vendredi 5 octobre 2018

Marylou - Première fois (12)

Marylou est debout devant Monsieur Franck. Elle ne sait quelle attitude prendre. Lui, la regarde et sourit gentiment. Il sent sa gêne. Une novice. Tout à lui apprendre. Progressivement.

Mais elle n'a pas vraiment peur. Elle a eu ce qu'elle voulait, finalement. Alors même si elle se retrouve face à l'inconnu, elle est contente.

Petit retour en arrière. Shopping avec Virginie, qui a eu bien raison de la sortir de sa morosité. Et une fois rentrée chez elle, un sms, d'un numéro inconnu. "Ma chère Marylou, peut-on se voir, ou s'appeler ? A très vite. Franck".

Et sans hésiter une seconde, elle répondit immédiatement : "comme vous préférez".

S'ensuivit une semaine d'appels, de verres en terrasse, où ils purent faire connaissance tous les deux. Son expérience dans le domaine du bdsm permit à Franck de poser les questions nécessaires pour savoir ce que recherchait Marylou, ce qu'elle ne supporterait pas, aussi.

Et enfin, il lui proposa un premier rendez-vous, juste un test. Ils prendraient leur décision après.

Cette semaine parut merveilleuse à notre Marylou, qui finalement trouvait que c'était comme un flirt. Il faut dire qu'elle était tellement novice, qu'elle en était naïve. Il lui arrivait parfois d'oublier les raisons qui lui avaient fait rencontrer Franck. Ils avaient, d'un accord tacite, gardé le vouvoiement. Pour elle c'était facile, mais l'entendre la vouvoyer la dérangeait un peu. 

Et donc, les voici chez lui. Savoir que ses amis, et Pierre, le connaissaient, avaient permis que cette rencontre ne se fasse pas dans un hôtel. Même si parfois, cela a son charme.

Franck prit la parole. Il lui dit qu'ils allaient changer quelques petites choses. Déjà, elle devrait l'appeler Monsieur. Fini, Franck. Etait-elle d'accord ? Elle l'était.
Ensuite, elle continuerait à le vouvoyer, pour lui montrer son respect, mais lui la tutoierait. Etait-elle d'accord aussi à ce sujet ? Elle l'était aussi.

Bien. Marylou, aujourd'hui, je vais t'expliquer quelques petites choses. Qui se répèteront à chaque fois que nous nous reverrons. Sa voix, toujours très calme, s'était faite un peu plus directive.

Pour commencer chaque "séance", tu vas devoir me donner ton accord. Cela se fait sous forme d'une position. Mets-toi à genoux, là, sur ce tapis, tu verras il est confortable.

Marylou se mit à genoux. Franck s'approcha d'elle, remonta lentement sa jupe vers le haut de ses cuisses, pour pouvoir lui écarter les genoux au maximum. Elle était tétanisée. Pensait qu'il allait voir sa culotte. Sa respiration se fit légèrement haletante. Puis il pris ses mains l'une après l'autre, et les posa sur chaque genou, paumes en l'air. Il la déplaça légèrement pour que ses fesses soient posées sur ses talons. Et il lui fit baisser la tête.

Alors qu'elle se trouvait très mal à l'aise dans cette position, la jupe relevée, sa culotte quasiment visible, il la félicita, lui dit que c'était très bien. Que cette position, dite d'acceptation, voulait dire qu'elle acceptait tout ce que Monsieur Franck pourrait décider de lui faire. 

Avait-elle entendu parler du safe-word ? Il était primordial qu'elle en ait un. Parce que même si elle acceptait en début de séance, il pouvait se passer quelque chose qui nécessiterait que tout s'arrête. Et pour cela, elle devrait prononcer le safe-word. On y réfléchira, ne t'inquiète pas. Aujourd'hui normalement cela devrait aller. En cas de souci dis-moi juste que ça ne va pas. D'accord ? Muette, elle fit simplement un signe d'assentiment.

Elle était donc à genoux, dans cette position humble d'acceptation, et il se mit à lui tourner autour lentement. Sa main lui caressa la tête, les épaules, le dos. Elle descendit doucement vers l'échancrure du chemisier, mais n'alla pas plus loin. C'était une première fois. Toutefois, appuyant sur sa tempe, il pressa sa tête contre son pantalon, à un endroit qui la fit rougir. Et pourtant, elle se sentait bien, elle sentait qu'elle allait se retrouver dans une bulle où elle n'aurait rien à décider, où elle pourrait se reposer sur Monsieur Franck. Quelle trouvait toujours aussi attirant. 

Lorsqu'il eut fini avec ce moment primordial, il la fit se relever. Mais il ne lui redescendit pas la jupe, et lorsqu'elle voulut le faire, il ne le lui autorisa pas. Tu es très bien comme ça. Légèrement humiliée, elle resta donc debout devant lui.

Il reprit : "il y a une autre position, que tu seras amenée à prendre très souvent. La position d'attente. Je peux préparer des choses, décider que tu dois patienter, ou même prendre des photos. Dans ces moments-là, tu ne seras pas confortablement assise sur le canapé. Une soumise se doit d'être humble et patiente. Allons-y"

Elle était déjà debout. Les pieds collés l'un à l'autre. Il sortit sa cravache (le rouge monta immédiatement aux joues de Marylou), et s'en servit pour lui écarter les jambes. En tapotant doucement. Jusqu'à ce que ses pieds soient au niveau des épaules. 

Franck parla : " Tu ne dois jamais garder les jambes fermées. Je dois avoir accès à ton intimité si je le veux. Maintenant, tu mets tes bras dans le dos, tu les attrapes avec tes mains. Cambre-toi un peu. Baisse les yeux. Très bien Marylou. Souviens-toi de cette position. Tu la prendras très souvent. Ca va ? Tu tiens le coup ?"

Oui Monsieur, répondit Marylou avec un sourire, les yeux baissés. Je tiens le coup... 













2 commentaires:

  1. Et elle va rester dans cette position jusqu'au prochain chapitre. La malheureuse! Ou la bienheureuse au contraire!

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    1. Il va peut-être lui porter un plaid ? Une tasse de café ? :-)

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