mercredi 20 juin 2018

Bien se tenir en public et autres misères

Avec Monsieur, je dois suivre des règles. Même en public. Déjà, je dois m'habiller comme il me le demande (Avec parfois un accessoire en moins... On s'habitue, effectivement. - Sauf qu'on ne sait jamais trop à l'avance.)

Il faut rester polie et respectueuse, en général, ça, c'est bon. Il est très rare que je me montre impertinente. Mais cela arrive. Vous le verrez un peu plus bas.

Une des choses très importantes, c'est où me positionner par rapport à lui lorsque nous nous promenons. Et ça, ce n'est pas acquis du tout. Parce que nous ne nous promenons pas en fait. Nous filons à l'hôtel où j'ai d'autres positions à prendre, certes, mais pas celle-ci.

Donc, je dois être à son côté, mais légèrement en retrait derrière. Pas à 10 mètres non plus, hein ? Une dizaine de centimètres. Et alors là, c'est vraiment difficile. Je bouge, je vais à sa droite, à sa gauche, devant (ça il n'aime pas). 

Ce qui est cool, c'est qu'il ne dit rien. Il attend que je me rende compte. Si ce n'est pas le cas, oui, là, il va me décaler comme il faut, mais il ne se fâche pas. Peut-être un peu d'impatience. Mais bon, je manque d'entrainement. D'autres choses sont bien acquises, j'ai pris l'habitude, par exemple, je ne croise plus les jambes, même seule chez moi.  (seule, heu, presque).

Donc ce matin, au lieu de filer au plus tôt à l'hôtel, il a décidé que nous ferions un peu les magasins, histoire de me faire réviser et aussi trouver quelques accessoires pour me faire des misères supplémentaires. Il est plein d'imagination mon Monsieur, je n'ai pas fini d'être surprise.

Nous voici au centre-ville, où à notre grande surprise les magasins où nous souhaitions aller étaient ouverts. Il existe à Marseille un magasin ancien, où l'on trouve de tout, des bonbons, de la vaisselle, du linge, des jouets anciens, et diverses choses que l'on peut détourner. Ce magasin est très grand, sur plusieurs niveaux. 

Aujourd'hui, le choix de Monsieur s'est porté sur des brosses, car il veut que je sois très propre. Il s'amusait dans le rayon, à les toucher, les frotter contre mon bras (et celle-là, tu en penses quoi ?) un sourire ravi. Et moi, à côté, à me demander laquelle il allait choisir. Il faut dire qu'il y en avait des métalliques, aussi. Heureusement, ce genre de choses ne l'intéresse pas. Il en a choisi deux, type brosses à vaisselle, l'une plus douce que l'autre. Il a failli en prendre une minuscule pour "les recoins", mais finalement ne l'a pas prise. 

Pour faire bonne mesure, il a pris une espèce de tapette en cuir, manche en bois. Avec son panier, il s'est dirigé tout content vers la caisse, et moi ma foi, je me demandais avec inquiétude ce qu'allait donner cette douche...

Petite visite également dans un sex-shop, mais le rayon bdsm était un peu ridicule. On sentait le gadget et la mauvaise qualité. Nous y avons trainé un peu mais sommes repartis sans rien. De toutes façons tout ce à quoi je pensais, c'était la douche...

Nos pas nous ont emmenés dans un restaurant italien, nous avons pu nous restaurer et nous reposer, d'après Monsieur nous avions marché plus de 2km500. 

Pendant la matinée, et au restaurant, comme c'était le but de la promenade, il a bien vérifié ma façon de me tenir, regardait sous les tables des cafés ou restaurant, pour voir si mes jambes étaient bien décroisées. Et bien entendu si lorsque nous marchions je restais à ma place. Je tiens à préciser que rester à ma place, je veux bien, mais que si Monsieur change de rythme d'un coup, et que je me retrouve devant, hein, c'est pas ma faute. 

C'est donc relativement tard que nous nous dirigeâmes vers notre antre. Mais comme juste à côté il y a un magasin spécialisé dans nos petits délires, ce que nous avons découvert très récemment, nous y sommes allés aussi. C'était bof, je regrette qu'il n'y ait pas une annexe de Démonia ici.

Je me suis permis, je ne sais même pas pourquoi, d'être relativement insolente un soir sur le tchat envers Monsieur, et forcément devant témoins. Moi qui normalement reste tranquille, j'ai tapé ma phrase et l'ai envoyée sans réfléchir. J'ai dit que je verrais bien Monsieur danser sur le pont d'Avignon avec les autres mousquetaires. Pourquoi ? Parce qu'à chaque fois qu'il part du tchat, il dit : "je vais continuer ma ronde". Et j'avais toujours cette image en tête, Monsieur faisant la ronde avec Aramis et cie. 

J'ai envoyé. J'ai regretté immédiatement. Évidemment c'est une fille qui a relevé en premier : "tu as le droit de dire des choses comme ça toi ?" (grrr ça aurait pu passer inaperçu). Je guettais ce que Monsieur allait répondre, là je n'étais pas fière du tout. Une petite phrase : "c'est toi qui vas danser lundi". Juste ça. Six mots. Et là pas moyen qu'il oublie, c'était dans 3 jours. Il m'a dit sur skype qu'il ne pouvait laisser passer justement parce que je m'étais permis de dire ça en public...

Il a réglé ça en premier. Une honte, mais une honte ! Il m'a rappelé ce que j'avais dit, m'a dit, hé bien tu vas faire le pont, allez, sur mes genoux. Pieds et mains par terre, j'ai eu ma fessée pendant qu'il chantait "Sur le pont d'Avignon". Encore j'estime que j'ai de la chance qu'il ne me l'ait pas fait chanter. Les coups en rythme, de plus en plus fort. Bon la leçon est retenue, plus d'écart.

J'ai eu droit à tous nos outils, comme il dit, aucune partie du corps n'a été épargnée, voir la cravache s'approcher des pinces à seins est assez impressionnant, mais j'ai la chance qu'il soit vigilant et prudent.

Il y a eu aussi ces instants d'une domination différente, sensuelle, d'autant que j'étais attachée, pieds et mains liés ensemble, je ne pouvais que "subir" ce que me faisait Monsieur. J'en frémis encore. 

Et ensuite, le moment que je craignais tant est arrivé, il a attrapé ses brosses, et direction la douche. Il les a mouillées et bien savonnées, et a commencé par la plus douce, la noire. Celle-ci n'est pas trop désagréable, ça fait genre gant de crin, après, tout dépend si on appuie fort ou pas. Lui, appuyait assez fort, passait consciencieusement de partout, j'appréhendais de plus en plus la blanche. Peut-être qu'il s'arrêterait à la noire ? 





Non. J'ai eu droit à a blanche, qui elle, fait nettement plus mal. Il a été assez gentil pour ne pas toucher à mon ventre et mes seins (il faut dire que je me suis calée face au mur lol). Pour cette fois. Mais après, j'avais le reste du corps bien rouge, avec des petits points rouges. Et bien sur c'était douloureux. Le soir les marques avaient disparu, mais certaines parties de mon corps étaient douloureuses.

Je me demande bien ce qu'il va inventer pour la prochaine fois, mon Monsieur. Il y a tellement de choses qui lui font envie.... Pauvre de moi.










 


dimanche 17 juin 2018

A la plage - 3

Comment se comporter quand un homme joue avec vous dans l'eau comme si vous aviez tous les deux 15 ans ? Difficile de se laisser aller. Alors je propose d'aller jusqu'aux bouées. Coup de chance il est d'accord. 

Évidemment, j'arrive deux heures après lui (comment ça j'exagère, on est à Marseille j'ai le droit). Lui il crawle et moi je brassouille. Normal hein. Je ne suis pas très à l'aise dans l'eau. Je flotte, c'est déjà ça, mais il ne faut pas qu'on mouille mon visage, panique directe. C'est pour ça que l'océan, ce n'est pas fait pour moi. Trop de vagues.

Les bouées sont bien à 30 km de la plage, heu, 30 mètres. C'est loin quand même. J'ai l'impression que je n'y arriverai jamais. C'est sans compter Aldo qui revient vers moi, me rattrape par la la taille et m'entraine comme un fétu de paille. Je ne peux que m'accrocher à son cou (puissant, le cou, une envie de poser ma tête au creux me tente bien quelques secondes mais la bonne éducation est là on se tient bien non mais !

On arrive, il me lâche et je m'accroche aux bouées. La sensation n'est pas la même que lorsque je tenais son cou. Lui, se tient par les coudes. Tranquille.

Il entame la conversation, en me disant qu'il trouvait que les femmes étaient vraiment pudiques lorsqu'elles arrivaient à la plage, qu'on faisait tout pour se faire remarquer le moins possible. Du coup j'ai pensé à la chanson de Patrick Coutin. "Quand elles se déshabillent et font semblant d'être sages". Ce n'est pas faux ce qu'il dit Aldo.

Mais bon, si au bout de quelques jours de plage on s'habitue, les premiers jours on fait des manières. C'est normal.

Nous revenons vers nos serviettes (crawl, brassouille), nous dirigeons vers la douche histoire de se dessaler, il me tient le bouton poussoir pour que l'eau ne s'arrête pas trop vite de couler, et nous nous installons sur nos serviettes et profitons du soleil.

L'heure avance, je le préviens que je vais rentrer chez moi. Il me demande si je reviens demain. Je n'avais pas prévu du tout d'y retourner et donc je réponds : "oui, bien sur, je serai là". Pfff. 

Je m'habille (d'abord le haut puis le short), récupère mes affaires, et galant, il se lève pour me dire au revoir. Il attrape mon bras, me fait la bise et me dit combien cette après-midi a été intéressante, et qu'il a hâte d'être à demain. Cette main, sur mon bras....  Qui serre doucement, mais fermement. 

Je prends mes Birk, et quitte la plage. Sur le trajet vers chez moi, je me sens rêveuse. Et si ?...









jeudi 14 juin 2018

Nous y sommes, enfin, et toujours sans culotte...

C'était tellement étrange. On aurait dit qu'on venait de faire connaissance. Tout en se connaissant . Les yeux qui sourient. Les mains qui n'osent pas. Les mots dits avec précaution. L'attente.

Il faut dire que les semaines furent longues et qu'il nous a fallu un peu de temps pour retrouver notre intimité.

Un café, de l'humour, et tout naturellement les choses ont repris leur place.

Envolées, les inquiétudes inutiles.
Rassurée Héléa.  Et surtout j'ai bien senti que lui aussi était heureux. Et j'aime quand il l'est. C'est tout ce que je demande. Réussir à le rendre aussi heureux qu'il me rend heureuse .

Nous ne nous sommes pas quittés de la journée . N'avons mis le nez dehors que pour aller manger.

Ce que Monsieur a pu me faire aujourd'hui n'est pas le plus important. C'est cette entente incroyable qui est là . Elle existe. Oui c'est mon Dominant et je suis sa soumise . Mais c'est plus que ça.  

Je me demande si "âmes-sœurs" n'est pas trop fort. Je trouve que c'est pourtant ce que nous sommes dans cette relation D/s, où pourtant ce fût parfois si compliqué de trouver nos marques. 

Ce soir je suis calme. Ce soir je suis sereine. Je pense lui avoir donné le meilleur de moi-même. Quand à moi je suis comblée. 

J'attends notre prochain rendez-vous (tout proche) avec impatience. Il veut que l'on revoie ma façon de me tenir en public, à priori avec le temps j'ai oublié beaucoup de choses...

Merci Monsieur d'être là.

C'est donc nue sous ma robe que je suis allée le prendre à notre lieu de rendez-vous. Comme convenu, il a pris le volant et nous sommes allés petit-déjeuner, histoire de se retrouver, de laisser notre "couple" se reformer.

Nous nous sommes rendus à l'hôtel, où nous commençons à avoir nos petites habitudes. Sur la route il vérifia que j'avais bien obéi. Sentir sa main écarter fermement mes jambes, remonter le long de mes cuisses, et toucher mon entrejambe me fit frémir. On y était.
Nous avons pris possession de cette chambre qui allait devenir notre antre pour la journée entière.

J'ai pris la position d'acceptation, la robe remontant bien haut, et sans ma culotte, autant vous dire que c'était assez fort comme impression, Monsieur me tournait autour, me caressait la tête, et se rapprochait beaucoup de moi.  Il me fit me lever, retirer ma robe, n'ayant pas mis non plus de soutien-gorge je me suis donc retrouvée très vite nue devant lui. Bien sur, il était resté habillé.

Il sortit un petit sac en tissus, dans lequel il y avait une paire de pinces à seins. Il me les mit. J'ai trouvé cela joli. 

Il ouvrit ma valise, puisque je conserve tous nos jouets, et là, mauvaise surprise. Notre cravache, restée courbée pendant plus de six semaines, a claqué (littéralement) dans les mains de Monsieur lorsqu'il la prit.




Ce fut une belle déception. Brisée en deux endroits. Tant pis, nous irons au Décathlon d'à-côté en chercher une autre tout à l'heure. C'est moi qui la lui avait offerte à notre premier rendez-vous. 

Heureusement, il y a d'autres jouets. Il a voulu me faire plaisir et m'a administré une fessée, à la main, à la brosse. Je sais que ce n'est pas trop son truc et j'ai apprécié. Surtout qu'il a fait durer et que j'étais si bien sur ses genoux.

Nous sommes allés chercher une nouvelle cravache et déjeuner. Petite pause. 

Retour à l'hôtel, c'est l'heure des cordes. Le problème avec le chanvre, c'est que ça me laisse des marques rouges au niveau des nœuds. Ayant un repas familial le lendemain, j'ai fait la razzia sur des bracelets bien larges, comme ça je savais que je ne serais pas questionnée. 

Monsieur s'amuse de plus en plus avec moi. Je ne panique plus, donc il peut m'attacher comme il le souhaite. Parfois je me retrouve dans de drôles de positions, ce n'est pas compliqué, je ne peux plus rien faire. Lui, il vérifie toujours que la circulation sanguine se fait bien. Ce que j'aime le voir réfléchir, calculer, pendant qu'il attrape une corde et pense à ce qu'il va faire avec. Il est concentré. 

Moi, j'attends. Parfois il m'attrape et me bascule, pour avoir accès à un autre endroit. Dans ces moments-là, je me sens complètement à lui. Il fait de moi ce qu'il veut.

Ensuite il joue un peu avec moi, chatouilles, caresses. Ou bien il me flagelle avec le martinet, de partout, me donne des coups de cravache, et je ne peux pas bouger, juste subir et accepter. C'était la première fois que je recevais ailleurs que sur les fesses ou les cuisses. Heureusement, il y est allé doucement. Mais voir que j'acceptais cela, m'a montré à quel point j'aime ses jeux. 

Il me libéra, c'est toujours assez long, il y a en général plusieurs cordes, et beaucoup de nœuds. Puis il retira les pinces à seins. Je n'avais pas eu mal lorsqu'il me les avait mises, et pas vraiment mal pendant que je les portais. Mais alors la douleur que j'ai ressentie au moment du retrait m'a arraché des larmes. C'est passé très vite. Mais c'est vrai que cela fait très mal.

Et comme d'habitude, la fin de notre journée reste notre jardin où sensualité et possession prennent toute la place.

















lundi 11 juin 2018

A la plage - 2

Ce fut une après-midi assez spéciale. Normalement je vais seule à la plage. Je peux y croiser des connaissances, mais je reste seule, plutôt isolée.

Hors, avec regard de braise, isolée, je ne l'étais plus. Et c'était sans compter les autres regards, assassins ceux-là, des femmes qui passaient devant nous. Hé, j'ai rien fait moi. Prenez-le, je m'en fiche carrément. Je trouve que je suis très douée pour me mentir à moi-même quand même.

Il a étendu sa serviette tranquillement, il avait apporté le strict minimum, les hommes font souvent ça je trouve. Il s'est allongé, et m'a demandé mon prénom. Jusque là, ma foi, tout allait bien. Lui, c'était Fabio. Ben voyons, un rital. Aldo des années 2020 bientôt.

Tu veux boire quelque chose ? Une glace, peut-être ? Ha tiens, quelle bonne idée. Une glace. Il va à la buvette et je cherche une position (la 5) semi assise, l'air toujours naturel mais on rentre le ventre. On finit en apnée en général. Je suis bête, il l'a bien vu que je ne suis plus une petite jeunette, et lui non plus d'ailleurs, il n'a plus vingt ans depuis un bon moment. Mais c'est plus fort que moi, le côté coquet qui ressort. 

Hop, il revient avec ma glace, lui s'est prit un coca. Avec une paille. Moment silencieux où chacun profite de la fraicheur de sa consommation.

Il tend la main et me dit : "viens". Moi : "où ça ?" Il me regarde bizarrement et précise : "dans l'eau, voyons".

Oh non. Il me faut des heuuuuures pour arriver à la taille. Non non non je n'irai pas. Il attrape ma main et m'entraine. J'y vais.

Sa main est immense. Caleuse. Enveloppante. Caressante. Vous avez compris, quoi. Le genre de main qu'on n'a pas du tout envie de lâcher. En tous les cas, il ne lâche pas la mienne, lui.

Je vérifie que mon bikini est bien mis (je n'ai pas de numéro pour ça), je rentre bien le ventre et met précautionneusement un premier pied dans l'eau. Moins 10 je dirais. Dans mon échelle de valeur des températures de l'eau de la Méditerranée. C'est très personnel, je trouve.

Pas le temps de dire ouf que sa main a quitté la mienne, qu'il m'a attrapée par la taille (je confirme ses deux mains sont immenses) et comme à l'adolescence, je me suis retrouvée sous l'eau direct.












vendredi 8 juin 2018

Sans culotte ?!?

Monsieur m'a fait une drôle de surprise, hier soir. Ça a commencé par une question "normale" :

"Tu bouges, demain ?"
"Non j'ai pas prévu, pourquoi Monsieur ?"

Et c'est là que je suis restée scotchée sur le canapé :

"Demain journée sans culotte"
"Heu.."
"Donc tu ne portes pas de culotte, et à chaque fois que je te le demanderai tu te mettras devant la cam pour me le prouver"

Là j'étais en apnée. Une fois, il m'a demandé de lui remettre ma culotte, mais on était en voiture et cela a duré peu de temps. Là, c'est de toute la journée dont il me parlait.

Et pas moyen de tricher, on a la cam. Je lui ai suggéré que peut-être elle tomberait en panne, il m'a dit "photo alors". J'ai suggéré que mon téléphone tombe en panne. Il a suggéré que la cravache tombe sur mes fesses. Ok. Ça va j'ai compris.

J'ai quand même demandé, si je devais sortir, ce que je devais faire. Tout pareil, sans culotte, mais photo pour le prouver.

J'ai bêtement cru que ça commencerait après ma douche. Il me fait son coucou du matin, tout à l'heure, moi, le nez dans mon bol de café, en pyjama et bien sur avec ma culotte de la veille. J'étais encore à moitié endormie. Et là il me dit : "en position". (Alors, dès qu'il dira ou écrira cela, je devrai prouver que je suis bien sans culotte.)

Me voilà à retirer le bas du pyjama, la culotte et prouver à Monsieur que j'ai bien obéi. D'un côté je me suis sentie ridicule, mais d'un autre il faut bien lui obéir... On va espérer qu'il sera très très pris par son boulot aujourd'hui...  Il l'a été...  Ouf.

Je suis propre, habillée, mais la sensation est vraiment étrange. Il me manque  quelque chose.  Difficile de résister pour ne pas désobéir et foncer récupérer une culotte dans la commode. Mais comment tenir une journée comme cela ? Je me souviens de la fois où nous étions allés manger et ma culotte était dans sa poche. J'avais gardé mon manteau tout le repas. 

Et si je me remettais au lit ?

Au bout de quelques heures, mon corps me fait un sale coup. Il semble apprécier la situation et je deviens très humide. Et Monsieur a été très clair. Interdiction de me donner un quelconque plaisir. Et que si je transgressais son ordre ce serait dangereux. Décidément je suis gâtée aujourd'hui. Mon Monsieur me fait des misères. 

J'ai eu également la chance de recevoir deux livraisons. Quel bonheur de se retrouver dans la rue, je vous laisse imaginer. Mais au moins cela a calmé les sensations que je ressentais. Le stress.

Voilà, journée terminée, j'ai enfin l'autorisation de me rhabiller. 

Et là il m'annonce que pour notre rendez-vous de demain, je dois venir tout pareil. Sans ma culotte ! Puisque je me suis "habituée". 













mardi 5 juin 2018

A la plage


Il suffit parfois d'un rien. Se balader, au soleil de début juin, le long des plages, sans aucun but que celui de profiter de la chaleur encore supportable de l'été qui s'installe. 

On voit que les plages commencent à se remplir, on est loin de la foule des vacances scolaires, il y a de la place pour poser sa serviette et s'installer confortablement. Bouteille d'eau fraiche dans le rafraichisseur, livre, téléphone, cigarettes. Ha non plus de cigarettes. Un fruit.

Le moment toujours gênant du déshabillage, un rituel. D'abord le short, et une fois assise, le top. Encore plus troublant, se tartiner de crème, de partout. En espérant que les autres personnes ont autre chose à faire que me regarder.

Je lève les yeux et le vois. Regard de braise, cheveux bruns ondulés qui donnent envie de passer la  main à travers. Il a l'air de surveiller que je mets bien la crème de partout. Moi, je baisse les yeux direct, et fais mine de rien. Je continue de me passer consciencieusement la crème (il faut bien se protéger, surtout les premières expositions, quand la peau est si blanche). 

Le malaise est là, pourtant. Regard de braise est à deux serviettes de moi, et seul. Je dois bien pourtant finir par lever la tête. Et si je me retournais ? Hop sur le ventre, mon livre et je l'oublie. Bonne idée.

Après m'être rendue compte que je lisais le même passage pour la troisième fois, avec des fourmis dans les jambes, j'ai soif. Bien obligée de m'assoir. J'essaie mon air naturel numéro 3, celui où on se retourne de façon classe et naturelle, pas celui où on se retrouve à quatre pattes, vous voyez ? Une fois assise, tout en sortant la bouteille de son étui, petit regard discret deux serviettes à droites. Regard de braise accroche mon regard, d'un air légèrement moqueur. Pas dupe du tout, et très sur de lui.

Je bois, mais cette fois, courageusement, je le fixe d'un air de dire : "quoi ? vous avez un souci avec moi ?" Non mais c'est vrai quoi, je viens à la plage pour me détendre, pas pour une inspection en règle. 

Mais que fait-il ? Ha il remballe. Très bien. Je vais pouvoir aller goûter l'eau. Enfin débarrassée de cet enquiquineur. Tranquille. 

Une ombre. Je lève la tête. C'est lui. De près il est encore plus beau. Je le regarde d'un air interrogateur.

"Je peux m'installer près de vous ? Nous sommes seuls tous les deux, on pourra discuter..."
"Mais.. Heu... Oui, pourquoi pas ?"











 


samedi 2 juin 2018

Quand le boulot s'en mêle

Trop long. Je n'en peux plus d'attendre pour le revoir, et je sais que pour lui aussi c'est compliqué. Alors j'ai pensé et proposé d'y aller à ses heures de boulot. Il va s'arranger pour se libérer un moment, et après toutes ces semaines sans se voir, on va prendre un peu d'avance sur notre vraie journée qui approche maintenant à grands pas. Tout à l'heure. C'est ce qui était prévu, du moins.

Le savoir si près et ne pas le voir est difficile. Quand il y a des centaines de kilomètres de distance, on se fait une raison. Mais quand on sait qu'en 30 minutes je pourrais être avec lui, c'est intenable.

Le travail, la vraie vie, tout a fait qu'à peine nous connaissions nous, un mois, que nous avons été séparés. La partie de moi, celle qui est raisonnable accepte cela. D'autant qu'il n'a pas eu le choix non plus. Mais l'autre partie de moi, celle qui a besoin de Lui, qui veut être auprès de Lui, faire ce qu'il me demande, aime le sentir près de moi, cette partie là de moi, se sentait mal. Alors oui, on se voit bientôt. Mais bientôt, c'est trop loin.

Et si je ne lui plaisais plus ? Une telle coupure, ça fait peur. J'ai besoin de savoir. Avant. Je suis anxieuse. Pourtant il m'appelle tous les jours, je devrais me détendre. Avoir plus confiance en moi. Presque un mois et demi, c'est tellement long.

Il a eu l'air content que je propose d'y aller. Ce ne sera pas très long, c'est sur, mais permettra qu'on tienne plus facilement jusqu'à la semaine suivante.

J'essaie d'imaginer, je le tiens au courant de l'heure de mon arrivée grâce à Wase, et quand j'arrive il est là. Il prend le volant parce qu'il sait que je déteste rouler dans Marseille et moi, j'attends sur le siège passager de voir ce qu'il va me dire. Ou me faire. Ou me demander. Joie et peur. Là pas question de papillons, juste le cœur qui s'emballe. Revoir mon Monsieur, j'en rêve depuis le 20 avril.

Il a assuré durant cette période. Jamais il ne m'a laissée sans nouvelles une seule journée. Il surveillait aussi, m'a fait arrêter la cigarette, forcée à manger mieux, utilisé la caméra pour voir comment cela se passait à la maison. Franchement, pourquoi je m'inquiète ? Mais on ne se refait pas...

Et après, on retrouvera notre rythme. Plus de longues coupures hormis les vacances, je pense qu'on aura fait le plus dur. C'est la première fois que je souffre autant. Mais cela ne peut que s'arranger...

Monsieur, j'ai si hâte...

Mais, le boulot ayant le dernier mot, je vais quand même devoir attendre une semaine de plus. Allez, commençons le compte à rebours.