mercredi 31 octobre 2018

Chouette je retrouve mon blog !

Après deux mois où j'ai eu l'interdiction de parler d'autre chose que de fictions, je  retrouve tous mes  droits.

Ma  relation D/s étant terminée je peux écrire enfin ce que je veux.

C'est un grand bonheur pour moi. J'avais un peu crané en août en disant que c'était d'un commun accord (On a sa fierté).

Donc je vais reprendre où j'en étais. Pour nous deux vous n'avez rien raté il ne se passait quasiment plus rien.

Marylou va attendre un peu. Pardon ma belle.

Je retrouve mon sourire. La première histoire sera la rupture.

A bientôt mes amis.


vendredi 19 octobre 2018

Marylou (15)

Marylou raccrocha son téléphone et réfléchit à la drôle de conversation qu'elle venait d'avoir avec son Maître. Vraiment, elle allait de surprise en surprise.

La D/s, c'est tout un protocole, avec des règles. Et cela, elle ne le voyait pas lorsqu'elle ne faisait que regarder sur internet des photos, ou lisait des petits récits.

Elle venait d'accepter certaines règles, propres à son Maître et elle. Pour chacune, il lui demandait son accord. Mais franchement, dire non ? Cela lui était déjà difficile, et pourtant cela ne faisait pas si longtemps qu'elle était sa soumise.

Dès le lendemain de leur première rencontre, la toute première où il lui avait appris les deux principales positions, il l'avait appelée, pour lui dire combien il avait apprécié ce moment si intense, qu'il l'avait trouvée très obéissante, qu'il avait aimé son attitude, et qu'il avait pris la décision de la prendre pour SA soumise. Si elle était d'accord, bien sur. 

Elle senti le sourire dans le ton de sa voix. Heureusement qu'il ne la voyait pas, parce qu'elle devint rouge, mais son "Oui, Monsieur, merci" ne put surement pas le tromper, tant elle bafouilla.

C'était il y a un mois.Déjà. 

Et là, elle reprenait sa respiration, réfléchissait à tout ce qui venait d'être dit. Et aux conséquences. Sa vie allait encore changer.

Après avoir pris gentiment de ses nouvelles et confirmé le prochain rendez-vous (tu viendras en robe, les cheveux attachés - ce qui lui donna les papillons direct, chaque ordre lui faisant le même effet), il lui rappela qu'il voulait discuter avec elle des règles.

Elle s'assit, pris son bloc et son crayon, ne sachant pas du tout à quoi s'attendre. Et elle le lui dit. Comment ça, quelles règles ? 

Il lui répondit qu'elle en avait déjà acceptées.. Elle ne voyait pas. Il lui rappela, en exemple, celle où elle devait demander l'autorisation si elle voulait sortir. Marylou fut rassurée. Ce n'était pas bien méchant.

"Tu es prête, on y va Marylou ?" Elle bredouilla un "Oui Monsieur" (c'était devenu une vraie habitude, le "Oui Monsieur". C'était si facile et agréable à prononcer.)

Monsieur Franck reprit. "Allez, sois tranquille et écoute-moi s'il te plait". Comme s'il sentait que son esprit s'envolait et qu'elle ne l'écoutait plus. Elle se redressa.

"Marylou, tu es ma soumise, on est bien d'accord ? (Oui Monsieur). Bien. Acceptes-tu de ne pas aller voir un autre Dominant ? Acceptes-tu de me donner l'exclusivité de ton corps ?"

Le choc. Elle ne s'était pas du tout attendue à cela. Elle n'était même pas sure de comprendre la signification de ce qu'il lui demandait. Il dut le sentir à son silence, car il précisa :

"L'exclusivité de ton corps, cela veut dire que tu ne dois pas aller voir un autre homme que moi. Si un jour tu rencontres quelqu'un, on en parlera, mais tant que tu es ma soumise tu es mienne. Ton corps m'appartient. As-tu compris le sens de mes propos ?"

Le souffle court, parce qu'elle réalisait tout ce que cela voulait dire (il veut mon corps ?) Marylou réfléchissait. C'était un sacré pas. D'un autre côté elle était seule. Et elle pourrait toujours revenir sur cela si elle rencontrait quelqu'un. Mais voulait-elle rencontrer quelqu'un ? Une grande inspiration et elle lui répondit qu'elle avait compris, et qu'elle l'acceptait.

"Bien Marylou. On vient de fixer la règle numéro "un". Tu me dois l'exclusivité. As-tu un cahier ? Sinon tu iras en acheter un et tu écriras : Règles entre Monsieur Franck et soumise Marylou. Puis : Règle numéro "un" : Exclusivité. D'accord ? (Oui, Monsieur).

On continue Marylou ?

Tu vas devoir, systématiquement, me demander l'autorisation de prendre du plaisir, de jouir. Si tu le fais sans me le demander, tu seras punie. Et j'ose espérer que tu me l'avoueras si cela t'arrivait lorsque je ne suis pas là. As-tu compris et es-tu d'accord, Marylou ?"

Marylou en était encore à penser à ce qu'il lui avait dit juste avant. Et qu'elle avait accepté. Ne pas jouir sans son autorisation. Cela semblait très facile. Et c'est sans hésiter qu'elle répondit oui. 

"Bien, tu le noteras sur ton cahier. Règle numéro "deux" : Interdiction de jouir sans autorisation.

Dernière règle pour aujourd'hui, je vais t'apprendre d'autres positions. Il est primordial que quand je te donne le nom de la position que je veux que tu prennes, tu la saches. Es-tu d'accord pour les apprendre correctement ?" C'était si facile que bien évidemment Marylou répondit que oui.

"Très bien, tu noteras aussi dans ton cahier cette règle numéro "trois".

Les règles peuvent être modifiée, on peut en parler, en ajouter, tout est possible. Mais maintenant que tu as accepté ces trois premières règles, tu te dois de les respecter. Je serai intransigeant."

Cette fois, il ne demanda pas si elle avait compris, ou était d'accord.

Ils discutèrent encore quelques minutes, fixèrent l'heure du prochain rendez-vous, et raccrochèrent.

Vite, un cahier !











vendredi 12 octobre 2018

Marylou (14)

Et Marylou apprit la patience. 

Elle qui avait l'habitude d'obtenir ce qu'elle désirait lorsqu'elle le voulait, qui faisait les choses comme elle l'entendait, comme toute personne qui assumait sa vie, ses problèmes, toute seule, dut apprendre la patience. Et accepter les frustrations.

Certaines décisions n'étaient plus de son fait. Si "avant" elle voulait aller au resto avec untel ou untel, il lui suffisait de passer par la salle de bains, se faire belle et y aller. Maintenant, selon la personne avec qui elle voulait sortir, il lui fallait demander l'autorisation de Monsieur Franck. 

Si elle prévenait que tel jour elle serait très prise, elle avait immanquablement la question : "Où seras-tu ?".

Elle ne savait pas que cela se passerait de cette manière. Un sorte de surveillance, en fait. Certains jours elle trouvait cela sympa, elle se disait que c'était parce qu'il la protégeait, qu'il tenait à elle, mais d'autre jours elle devait bien s'avouer que cela l'énervait un peu. 

Bien sur, elle ne lui en disait jamais rien. Elle obéissait. S'il disait qu'il ne lui permettait pas d'aller au resto ce soir, elle respirait un grand coup, répondait "Oui Monsieur", et s'en allait dans sa salle de bains se déshabiller. Dans ces moments-là, elle avait l'impression de retomber en enfance. Mais que faire ? 

Elle n'avait absolument pas envie de désobéir. Et Monsieur Franck disait les choses calmement, mais il n'aurait pas toléré qu'elle transgresse sa décision.

Heureusement, cela n'arrivait pas trop souvent. Et parfois il était d'accord. Il ne fallait pas que ce soit avec un Dominant, par exemple. Une petite fille, vraiment. A qui on dit non. Et qui baisse le nez et dit "Oui Monsieur".

Elle devait donc aussi apprendre la patience. Elle avait senti dès les débuts qu'elle ne pouvait pas se comporter avec lui comme avec un petit ami. Par exemple, elle n'osait pas envoyer trop de sms, lui demander "alors, on se voit quand ?" Ou "je veux ceci, je veux cela" Le "voudrais" était plus correct.

Parfois elle demandait une autorisation, et il lui répondait qu'il allait y réfléchir. Elle trépignait. Mais ne disait rien. 

Heureusement, elle avait son travail, cela l'occupait, parce que sinon elle serait toujours dans l'attente qu'il lui donne des nouvelles. Quoique si elle était vraiment honnête, l'un n'empêchait pas l'autre. Elle pouvait être occupée et espérer que le téléphone sonne.

Mais elle avait eu une bonne nouvelle la veille. Ils se verraient le week-end prochain. Elle avait pour consigne de se souvenir des positions apprises. Et il l'appellerait aussi car il voulait parler avec elle de "règles". Quelles règles ? Et comme d'habitude, il lui fut répondu qu'on en parlerait plus tard. Patience et frustration ? La vie des soumises n'est pas toujours facile. 

Mais d'un autre côté, elle devait reconnaitre qu'elle aimait ça. Que Monsieur Franck décide pour elle. C'était certes contradictoire, mais elle n'y pouvait rien. Elle râlait, mais ne se plaignait pas. Et puis, ça passait, de toutes façons. Et elle arrivait à comprendre qu'il n'ait pas envie que sa toute nouvelle soumise aille voir d'autres Dominants. Qui sait, peut-être qu'avec le temps..

Et Marylou se mit à genoux, histoire de se souvenir de la position d'acceptation, un sourire béat aux lèvre. Ce week-end, ce week-end, chantonnait-elle. Cela valait bien trois restos refusés non ?










lundi 8 octobre 2018

Marylou - (13)

Marylou trainait dans son lit. Elle s'était levée pour passer à la salle de bains vite fait, et se préparer un petit déjeuner, qu'elle posa sur un plateau. Elle venait de terminer de manger au lit, et s'étirait comme une chatte.

Elle repensait à la veille. Debout, en position d'attente, la jupe relevée, elle attendait de savoir quoi faire. Monsieur Franck était assis sur le canapé et la regardait, avec un léger sourire. Sourire qui s'effaça lorsqu'il lui demanda de retirer tous ses vêtements.

Elle se souvint de la panique qui la prit, à l'idée de se déshabiller. Elle aurait presque préféré que ce soit lui qui le fasse. Ce souvenir lui donna des sensations au creux du ventre. Etrange, tout de même.

Elle hésitait, mais Monsieur Franck lui réitéra son ordre, sans élever la voix. Elle finit par obéir, le rouge aux joues. Elle fit glisser sa jupe, déboutonna son chemisier et le retira, enleva son soutien-gorge et enfin sa culotte. 

Une main devant son sexe, un bras devant ses seins, elle attendait. Cela ne dura pas longtemps. "Position d'attente !" Elle eut beaucoup de mal à décoller ses membres d'où elle les avait placés, pour les attraper dans son dos.

Et voilà, Marylou était entièrement nue, offerte, pieds écartés, ce qui laissait voir son intimité, bras dans le dos, donc la poitrine bien visible. Devant Monsieur Franck. Qui la laissa comme cela quelques minutes, le temps de regarder dans sa sacoche.
 
Finalement, il récupéra sa cravache, en tapotant sa main avec tranquillement. Marylou ne savait même plus si elle respirait ou pas. Il tapota doucement ses seins, dessus, sur les côtés, parfois un peu plus fort. La sensation était étrange. Puis, il descendit et glissa cet objet entre ses lèvres, et fit quelques va-et-vient, toujours doucement. Lorsqu'il retira la cravache, et en examina l'embout, il fit un sourire ravi, car celui-ci était trempé. Hé bien, Marylou, tu as l'air d'apprécier..
 
Il reprit où il en était et continua ses caresses. A sa grande honte, Marylou bougeait aussi, au rythme imposé par Monsieur Franck. Elle sentait le plaisir monter. Mais soudain, il retira son instrument, et elle se retrouva une nouvelle fois en position d'attente, le sexe trempé, que ses jambes écartées ne camouflaient pas beaucoup.

Il la fit venir vers le fauteuil, la fit mettre à genoux dessus, lui caressa les fesses, le dos, la tête, en la félicitant. Tu es vraiment obéissante Marylou, je suis fier de toi. Elle fut surprise de constater combien elle était heureuse de recevoir ce compliment. Mais n'eut pas le temps de trop y penser, car Monsieur Franck fit valser le martinet sur ses fesses et son dos, et la cravache changea d'usage. 

Elle supporta les coups, car ils étaient légèrement dosés, bien que de temps en temps l'intensité montait d'un coup. Marylou aimait ces sensations, même si on était très loin de ce qu'elle imaginait lorsqu'ils prenaient un verre tous les deux. Il n'y avait plus d'égalité, elle ne pouvait rien faire d'autre qu'obéir. Et cela lui plaisait vraiment.

Monsieur Franck la fit assoir sur le fauteuil, jambes bien écartées. Cela ne la gênait plus, c'est dingue comme on peut s'habituer à tout. Mais elle se demandait ce qu'il allait faire maintenant. Il sortit de sa sacoche un appareil qu'elle n'avait jamais vu, mais lorsqu'il l'alluma, elle comprit tout de suite. Un stimulateur clitoridien. 

Accroupi devant elle, il le plaça sur son clitoris, le déplaça légèrement, et Marylou fut dans l'incapacité de se contrôler. Elle lâcha prise complètement, se laissa envahir par les sensations du wand, et au bout de quelques minutes elle sentit la vague de plaisir approcher. Monsieur Franck retira aussitôt le wand et lui dit qu'elle devait lui demander l'autorisation de jouir. Et remit l'objet en place. Sans la quitter des yeux. 

Les sensations furent un peu plus longues à venir, tant elle était estomaquée de devoir demander l'autorisation. Mais Marylou fit ce qu'on lui demandait. Et lorsqu'elle eut l'accord de son Maître, se laissa emporter par le plaisir. Monsieur Franck laissant le wand, elle eut un autre orgasme.

Il posa le wand, l'emmena vers le canapé, où il s'assit, et il la fit assoir à ses pieds, sur le tapis moelleux.  Marylou était aux anges, elle qui avait tant fantasmé sur cette position. Tout en lui caressant la tête, les épaules, il la félicita une nouvelle fois, dit combien il avait apprécié sa façon d'obéir. Il la souleva par les aisselles et la fit assoir à ses côtés, et mit son bras sur son épaule. 

Ils prirent le temps de redescendre, moment nécessaire aussi bien pour le Dominant que pour la soumise. 

Marylou était heureuse. Savait qu'il fallait rentrer, mais espérait qu'une autre rencontre aurait bientôt lieu.












vendredi 5 octobre 2018

Marylou - Première fois (12)

Marylou est debout devant Monsieur Franck. Elle ne sait quelle attitude prendre. Lui, la regarde et sourit gentiment. Il sent sa gêne. Une novice. Tout à lui apprendre. Progressivement.

Mais elle n'a pas vraiment peur. Elle a eu ce qu'elle voulait, finalement. Alors même si elle se retrouve face à l'inconnu, elle est contente.

Petit retour en arrière. Shopping avec Virginie, qui a eu bien raison de la sortir de sa morosité. Et une fois rentrée chez elle, un sms, d'un numéro inconnu. "Ma chère Marylou, peut-on se voir, ou s'appeler ? A très vite. Franck".

Et sans hésiter une seconde, elle répondit immédiatement : "comme vous préférez".

S'ensuivit une semaine d'appels, de verres en terrasse, où ils purent faire connaissance tous les deux. Son expérience dans le domaine du bdsm permit à Franck de poser les questions nécessaires pour savoir ce que recherchait Marylou, ce qu'elle ne supporterait pas, aussi.

Et enfin, il lui proposa un premier rendez-vous, juste un test. Ils prendraient leur décision après.

Cette semaine parut merveilleuse à notre Marylou, qui finalement trouvait que c'était comme un flirt. Il faut dire qu'elle était tellement novice, qu'elle en était naïve. Il lui arrivait parfois d'oublier les raisons qui lui avaient fait rencontrer Franck. Ils avaient, d'un accord tacite, gardé le vouvoiement. Pour elle c'était facile, mais l'entendre la vouvoyer la dérangeait un peu. 

Et donc, les voici chez lui. Savoir que ses amis, et Pierre, le connaissaient, avaient permis que cette rencontre ne se fasse pas dans un hôtel. Même si parfois, cela a son charme.

Franck prit la parole. Il lui dit qu'ils allaient changer quelques petites choses. Déjà, elle devrait l'appeler Monsieur. Fini, Franck. Etait-elle d'accord ? Elle l'était.
Ensuite, elle continuerait à le vouvoyer, pour lui montrer son respect, mais lui la tutoierait. Etait-elle d'accord aussi à ce sujet ? Elle l'était aussi.

Bien. Marylou, aujourd'hui, je vais t'expliquer quelques petites choses. Qui se répèteront à chaque fois que nous nous reverrons. Sa voix, toujours très calme, s'était faite un peu plus directive.

Pour commencer chaque "séance", tu vas devoir me donner ton accord. Cela se fait sous forme d'une position. Mets-toi à genoux, là, sur ce tapis, tu verras il est confortable.

Marylou se mit à genoux. Franck s'approcha d'elle, remonta lentement sa jupe vers le haut de ses cuisses, pour pouvoir lui écarter les genoux au maximum. Elle était tétanisée. Pensait qu'il allait voir sa culotte. Sa respiration se fit légèrement haletante. Puis il pris ses mains l'une après l'autre, et les posa sur chaque genou, paumes en l'air. Il la déplaça légèrement pour que ses fesses soient posées sur ses talons. Et il lui fit baisser la tête.

Alors qu'elle se trouvait très mal à l'aise dans cette position, la jupe relevée, sa culotte quasiment visible, il la félicita, lui dit que c'était très bien. Que cette position, dite d'acceptation, voulait dire qu'elle acceptait tout ce que Monsieur Franck pourrait décider de lui faire. 

Avait-elle entendu parler du safe-word ? Il était primordial qu'elle en ait un. Parce que même si elle acceptait en début de séance, il pouvait se passer quelque chose qui nécessiterait que tout s'arrête. Et pour cela, elle devrait prononcer le safe-word. On y réfléchira, ne t'inquiète pas. Aujourd'hui normalement cela devrait aller. En cas de souci dis-moi juste que ça ne va pas. D'accord ? Muette, elle fit simplement un signe d'assentiment.

Elle était donc à genoux, dans cette position humble d'acceptation, et il se mit à lui tourner autour lentement. Sa main lui caressa la tête, les épaules, le dos. Elle descendit doucement vers l'échancrure du chemisier, mais n'alla pas plus loin. C'était une première fois. Toutefois, appuyant sur sa tempe, il pressa sa tête contre son pantalon, à un endroit qui la fit rougir. Et pourtant, elle se sentait bien, elle sentait qu'elle allait se retrouver dans une bulle où elle n'aurait rien à décider, où elle pourrait se reposer sur Monsieur Franck. Quelle trouvait toujours aussi attirant. 

Lorsqu'il eut fini avec ce moment primordial, il la fit se relever. Mais il ne lui redescendit pas la jupe, et lorsqu'elle voulut le faire, il ne le lui autorisa pas. Tu es très bien comme ça. Légèrement humiliée, elle resta donc debout devant lui.

Il reprit : "il y a une autre position, que tu seras amenée à prendre très souvent. La position d'attente. Je peux préparer des choses, décider que tu dois patienter, ou même prendre des photos. Dans ces moments-là, tu ne seras pas confortablement assise sur le canapé. Une soumise se doit d'être humble et patiente. Allons-y"

Elle était déjà debout. Les pieds collés l'un à l'autre. Il sortit sa cravache (le rouge monta immédiatement aux joues de Marylou), et s'en servit pour lui écarter les jambes. En tapotant doucement. Jusqu'à ce que ses pieds soient au niveau des épaules. 

Franck parla : " Tu ne dois jamais garder les jambes fermées. Je dois avoir accès à ton intimité si je le veux. Maintenant, tu mets tes bras dans le dos, tu les attrapes avec tes mains. Cambre-toi un peu. Baisse les yeux. Très bien Marylou. Souviens-toi de cette position. Tu la prendras très souvent. Ca va ? Tu tiens le coup ?"

Oui Monsieur, répondit Marylou avec un sourire, les yeux baissés. Je tiens le coup... 













mardi 2 octobre 2018

Marylou - Impatiente (11)

Marylou attendait son amie chez elle. Virginie l'avait appelée la veille pour savoir comment s'était passé le munch avec Pierre. Se rendant compte que Marylou était incapable de s'exprimer, racontant plusieurs choses à la fois, elle lui proposa de passer la voir le lendemain après-midi. Et lui conseilla de se calmer.

C'est une Marylou en jogging, cheveux détachés et mal coiffés, voire pas coiffés du tout, une tasse de chocolat coincée entre ses mains, que Virginie trouva en entrant. 

Elle demanda un chocolat aussi, et elles s'assirent sur le canapé. Allez, dis-moi tout ma grande, je veux tout savoir. Et Marylou raconta..

Tous ces gens, ces inconnus, les soumis, les Dominants, les colliers, les tables, le buffet. Mais que faisait-elle là ? Heureusement que Pierre était avec elle.

L'attente,  les regards des autres, sa curiosité, aussi, voir "en vrai" des gens qui faisaient partie du BDSM, l'avait impressionnée.

Et Franck..

Son regard profond, qui semblait dire, toi, je te connais. Son allure, décontracté mais sur de lui. Son sourire, qui l'avait charmée et fait fondre. Les envies qui lui étaient venues, les papillons dans le ventre, le léger malaise vagal du à ces émotions trop fortes pour elle.

Pierre, qui avait vu de suite qu'il se passait quelque chose, Pierre qui l'avait rassurée, fait boire et qui n'avait pas été fâché lorsqu'elle lui avait avoué l'origine de son malaise. Pierre est vraiment génial, tu sais, Virginie. Virginie sourit.

Le repas, où elle était entourée des deux hommes, mais elle était attirée par Franck, elle aurait voulu que tout le monde sorte. Elle raconta aussi à Virginie comment à un moment donné, elle n'était plus avec les autres, elle était dans sa bulle, seule avec son Monsieur Franck, assise à ses pieds, l'écoutant, attendant ce qui allait se passer, fantasmant sur toutes les photos vues, les récits lus, se mettant à la place de la soumise, reprenant enfin ses esprits et se retrouvant à sa place à table, complètement trempée.

Elle réalisa ce qu'elle venait de dire à son amie, jamais elles n'avaient abordé de tels sujet, et se mit à rougir. Virginie la prit dans ses bras pour la rassurer. Elle lui dit que maintenant, il fallait qu'elle se calme un peu, les choses n'allaient pas se faire en cinq minutes. 

Mais je fais quoi ? Marylou était inquiète, pressée, stressée. Son amie lui expliqua qu'une relation D/s n'était pas comme une relation vanille. La soumise ne décidait pas. Même si elle avait envie de mieux connaître Franck, c'est le Dominant qui choisissait sa soumise. Elle devait attendre. Si cela devait se faire, cela se ferait. 

Mais toi, Virginie, dis-moi. Raconte-moi. Comment ça se passe, je ne sais rien, j'ai envie, j'ai peur, je suis perdue. S'il te plait, dis-moi.

Promis lui répondit-elle, mais une autre fois. Et maintenant, tu files sous la douche, tu t'habilles (et autre chose que ce jogging horrible) et on va faire du shopping. Je ne te laisse pas comme ça, à te morfondre, certainement pour rien, d'ailleurs. Et coiffe toi ! Allez, file !

Et Marylou fila..