dimanche 29 juillet 2018

Elle l'écoutait.

Elle l'écoutait, les papillons au creux de son ventre, lui dire "Bonjour, ma soumise, je suis heureux de te revoir".

Elle l'écoutait, perturbée, quand dans la voiture il disait vouloir vérifier si elle avait obéi. Et qu'il le faisait, la gênant dans sa conduite, sachant qu'il risquait de sentir son humidité.

Elle l'écoutait, rassurée, lui dire que sa robe était jolie, mais pas autant que sa soumise.

Elle l'écoutait, soumise, lui demander de prendre la position d'acceptation, afin qu'il puisse commencer de s'occuper d'elle.

Elle l'écoutait, inquiète, décider de commencer par rougir un peu ses fesses, maintenant très blanches avec le bronzage.

Elle l'écoutait, comblée, se féliciter des couleurs et des marques qu'il avait données à ses globes.

Elle l'écoutait, amusée, se servant dans le sac rempli de cordes de différentes longueurs, réfléchir à voix haute à ce qu'il pourrait faire. "Tu voudrais quoi, toi ?"

Elle l'écoutait, obéissante, lui demander un pied, une main, les deux autres, se pencher, ne pas bouger, "tu resserres les nœuds là ma soumise"

Elle l'écoutait, se tenant prête, "Attention, je te renverse", lorsqu'il la basculait sur le lit, dans une position improbable, et complètement immobilisée.

Elle l'écoutait, honteuse, lui faire la leçon pour les deux fautes qu'elle avait commises et dire qu'elle allait être punie. Peur.

Elle l'écoutait, humble, décider de la punition appropriée. Peur.

Elle l'écoutait, domptée, lui dire que c'était fini. Elle souffrait. Mais elle avait souffert bien plus de fauter. Enfin, juste après.

Elle l'écoutait, tranquille, bavarder tranquillement pendant qu'il la détachait et qu'une autre douleur s'installait, les membres reprenant leurs places.

Elle l'écoutait, heureuse, lui dire qu'il était fier de sa soumise, et qu'il la prenait contre lui.

Elle l'écoutait, excitée, même s'il ne disait rien, lorsqu'il prit un préservatif pour ces moments toujours aussi forts, un truc incroyable. Il était si fort.

Elle l'écoutait, docile, lui demander la position disant que c'était terminé.

Elle l'écoutait, avide, tant sa conversation lui plaisait.

Elle l'écoutait, courageuse, lui demander de l'accompagner sur le quai. Elle savait que pour lui non plus, la séparation n'était pas facile. Alors, elle lui souriait. Qu'il garde l'image d'une soumise heureuse.

Monsieur était parti...

Mais tout ceci n'était que le fruit de son imagination, la rencontre était pour plus tard...










jeudi 26 juillet 2018

Evoluer, oui, mais les sites, alors ?

J'ai changé. J'ai évolué, il n'y a qu'à reprendre depuis le début (hors fictions) pour s'en rendre compte. Et ceux qui me lisent le savent déjà.

Le problème, c'est que je me retrouve devant un dilemme. Je ne connais que des sites, des forums, dont le sujet de base est la fessée, les spankers, les spankees. 

Ce qui m'allait bien, lorsque j'étais une chipie qui adorait casser les pieds des Messieurs. J'y ai passé du temps, durant quelques années, avec parfois des coupures, de mon fait, ou bien parce que lesdits sites avaient fermé.

Mais maintenant, quand j'y vais, parce que forcément, on s'habitue, on s'attache, et on y revient, je ne m'y retrouve pas trop. 

Il y a des sujets où j'aurais foncé tête baissée avant. Où les filles chahutent les Messieurs, et franchement, ce que j'ai pu m'amuser. J'ai parfois poussé le bouchon un peu loin, je l'avoue. Rien n'arrêtait les provocations, les bêtises. Et lorsqu'on s'y mettait à plusieurs, c'était vraiment des parties de fou-rires.

Mais quand on change comme je l'ai fait, qu'on n'a plus du tout la même vision des choses, et lorsqu'on lit un nouveau sujet de ce genre, la question se pose. Ai-je envie, ai-je même le droit, le besoin, de rentrer dans la conversation, pour dire des choses que finalement je ne partage plus ? Non, je préfère passer. Ce n'est plus moi.

Se faire gronder par des Messieurs, alors que mon propre Dominant ne me gronde pas ? Je n'aime plus. Asticoter, alors que je n'en ai plus envie ? A quoi bon ?

Bien sur, je trouve toujours des sujets hors "chipie", et je m'exprime si j'en ai l'envie. Mais le décalage est là.

Je n'ai pas envie de couper avec ces sites, j'y ai trop de souvenirs, j'y connais virtuellement des gens, des gens avec qui j'ai partagé des moments agréables, des gens intelligents, sympathiques. 

Mais il ne faut pas se voiler la face. Ces jeux-là ne sont plus les miens. C'est difficile, de réaliser cela. Mais cela permet aussi de voir qu'on avance. Que sans oublier celle que j'ai été, et que j'ai aimé être, je préfère maintenant être celle que je suis devenue. Je suis plus sereine, mieux dans ma peau. 















lundi 23 juillet 2018

Elle l'attendait.


Elle l’attendait. Le train n’allait pas tarder. Le parking était quasiment vide, en cette période estivale, par miracle une place à l’ombre était libre. Ce sont des petites choses qui font toujours plaisir.

Elle l’attendait, debout sur le quai. Malgré l’interdiction, une cigarette lui aurait fait du bien. Parfois, cela la prenait encore. Cette envie. Mais elle résistait. Ç’aurait été dommage.

Elle l’attendait, frémissante, se demandant comment la journée allait se passer. Bien sûr, elle savait les grandes lignes. Mais avec lui, tout pouvait changer. Finalement, c’était l’inconnu à chaque fois.

Elle l’attendait, maintenant sa robe, une brise légère avait tendance à vouloir se glisser dessous, et la soulever. Et tout le monde saurait. Tout le monde saurait qu’elle ne portait pas de culotte, selon son ordre. D’y penser, une humidité se fit sentir au creux d’elle.

Elle l’attendait, impatiente, faisant les cent pas sur ce quai. Elle voulait le voir. Entendre sa voix. Sentir son nez dans son cou.

Elle l’attendait, fébrile, pensant à tout ce qu’il pourrait lui faire. A tout ce qu’il allait lui faire. Du bien, du mal, elle aimait autant les deux.

Elle l’attendait, nerveuse, va-t-il aimer ma robe ? Elle avait attaché ses cheveux, il aimait voir son cou. Mais elle était fatiguée et se trouvait mauvaise mine. Elle se voulait belle pour lui.

Elle l’attendait, soumise, prête à tout pour lui plaire. Prête à tout pour le rendre heureux, surtout. Obéir, sourire, frémir.

Elle l’attendait, avide, de ces moments si forts, de ses mains, de sa bouche, de son sexe. De sa façon de la prendre, qui disait qu’elle lui appartenait.

Elle l’attendait, inquiète, de ses nouveaux plaisirs, faire mal un peu plus à chaque fois. 

Elle l’attendait, ravie, aussi, de ses nouveaux plaisirs, faire mal un peu plus à chaque fois.

Elle l'attendait, curieuse, de savoir si elle résisterait au safe-word. 

Elle l'attendait, coupable, des fautes graves qui seraient punies par lui. 

Elle l’attendait, distraite, toute à ses pensées. N'avait pas entendu le train.

Monsieur était là devant elle...






vendredi 20 juillet 2018

Ces habitudes que j'ai prises toute seule


Nous avons un protocole. Donc des règles, que j’ai déjà détaillées. Et que je suis, du mieux que je peux, avec parfois quelques écarts. Punis, les écarts. Toujours.

Mais je réalise que je me suis, petit à petit, imposé des habitudes, vis-à-vis de Monsieur. 

Bien sur, il ne m'a rien demandé pour tout cela. C'est en apprenant à connaître ses désirs, ses inquiétudes, et ce qui le contrarie, le connaître lui, bien sur, aussi, que cela m'est venu, afin de le rassurer sur certains points, le satisfaire sur d'autres, et éviter les contrariétés.

Si je lui dis ce que j’ai pensé à faire, il ne relève pas, en général. Parfois j’aimerais bien un petit « merci ma soumise c’est trop gentil ». Mais non, et j’ai su pourquoi.

Je lui ai demandé, au début, pourquoi il ne me disait pas qu’il était content de ce que je faisais pour lui, c’est là qu’il m’a expliqué que c’était normal, puisque je me devais de veiller à son bien-être. 

Il est vrai que je n’y connaissais rien, il m’apprenait. Donc, je ne dois attendre aucun remerciement, tout ce que je pourrais faire pour lui est normal. C’est un dû. 

La première chose que j’ai faite, très vite, fut de régler mon réveil sur ses horaires. De façon à être disponible lorsqu’il me dit bonjour le matin. Il s’est passé une fois où je dormais, ne lui ai pas répondu alors que je le faisais tout le temps, et cela ne s’est pas bien passé. Donc, j’ai mis le réveil. Ne plus entendre cette voix froide et fâchée. Ce que je peux la craindre... Il ne s'énerve pas. Mais c'est pire je crois.

J’attends toujours, s’il doit m’appeler, qu’il l’ait fait avant de faire des choses qui m’empêcheraient de lui répondre. C'est parfois long. Alors tout de même je lui demande s'il a une idée de l'heure, ou s'il y a un changement.

Je le préviens sur skype de tous mes déplacements, comme cela je sais qu’il ne s’inquiètera pas.

Et beaucoup d'autres petites choses.

Par exemple, maintenant, j'ai toujours les cheveux attachés. Monsieur aime voir mon cou, et où que je sois, seule ou pas, mes cheveux sont attachés. C'est ma façon d'être à lui même de loin. J'ai aussi, bien sur, le collier de cheville qui ne m'a pas quittée depuis fin mars.

Je ne m'occupais pas trop de moi, avant. Je sais qu'il aime que je prenne soin de mon corps, donc je me suis mise à manger correctement, mais aussi à bichonner ma peau, et me décider à me maquiller, me vernir les ongles. Des choses que je faisais, mais vraiment lorsqu'il le fallait. Là, je le fais même si je reste chez moi, même si je ne le vois pas.

Lui, peut me voir. Autant qu'il soit content de ce qu'il voit par la cam. Je sais que s'il me voit, jambes décroisées, cheveux attachés, il est satisfait.

La cam. Je la déplace maintenant. Avant, c'était le salon la journée, la chambre la nuit. Maintenant elle me suit partout. Toujours de mon initiative.

Aussi, il m'arrive de lui demander, au moindre doute, si j'ai le droit ou pas de faire telle ou telle chose.

J'aurais d'autres exemples, mais je pense que le message est passé. J'en suis arrivée, de moi-même, à agir de façon à ne pas lui déplaire ou le décevoir. Mieux, à le satisfaire. Et j'en suis ravie. Et je m'évite, nous évite, bien des soucis.

J'anticipe, quoi...









mardi 17 juillet 2018

A la plage (fin)


Allongée sur ses genoux, les premières claques tombent et je ferme les yeux. Vraiment, c'est incroyable cette histoire. Mes réflexions s'arrêtent là car Aldo monte en puissance et je commence à sentir chaleur et douleur, là où ses mains frappent. Je sens qu'il a une grande habitude. Pas d'hésitations, il alterne des tapes qui couvrent toute la surface de mes globes que j'imagine se colorer, ou bien, il claque plusieurs fois au même endroit, et là, c'est bien douloureux. 

De temps en temps, il les caresse tendrement. Les masse. Puis, sans crier gare, il reprend la volée, intensité supérieure. Je me sens au bord des larmes.

J'essaie de me glisser vers le sol, il a vite fait de me remonter vers lui, me coincer les jambes entre les siennes, et je ne peux plus bouger. Oui, il a de l'expérience...

Il reprend, fesse droite, fesse gauche, haut des cuisses, tout en appuyant sur ma nuque. J'adore ça, moi.. Je me tortille et commence à gémir. De temps en temps, il glisse un doigt en moi, pousse un soupir et me dit que c'est inadmissible. Il est marrant, tiens. Le contexte, la fessée inattendue, comment ne pas être trempée ? Je vous le demande...

Au bout de quelques minutes, ça ne loupe pas, il m'envoie au coin. Mains sur la tête, jambes écartées, interdiction de me frotter là où ça chauffe tant. C'est plus fort que moi, limite instinctif, mes paumes se posent sur mes fesses et frottent doucement. Je l'entends se plaindre de ne pas avoir apporté ses instruments, histoire de m'empêcher de désobéir. Je pense à tous ce qui est caché dans mon armoire, mais je me tais.

Mais les messieurs ont souvent un accessoire toujours disponible, et il me cingle avec sa ceinture, le premier coup sur ma main droite me fait reprendre la position immédiatement. Il continue toutefois sur mes fesses et le haut de mes cuisses, mais pas trop longtemps.

Je l'entends qui se sert un café à la Senséo, et moi je suis debout à attendre son bon vouloir. Je m'inquiète des traces qui pourraient rester sur les cuisses, ce qui pourrait être gênant à la plage.

Au bout d'un bon quart d'heure, il me dit de me mettre face à lui, debout. Lui, déguste son café. Il lève la tête, me regarde, sourit, et me dit que décidément, il est de plus en plus heureux de m'avoir rencontrée.

Il espère que le message est clair, qu'il sera là pour moi, mais qu'il ne tolèrerait aucun écart de ma part, quel qu'il soit. Qu'il savait bien que je n'avais rien fait pour mériter cette fessée, mais qu'il avait besoin de savoir si ce genre de relation pouvait me convenir.

Je restais silencieuse, je le voyais différemment, et au fond de moi j'étais ravie. Cet été allait être agréable sous tout point de vue, et qui sait ce que l'avenir nous apporterait.

"Va mettre le maillot, on retourne à la plage, que tout le monde voie tes jolies rougeurs. Allez file !"

Je filai...


FIN (SI !)





samedi 14 juillet 2018

J'aime





Quand vous me regardez, et que vous calculez,
Quoi faire de vos cordes,mon corps livré à vous,
Et que vous m'attrapez, me tordez, me pliez,
J'aime ce que vous faites avec moi je l'avoue.

Quand vous me surprenez, quelle que soit la façon,
Que vous me démontrez que vous me dominez,
Quand vous me faites mal, et souvent sans raison,
Quand vous prenez mon corps, sans rien me demander.


Quand vous me protégez, des autres et puis de moi,
Savoir qu'avec la cam chez moi vous pénétrez,
Que vous soyez présent, même sans être là,
Entendre votre voix lorsque vous m'appelez.

Rester au lit tranquille, attendre patiemment,
Ce "Bonjour ma soumise" que j'ai chaque matin,
Et même si parfois, ce n'est qu'un court instant,
Savoir que d'ici peu, je verrai votre main.









mercredi 11 juillet 2018

A la plage (6)

Je me réveille, seule dans mon lit, mais j'entends du bruit dans la cuisine. Je prends le temps de me réveiller, je m'étire, mets le nez sur son coussin pour retrouver son odeur.

Je le rejoins, et il n'a encore pas fait les choses à moitié. Un petit déjeuner de rêve m'attend. Il me prend dans ses bras, me dit combien il est heureux, m'embrasse et je me souviens de la frustration de cette nuit, lorsqu'on s'est rendus compte que nous n'avions pas de préservatifs. Il a fallu rester sages.

Comme s'il lisait dans mes pensées, il me dit qu'il ne fallait pas oublier d'aller à la pharmacie. Je me sens devenir rouge tomate. 

Après ce somptueux repas, nous nous préparons pour aller nous baigner. J'aime la plage, le matin. Les services de la mairie ont aplati le sable, il y a moins de monde, c'est plus calme.

Je vais à la plage. Comme d'habitude. Sauf que cette fois, je ne suis pas seule. Je ne porte aucun sac, je me dis que je rêve, que ça ne peut pas m'arriver à moi. Mais si. Mon Dieu, il m'embrasse dans le cou, sur l'esplanade, devant tout le monde. Me revoilà toute rouge. Mais ravie, je l'avoue.

Nous (nous !) installons nos affaires, cette fois je me moque de l'étape déshabillage, j'ai un protecteur à côté de moi. La Belle Bleue nous attend, on s'y plonge avec délices, (crawl, brassouille, mais je m'en fiche maintenant) il est tout contre moi, me colle et ses bras m'encerclent, j'ai peur de couler mais il est fort et me maintient hors de l'eau. Bisous salés, je me sens gênée devant les gens, mais je n'ai pas le choix. Je me laisse aller.

Nous retournons faire bronzette et il prend le spray de protection solaire et sa main s'attarde par endroits. Je commence à me sentir légèrement excitée. Apparemment lui aussi, car il me suggère de remballer tout avant que la pharmacie ne ferme.

Nous arrivons chez moi, il m'entraine sous la douche. Il fait bien mousser la fleur de douche qui devient blanche, et sent bon la vanille. Délicatement, il me la passe de partout, depuis le cou jusqu'aux pieds. Puis il revient vers mes fesses et les caresse sous l'eau qui rince nos corps. Il me demande alors, si je suis une fille bien sage. Si je n'ai rien à me reprocher. 

Je suis tellement estomaquée que j'en reste sans voix. Il donne de petites tapes et répète ses questions. Je me sens devenir trempée, malgré l'eau qui glisse sur moi. Je me dis que ce n'est pas possible. Ce serait un spanker ? Le type qui m'a draguée, qui a dormi avec moi, qui va faire l'amour avec moi, est un spanker ? Pour un peu je me croirais un 25 décembre... 

Pour être bien sure de ce que je comprends, je baisse la tête avec un air mi-coupable mi-mutin. Ça ne loupe pas, il me soulève le menton et me dit de le regarder dans les yeux. Ce que je fais. Et il répète une troisième fois sa question. Je bafouille un "Je ne sais pas", et le voici en train de m'essuyer, de s'essuyer, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je me retrouve debout devant lui, assis sur le canapé.

Il glisse sa main au creux de moi, me regarde, me demande si je n'ai pas un peu honte, d'être mouillée comme cela. Je baisse la tête. Il attrape mon bras et me bascule sur ses genoux. 

Je suis déjà nue, il caresse mes fesses, et commence à les claquer doucement...







dimanche 8 juillet 2018

Insomnie

Ceci est totalement hors sujet. C'est un hommage.

Léo, tu n'avais que trois ans et j'ai du prendre la décision. La vétérinaire a été très douce. Tu t'es endormi, puis tu es parti, tes souffrances enfin terminées.

En octobre, quand j'ai su que tu étais condamné (tu avais 2 ans et demi) par cette pourriture de cardiomyopathie hypertrophique, j'étais en état de choc. Puis le rythme s'est fait, les médicaments, les aliments médicalisés, plus de stress. Mais quand même ce fut rapide. 

Tout semblait aller bien. Je le savais, cela pouvait nous tomber dessus dans moins de dix ans, demain, dans six mois, dans quatre ans, toi tu continuais ta vie de chat heureux, jamais je n'aurais cru qu'en quarante-huit heures tout serait fini.

Bébé, merci pour ces trois ans et quelques d'amour.

Qui va se coucher en plein milieu du lit, bien étalé, me forçant à me faufiler sur ta droite ou sur ta gauche si je voulais y aller aussi ?

Qui va m'engueuler si je rentre au bout de trop longtemps d'absence à tes yeux ? (Une heure, c'était de l'abus, déjà)

Qui va capter mon regard, ne plus le lâcher, et là, on se disait tout sans rien dire. Et avec un brrrrout tu te précipitais vers moi.







Qui va surveiller ma sortie de la douche et se mettre à miauler jusqu'à ce qu'enfin je me décide à prendre ta brosse pour la passer sur tout ton petit corps ?

Qui va décider qu'il est temps que je me réveille, et va venir me lécher les paupières, la bouche. Poser sa petite patte sur mon nez. Intraitable. 

Qui, avec cette même patte, va me tapoter la main quand je mange, pour me dire que tu goûterais bien ce truc dans mon assiette.

Plus personne.

Mais au moins tu ne souffres plus. 

Au revoir mon Léo. 

01.03.2015-07.07.2018






Merci à Sia et à Monsieur de leur soutien.

samedi 7 juillet 2018

Où j'apprends vraiment à me soumettre (2)



Après cette matinée riche en changements, il m'a laissée passer une petite robe et nous avons grignoté tranquillement. Nous avons très peu mangé, en fait. 

L'ambiance était zen, de toutes façons nous nous entendons bien tous les deux. Les rôles sont bien posés, mais nous discutons toujours sur un pied d'égalité. Je reste à ma place, bien sur, mais je peux dire ce que je veux, sans censure (dans les limites du respect, évidemment).


 
Il me dit qu'il aimerait s'entrainer avec les cordes dans l'après-midi. 

Ce n'est pas très confortable, en fait. J'étais assise sur ma chaise de bureau minimaliste et patientais pendant qu'il regardait des tutos et me tournait autour. Mais cela ne me gênait pas. Au contraire, savoir qu'il s'entraine sur moi me fait plaisir. Par contre l'assise est très ferme, et mes pauvres fesses souffraient avec ce qu'elles avaient reçu le matin.

Quand je pense à la première fois où il m'a attachée (et vraiment ce n'était rien du tout), et où j'ai fait une attaque de panique, cette fois si terrible où je n'ai pas réussi à prononcer le safe-word, et là, je lui confiais mes bras, mes poignets, toute molle sans réfléchir. Aucune peur, aucune crainte. Je bavardais, même... 

Le seul souci, ce sont les marques que peuvent laisser les cordes, mais j'ai trouvé l'astuce pour les cacher. Des bracelets très larges. Ou plusieurs petits, élastiques avec des perles. On fait comme on peut. C'est l'été, il faut s'adapter.

Donc, pendant un bon moment, j'avais mon Monsieur qui réfléchissait, m'enroulait des cordes dans tous les sens, tournait autour de moi, ou me faisait tourner sur la chaise, puis me disait que là ce n'était pas joli, défaisait son travail pour recommencer.

Devinez, il en a noué une à nouveau sur mes cheveux. Il a l'air de bien aimer attraper cette corde et tirer en arrière. Juchée sur le tabouret qui tourne, j'essayais de garder mon équilibre. Et je souriais de le voir si content. 

Lorsqu'il m'a montré la photo de mon dos, et que j'ai vu tout ce qu'il avait fait, j'étais étonnée. Et j'ai trouvé ça joli. Si j'ai bien compris il n'a pas assez de cordes. Je pense qu'il va aller trainer du côté du magasin de bricolage.

Il a repris son inspection, à savoir ses nœuds, et surveiller que le fait que je bouge tout le temps, n'ait pas trop déplacé les cordes et coupé la circulation. Puis il en a pris un bout et a commencé à l'enrouler autour de mon cou. Sans serrer du tout. Mais je suis quelqu'un qui ne supporte pas les chemisiers boutonnés jusqu'en haut, les cols roulés, etc. Donc je me suis crispée. Je lui ai expliqué. Il a retiré la corde aussitôt.

J'étais une nouvelle fois incapable de bouger (les jambes étaient libres, mais elles m'étaient bien utiles pour me caler). Descendre d'un siège haut, les bras dans le dos, en sentant que la corde dans mes cheveux ne pendait pas librement, ne donne pas trop envie de tenter le coup. Je le vis s'approcher avec ses outils et il me donna des coups de cravache et de martinet (hé oui, il est mordu je crois bien).




Je sens que cette chaise va servir souvent...

La séance d'entrainement étant terminée, il me fit descendre et m'emmena dans ma chambre. Je me suis retrouvée sur le lit dans une position improbable, sur le ventre, genoux remontés, bras attachés dans le dos, et forcément, ma tête posée à même le matelas. Finalement assise sur la chaise n'était pas si inconfortable.

Je l'entendis se déshabiller. Il s'approcha de moi, me pénétra, prit les cordes dans mon dos à pleines mains, et ce fut encore un moment intense. Là non plus, pour la troisième fois de cette journée, et encore d'une manière différente, je ne pouvais rien faire. Mais je ne me posais plus de questions, j'étais dans le ressenti total de ce qu'il me faisait. Oui, très intense.

Puis, il s'allongea près de moi, me prit dans ses bras, et me dit combien il était fier de moi, sa soumise, et il commença le long détachage. A ce moment, je pourrais paniquer. Mais j'arrive à prendre sur moi. et il me parle tout le temps. C'est rassurant. 

Il est vrai que le chanvre fait mal, quand ça frotte. Et n'étant pas une calme, je remue. Une fois détachée, lorsque mes membres ont repris leurs places, la douleur fut assez forte (non, pas intense, n'exagérons rien). Et quand j'ai vu les marques laissées par les tours, j'étais persuadée que le lendemain je devrais porter les bracelets. Mais non. Comme quoi.

Il restait une heure et demie avant son train. On s'est mis chacun sur son ordi, je lui ai piqué des photos (Monsieur mitraille tout le temps), on discutait, on rigolait, c'était bien sympa. Oui, il va y avoir les vacances, mais moi je relirai ces deux pages, je n'en reviens toujours pas ce tout ce qu'il m'a fait, et que j'ai accepté. Il m'a dit que j'avais évolué très vite. Que j'étais une soumise. J'ai répondu : "votre soumise". Il n'a rien dit mais à souri.

J'écris ce texte à presque J+2. J'ai mal partout. Un peu aux fesses encore, mais surtout en haut des bras, là où j'étais appuyée sur le dossier de la chaise le matin, et j'ai des courbatures au dos, et à la nuque. Mon corps aussi va penser à lui.

Monsieur, je sais que vos vacances n'ont pas encore commencé, mais rentrez vite ! 



















mercredi 4 juillet 2018

Où j'apprends vraiment à me soumettre (1)

Appel de Monsieur, à 18H30 : "Bonsoir ma soumise, je viens demain matin". Grosse panique à bord. C'est vrai qu'il devait venir, s'il arrivait à se libérer. N'ayant aucune nouvelle à ce sujet de la journée, j'ai pensé que c'était raté, et que la coupure des vacances commençait avec de l'avance.

Bien sur, il a fallu ranger vite fait, réfléchir au repas du midi, la course. Mais j'étais tellement heureuse qu'il ait préféré devoir travailler plus les derniers jours plutôt que ne pas me voir. Il voulait me voir. 

J'arrive à la gare, il monte dans la voiture. Cela ne faisait que deux semaines que nous ne nous étions pas vus, mais c'est toujours le même merveilleux moment pour moi. Monsieur est avec moi.

Une fois chez moi, il découvre, en réel, ce qu'il voit toujours via la cam. Ce n'était donc pas vraiment l'inconnu pour lui. De toutes façons, il est toujours à l'aise. Je lui offre un café et il me fait prendre la position d'acceptation. C'était parti pour un moment intense de soumission pour moi.

Intense, parce qu'il m'a fessée comme il ne l'avait jamais fait, j'ai encore très mal plusieurs heures après. Il ne m'avait pas habituée à cela. D'habitude c'est plutôt cool. Dès l'après-midi il a vu des bleus apparaître sur une de mes fesses. Bien sur juste en dessous du maillot, alors soit je me prive de plage, soit j’exhibe, menton levé et fier, les signes du passage de Monsieur. Je n'ai pas encore décidé.

Intense, parce qu'il est monté en puissance avec ses cordes. Il a noué mes cheveux en laissant les bouts de corde pendre. Il m'a fait assoir à califourchon sur une chaise, a attaché mes pieds et mes mains, a voulu que je recule mes fesses pour qu'elles ne soient plus sur l'assise, et a recommencé à les rougir, avec la main et la cravache. Il prend goût aux fessées, alors qu'avant de me connaître ce n'était pas son truc du tout.

Intense, parce qu'ensuite, il a attrapé la corde qui pendait de mes cheveux et a tiré vers l'arrière, j'étais donc attachée à la chaise, les fesses en feu, je ne pouvais bouger ni le corps ni la tête. Et là, il relâche un peu ma tête et il me dit : "tu vois, il peut aussi arriver ceci ma soumise" : et il déboutonne son pantalon et prend ma bouche sans prévenir. 

C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que je franchissais une étape.Je ne sais s'il a choisi ce jour parce qu'il me sentait prête, ou parce qu'on ne se verrait pas pendant quelques semaines. Mais je vivais quelque chose d'impressionnant, parce que si je lui avais déjà fait des fellations, jamais je ne m'étais sentie aussi impuissante, à sa merci, coincée sur ma chaise, la tête tirée par sa main en arrière, et là c'était lui qui me prenait. Il a glissé une pièce dans ma main avec la consigne de la faire tomber si cela n'allait pas. Je n'ai pas lâché la pièce. J'ai fait tout ce qu'il m'a demandé. Tout.

Puis, il m'a remerciée et m'a dit qu'il était fier de moi. Il m'a détachée et m'a prise dans ses bras. Il a voulu me récompenser et m'a donné du plaisir avec le wand que nous avions choisi tous les deux...

C'est la première fois que je réalise vraiment dans quoi je me suis engagée. Il est mon Dominant, et entend passer à la vitesse supérieure.

A suivre...