conduire de manière irréfléchie. Tu sais très bien qu'il  ne faut jamais reprendre une cigarette lorsqu'on a arrêté. Et je ne te l'ai pas dit hier, mais tu puais la bière à plein nez. Tu as bu combien de verres ? "
"2 pintes Monsieur, mais Véro aussi"
"Laisse Véro où elle est, s'il te plait. 2 pintes. 1 litre. Toi qui ne bois pratiquement jamais, tu as bu 1 litre de bière, et bien sur tu as fumé. Je suis déçu"
"Je vous demande pardon Monsieur"
"Tu seras pardonnée après ta punition".

Arnaud s'assit sur une chaise, et lui intima de s'approcher. Caro réalisait qu'elle avait vraiment exagéré, et c'est donc sans hésiter qu'elle s'allongea sur ses genoux, sachant qu'elle méritait amplement cette fessée.

Le petit boxer ne la protégea guère, elle sentit dès le début la morsure des claques. Et quand il le retira, il put remarquer que ses fesses étaient déjà rouges. Il continua un moment, en déviant un peu sur les cuisses, et la partie sensible à la base des fesses. Puis il l'envoya au coin le temps de choisir quel instrument il allait utiliser pour la suite.

Caro se retrouvait, une fois de plus, les fesses à l'air, rouges, nez au mur, frottant de temps en temps son derrière brûlant. Elle se demandait avec un peu d'angoisse ce qui allait suivre.

"Viens ici !"
"Oui Monsieur.
"Mets tes mains contre le mur.

Elle avait vu la cravache. Et ne savait jamais quelle en serait l'intensité des coups.

D'elle-même, elle prit la position, mains contre le mur, se baisser, reculer les pieds et cambrer. Trembler un peu, aussi...

"JE.NE.VEUX.PLUS.QUE.TU.TOUCHES.UNE.CIGARETTE. C'EST.COMPRIS ?"
"Oui Monsieur."
"Donc, pour que tu comprennes bien, je vais te punir comme tu ne l'as jamais été avec la cravache. 40 coups, tu comptes, et merci Monsieur à chaque fois. Et ne te trompes pas. C'EST COMPRIS ?"
"Oui Monsieur, dit-elle d'une petite voix tremblante"

Et Arnaud se mit à taper. La cravache allait partout, fesses, cuisses, mollets, il lui laissait juste le temps de dire son décompte suivi du "merci Monsieur". Caro se pliait, suppliait, pleurait, demandait pardon, mais il était déterminé, plus jamais ça. Et il n'était pas tendre. Visage fermé, pas un mot, il assénait sa punition froidement.

Lorsque enfin les 40 coups furent donnés, elle se laissa tomber sur le plancher. Lui quitta la pièce sans la prendre dans ses bras. Elle finit par se rendre dans la chambre, car c'est là qu'avait lieu le pardon, et qu'il lui appliquait l'arnica. Il était sur le lit, le tube près de lui. Mais ne disait toujours rien.
Elle se lova contre lui, toujours pleurant, et attendit. Au bout d'un moment, un long soupir. Et enfin, enfin, il la mit sur le ventre pour la badigeonner, et la prit dans ses bras.

"Alors ? C'est fini la cigarette ?"
"Oui Monsieur j'ai compris."
"Si tu recommence ce ne sera pas 40 coups Caro"
"Promis je ne recommencerai pas Monsieur"
"Bien. Allez, c'est fini, on n'en parle plus."

A force de la câliner, ils en vinrent à des jeux très tendres, et midi arriva très vite. Caro eut  mal pendant deux jours, les marques restèrent plus longtemps, et elle du rester en pantalon cinq jours, ne pouvant justifier auprès de ses collègues les drôles de traces qu'elle avait aux mollets.










6 commentaires:

  1. Quel plaisir de retrouver les aventures de Miss Caro prise en main par Arnaud, un "mec bien" (allusion au post précédent) :-)
    Elle n'est pas une championne de l'autodiscipline, certes, mais sinon comment aurait elle droit à ses fessées magistrales qu'elle appelle de tous ses voeux?

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    1. Merci Bertrand ;-)
      C'est vrai qu'il s'était passé 8 jours entre le 11e et le 12e.
      Une championne de l'autodiscipline ennuierait vite je pense mdr.

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  2. Ouch! Sacrée punition! Faut savoir encaisser quand même...

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  3. On s'en grille une? Oh, mais juste une. Il se rendra pas compte.

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Je ne publie pas les commentaires anonymes. Merci de votre compréhension. Héléa