dimanche 17 juin 2018

A la plage - 3

Comment se comporter quand un homme joue avec vous dans l'eau comme si vous aviez tous les deux 15 ans ? Difficile de se laisser aller. Alors je propose d'aller jusqu'aux bouées. Coup de chance il est d'accord. 

Évidemment, j'arrive deux heures après lui (comment ça j'exagère, on est à Marseille j'ai le droit). Lui il crawle et moi je brassouille. Normal hein. Je ne suis pas très à l'aise dans l'eau. Je flotte, c'est déjà ça, mais il ne faut pas qu'on mouille mon visage, panique directe. C'est pour ça que l'océan, ce n'est pas fait pour moi. Trop de vagues.

Les bouées sont bien à 30 km de la plage, heu, 30 mètres. C'est loin quand même. J'ai l'impression que je n'y arriverai jamais. C'est sans compter Aldo qui revient vers moi, me rattrape par la la taille et m'entraine comme un fétu de paille. Je ne peux que m'accrocher à son cou (puissant, le cou, une envie de poser ma tête au creux me tente bien quelques secondes mais la bonne éducation est là on se tient bien non mais !

On arrive, il me lâche et je m'accroche aux bouées. La sensation n'est pas la même que lorsque je tenais son cou. Lui, se tient par les coudes. Tranquille.

Il entame la conversation, en me disant qu'il trouvait que les femmes étaient vraiment pudiques lorsqu'elles arrivaient à la plage, qu'on faisait tout pour se faire remarquer le moins possible. Du coup j'ai pensé à la chanson de Patrick Coutin. "Quand elles se déshabillent et font semblant d'être sages". Ce n'est pas faux ce qu'il dit Aldo.

Mais bon, si au bout de quelques jours de plage on s'habitue, les premiers jours on fait des manières. C'est normal.

Nous revenons vers nos serviettes (crawl, brassouille), nous dirigeons vers la douche histoire de se dessaler, il me tient le bouton poussoir pour que l'eau ne s'arrête pas trop vite de couler, et nous nous installons sur nos serviettes et profitons du soleil.

L'heure avance, je le préviens que je vais rentrer chez moi. Il me demande si je reviens demain. Je n'avais pas prévu du tout d'y retourner et donc je réponds : "oui, bien sur, je serai là". Pfff. 

Je m'habille (d'abord le haut puis le short), récupère mes affaires, et galant, il se lève pour me dire au revoir. Il attrape mon bras, me fait la bise et me dit combien cette après-midi a été intéressante, et qu'il a hâte d'être à demain. Cette main, sur mon bras....  Qui serre doucement, mais fermement. 

Je prends mes Birk, et quitte la plage. Sur le trajet vers chez moi, je me sens rêveuse. Et si ?...









2 commentaires:

  1. Et c'est peut-être en faisant tout pour se faire remarquer le moins possible qu'on se fait le plus remarquer? Ce peut-être aussi une stratégie… ;)

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    1. Non mais l'effet magique d'impulse ça ne marche pas dans la vraie vie vous savez FF ?

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