samedi 23 juin 2018

A la plage - 4

Je me rendis à la plage, le lendemain, en me disant que je n'avais vraiment aucune volonté, mais bien contente quand même. Le soleil me caressait la peau, mon sac à l'épaule n'était pas trop lourd, mes pas me portaient tranquillement à ma plage favorite.

Je me demandais si Regard de braises serait déjà là. Il l'était. Bien sur. Il se leva comme je m'approchais, mes sandales à la main. C'était sympa, aller à la plage avec quelqu'un. Pas toute seule comme d'habitude.

Il me fit la bise, me demanda si j'allais bien, et vint le moment, pire que la veille, du déshabillage. Hé oui, il n'était plus à deux serviettes de moi, là. Bon, allez, air naturel numéro 23, on essaie de faire vite et zou, allongée sur le dos.

Et devinez, ça n'a pas loupé ! "Veux-tu que je te mette ta crème ?" Non mais sérieux. Ca existe encore ça ? Et devinez, ce que j'ai répondu. Voilà, bravo.

Donc, assise, je me tartinais les jambes et le ventre, et je sentis sa main (sa main, caleuse, grande, puissante) me masser attentivement épaules, dos, bras. Mmmmh que c'est bon.

La conversation était un peu plus intime que la veille, il me parlait de sa vie, les grandes lignes, je faisais pareil, on parlait de nos enfants respectifs, de nos boulots. Finalement, il était peut-être entreprenant, mais également intéressant, et aussi il savait écouter.

Cette fois je me fichais de savoir si on nous regardait, si des jalouses me fusillaient du regard. Je prenais confiance en moi.

"On y va ?" Cette fois je compris et me levais, me demandant comment la baignade allait se passer. Il prit ma main, mais ne me fit pas le coup du "je te plonge dans l'eau". Il me fallu donc un peu de temps pour entrer dans l'eau, mais il m'encouragea. Et nous voici nous dirigeant vers les bouées, (crawl, brassouille).

Des petites visites aux profondeurs, les bancs de poissons qui fuyaient devant nous, puis retour vers la plage, avec le rituel de la douche. Il reprit ma main lorsque nous nous dirigeâmes vers nos serviettes. Une fois allongés, alors qu'il ne l'avait pas lâchée, je sentis ses doigts remonter vers mon poignet. Il le caressait doucement, discrètement, aussi.

Je sentis une certaine plénitude m'envahir, me laissant espérer un été différent des autres. Je me laissais aller et me détendis, lâchant prise, pour une fois.

Sa main, ses doigts, se promenèrent le long de mon bras. Mais il ne tenta pas de gestes déplacés. Au bout d'un moment, il me demanda ce que je souhaitais boire, ou une glace, et comme la veille, nous profitâmes de nos rafraichissement.

L'heure tournait, je n'aime pas passer trop de temps sous le soleil, et je le prévins que j'allais rentrer. "Resto ?" On se retrouve ce soir ?" Cela me ferait plaisir, me dit-il.

C'est donc toute guillerette que je rentrais chez moi, me demandant ce que j'allais porter tout à l'heure.


4 commentaires:

  1. Une histoire qui promet bien des choses... 😉

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    1. Oui c'est vrai que c'est assez ouvert là, je peux m'amuser.

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  2. Pourvu que sa femme se pointe pas!!!!! ;)

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    1. Ha tiens quelle idée lol. Je vais y réfléchir. Mais je ne sais pas trop quoi en faire de sa femme. La noyer, peut-être?

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