samedi 2 juin 2018

Quand le boulot s'en mêle

Trop long. Je n'en peux plus d'attendre pour le revoir, et je sais que pour lui aussi c'est compliqué. Alors j'ai pensé et proposé d'y aller à ses heures de boulot. Il va s'arranger pour se libérer un moment, et après toutes ces semaines sans se voir, on va prendre un peu d'avance sur notre vraie journée qui approche maintenant à grands pas. Tout à l'heure. C'est ce qui était prévu, du moins.

Le savoir si près et ne pas le voir est difficile. Quand il y a des centaines de kilomètres de distance, on se fait une raison. Mais quand on sait qu'en 30 minutes je pourrais être avec lui, c'est intenable.

Le travail, la vraie vie, tout a fait qu'à peine nous connaissions nous, un mois, que nous avons été séparés. La partie de moi, celle qui est raisonnable accepte cela. D'autant qu'il n'a pas eu le choix non plus. Mais l'autre partie de moi, celle qui a besoin de Lui, qui veut être auprès de Lui, faire ce qu'il me demande, aime le sentir près de moi, cette partie là de moi, se sentait mal. Alors oui, on se voit bientôt. Mais bientôt, c'est trop loin.

Et si je ne lui plaisais plus ? Une telle coupure, ça fait peur. J'ai besoin de savoir. Avant. Je suis anxieuse. Pourtant il m'appelle tous les jours, je devrais me détendre. Avoir plus confiance en moi. Presque un mois et demi, c'est tellement long.

Il a eu l'air content que je propose d'y aller. Ce ne sera pas très long, c'est sur, mais permettra qu'on tienne plus facilement jusqu'à la semaine suivante.

J'essaie d'imaginer, je le tiens au courant de l'heure de mon arrivée grâce à Wase, et quand j'arrive il est là. Il prend le volant parce qu'il sait que je déteste rouler dans Marseille et moi, j'attends sur le siège passager de voir ce qu'il va me dire. Ou me faire. Ou me demander. Joie et peur. Là pas question de papillons, juste le cœur qui s'emballe. Revoir mon Monsieur, j'en rêve depuis le 20 avril.

Il a assuré durant cette période. Jamais il ne m'a laissée sans nouvelles une seule journée. Il surveillait aussi, m'a fait arrêter la cigarette, forcée à manger mieux, utilisé la caméra pour voir comment cela se passait à la maison. Franchement, pourquoi je m'inquiète ? Mais on ne se refait pas...

Et après, on retrouvera notre rythme. Plus de longues coupures hormis les vacances, je pense qu'on aura fait le plus dur. C'est la première fois que je souffre autant. Mais cela ne peut que s'arranger...

Monsieur, j'ai si hâte...

Mais, le boulot ayant le dernier mot, je vais quand même devoir attendre une semaine de plus. Allez, commençons le compte à rebours.







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