mardi 21 août 2018

Des changements - 1


"C'est la première fois que je réalise vraiment dans quoi je me suis engagée. Il est mon Dominant, et entend passer à la vitesse supérieure." C’est ainsi que je concluais ma dernière rencontre avec Monsieur. 

Je ne m’étais pas trompée. La période que je qualifierais d’initiation en douceur est bel et bien terminée. La fois d’avant n’était pas une exception. Je vais essayer de raconter cette journée, qui pour moi fut encore pleine de surprises. Il va me falloir plusieurs épisodes...


Frémissante, tenant ma robe contre moi, impatiente, fébrile, nerveuse, soumise, avide, inquiète, ravie, curieuse, coupable mais pas distraite du tout, comme je me décrivais en imaginant la scène, je l’attendais sur le quai.

Quelques minutes encore et Il serait là, pour la journée. Je serrais les jambes tant j’avais peur que l’humidité au creux de moi, ne traverse ma robe et que les gens autour de moi le remarquent. Parce que bien sûr, les instructions étaient claires. Nue sous la robe.   

Je commence à m’habituer, ainsi qu’une de mes lectrices me l’avait prédit il y a déjà quelques temps. Et puis si Monsieur demande, je ne me pose pas de question, j’obéis. Point.

Le train arrive, j’ai décidé de me rendre de l’autre côté des voies pour être sur le bon quai. Chaque minute avec lui m’est précieuse. Je m’inquiète qu’il me touche pendant que je conduirai. On verra.

Je me lève dès que je l’aperçois, il me sourit, bisous et on prend la voiture pour aller chez moi. Ambiance agréable, on est heureux, tout simplement. J’arrive à être surprise lorsqu’il contrôle que j’ai bien suivi ses instructions concernant la lingerie, je parlais et n’y pensais plus. Je suis sure qu’il fait exprès, attendre le bon moment.

Aucun moment de flottement en arrivant chez moi. C'est comme si c'était naturel qu'il soit là. On a pris un café, discuté un peu, et les choses sérieuses ont commencé.

Je me suis mise à genoux, jambes bien écartées, et mains posées sur les genoux, paumes en l'air, pour la position d'acceptation. Monsieur me tourne autour, me caresse, prend ma tête dans sa main et l'appuie contre son pantalon.  C'est un moment assez fort. Il ne dure pas très longtemps mais tout est très clair. Puis il me dit que c'est bon.

Je me relève et à sa demande prends la position d'attente. Comme j'ai du mal à me concentrer, aujourd'hui on va tenter le foulard sur les yeux, pour que je ne sois pas trop distraite. C'est donc à l'aveugle que je suis entrainée par sa main sur mon bras. Je comprends que je vais être corrigée lorsqu'il me fait prendre la position contre le mur. Il appuie sur mon dos pour que je me cambre bien, et que mes fesses soient bien disponibles.

Je suis moins tranquille qu'avant. Parce que maintenant je sais ce qu'il peut faire. Cette légère peur que je n'éprouvais pas auparavant, et qui me chatouille le ventre, me démontre que je ne le vois plus comme je le voyais. Je dois avouer que j'aime ce ressenti. Je n'ai pas peur de lui, j'ai juste peur de ce qui peut se passer. 

Il commence à me claquer les fesses à la main, même les deux mains en fait, régulièrement, de plus en plus fort et je me mets à modifier ma position sans même y penser. Dans la seconde il me reprend. C'est reparti, il fait ça consciencieusement, et ça fait mal. Très mal. Quelques caresses et c'est au tour de la cravache d'entrer en jeu. Avec la cravache, tout est possible. Les coups, de partout, sur les fesses, les cuisses, les mollets, les seins, rien n'y échappe. Et les attouchements, aussi. 

De temps en temps, entre deux claques ou coups de cravache, il se penche, me regarde par en dessous et me demande gentiment :"ça va ma soumise ?" Hum.

Parfois, il ne se passe rien. Et avec un foulard sur les yeux, impossible de regarder discrètement ce qui se passe. Frustrant.

En fait, pendant ces moments, Monsieur fait un shooting de son œuvre. Mais je ne l'ai su qu'ensuite.

Donc, je me prends des volées de coups de cravache, plus ou moins forts, parfois les moins forts, répétés longtemps, font plus mal que les autres. Il prend son temps, et moi je bouge, et je me fait remettre dans la bonne position. 

Je sens que je suis trempée, les fessées m'ont toujours fait cet effet, et quand il glisse la cravache sur mon sexe, je l'imagine ressortir mouillée, j'ai honte. Il glisse un doigt. Constate surement mais ne me dit rien.

Je commence à avoir aussi mal aux bras, appuyée contre le mur, mais il m'emmène devant le canapé (je le devine). Il me dit de reprendre la position d'attente face à lui (assis) et là, j'entends le wand se mettre en marche. Il veut que je prenne du plaisir, là, debout, jambes écartées, bras dans le dos. 

Je me dis que ce sera impossible. Mais il ne cède pas et insiste avec une autorité que je ne connaissais pas non plus. Calme, sans hausser la voix, mais elle est là. Je craque. Il me fait craquer. Je suis décontenancée. Et je sens, à ma grande surprise, que cela vient. Le plus dur a été de penser à lui demander l'autorisation, car je n'ai pas le droit de jouir sans son accord. Il a dit oui. Et je me suis envolée.

A suivre...













6 commentaires:

  1. Le plaisir que vous prenez manifestement à évoquer ces retrouvailles est très communicatif.

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    1. Ha, c'est si flagrant ? rires.
      Mais en fait je dois écrire très vite, il se passe parfois tellement de choses que j'ai peur d'en oublier..

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  2. Intenses et belles retrouvailles. Il est vrai que l'on ressent bien ton excitation et c'est délicieux...

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    1. Merci Cléa. Attends l'épisode 3. Pauvre de moi lol.

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  3. Joli récit dans son ensemble, mais alors j'aime tout particulièrement les trois derniers paragraphes... Mmm !

    Pour le bandeau sur les yeux, j'émets une petite réserve toute personnelle, tant - étant taiseuse - j'ai besoin de cet échange visuel quasi permanent qui est mon mode de communication privilégié (sauf s'il s'emploie à le faire parler, mais c'est une autre histoire ;-), de son regard sur moi comme un autre lien invisible d'emprise, du miroir de son âme pour y lire sa domination et mieux ressentir mon abdication, décupler ma honte, pour partager désirs et plaisirs... Mais j'avoue que parfois, cette privation peut être vécue comme un refuge reposant qui offre un répit et permet de se recentrer sur soi ou de s'abandonner tout à fait. Ou acceptée et offerte comme une preuve de confiance aveugle si j'ose dire, dans ce qu'elle expose à la peur de l'inconnu.

    Enfin bref, vivement la suite !

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    1. AnonyMiss, merci. Je comprends ce que tu veux dire, pour le bandeau. Mais comme je l'ai expliqué, là c'était nécessaire, question de concentration.
      Les 3 derniers paragraphes. Rhoo.

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