lundi 8 octobre 2018

Marylou - (13)

Marylou trainait dans son lit. Elle s'était levée pour passer à la salle de bains vite fait, et se préparer un petit déjeuner, qu'elle posa sur un plateau. Elle venait de terminer de manger au lit, et s'étirait comme une chatte.

Elle repensait à la veille. Debout, en position d'attente, la jupe relevée, elle attendait de savoir quoi faire. Monsieur Franck était assis sur le canapé et la regardait, avec un léger sourire. Sourire qui s'effaça lorsqu'il lui demanda de retirer tous ses vêtements.

Elle se souvint de la panique qui la prit, à l'idée de se déshabiller. Elle aurait presque préféré que ce soit lui qui le fasse. Ce souvenir lui donna des sensations au creux du ventre. Etrange, tout de même.

Elle hésitait, mais Monsieur Franck lui réitéra son ordre, sans élever la voix. Elle finit par obéir, le rouge aux joues. Elle fit glisser sa jupe, déboutonna son chemisier et le retira, enleva son soutien-gorge et enfin sa culotte. 

Une main devant son sexe, un bras devant ses seins, elle attendait. Cela ne dura pas longtemps. "Position d'attente !" Elle eut beaucoup de mal à décoller ses membres d'où elle les avait placés, pour les attraper dans son dos.

Et voilà, Marylou était entièrement nue, offerte, pieds écartés, ce qui laissait voir son intimité, bras dans le dos, donc la poitrine bien visible. Devant Monsieur Franck. Qui la laissa comme cela quelques minutes, le temps de regarder dans sa sacoche.
 
Finalement, il récupéra sa cravache, en tapotant sa main avec tranquillement. Marylou ne savait même plus si elle respirait ou pas. Il tapota doucement ses seins, dessus, sur les côtés, parfois un peu plus fort. La sensation était étrange. Puis, il descendit et glissa cet objet entre ses lèvres, et fit quelques va-et-vient, toujours doucement. Lorsqu'il retira la cravache, et en examina l'embout, il fit un sourire ravi, car celui-ci était trempé. Hé bien, Marylou, tu as l'air d'apprécier..
 
Il reprit où il en était et continua ses caresses. A sa grande honte, Marylou bougeait aussi, au rythme imposé par Monsieur Franck. Elle sentait le plaisir monter. Mais soudain, il retira son instrument, et elle se retrouva une nouvelle fois en position d'attente, le sexe trempé, que ses jambes écartées ne camouflaient pas beaucoup.

Il la fit venir vers le fauteuil, la fit mettre à genoux dessus, lui caressa les fesses, le dos, la tête, en la félicitant. Tu es vraiment obéissante Marylou, je suis fier de toi. Elle fut surprise de constater combien elle était heureuse de recevoir ce compliment. Mais n'eut pas le temps de trop y penser, car Monsieur Franck fit valser le martinet sur ses fesses et son dos, et la cravache changea d'usage. 

Elle supporta les coups, car ils étaient légèrement dosés, bien que de temps en temps l'intensité montait d'un coup. Marylou aimait ces sensations, même si on était très loin de ce qu'elle imaginait lorsqu'ils prenaient un verre tous les deux. Il n'y avait plus d'égalité, elle ne pouvait rien faire d'autre qu'obéir. Et cela lui plaisait vraiment.

Monsieur Franck la fit assoir sur le fauteuil, jambes bien écartées. Cela ne la gênait plus, c'est dingue comme on peut s'habituer à tout. Mais elle se demandait ce qu'il allait faire maintenant. Il sortit de sa sacoche un appareil qu'elle n'avait jamais vu, mais lorsqu'il l'alluma, elle comprit tout de suite. Un stimulateur clitoridien. 

Accroupi devant elle, il le plaça sur son clitoris, le déplaça légèrement, et Marylou fut dans l'incapacité de se contrôler. Elle lâcha prise complètement, se laissa envahir par les sensations du wand, et au bout de quelques minutes elle sentit la vague de plaisir approcher. Monsieur Franck retira aussitôt le wand et lui dit qu'elle devait lui demander l'autorisation de jouir. Et remit l'objet en place. Sans la quitter des yeux. 

Les sensations furent un peu plus longues à venir, tant elle était estomaquée de devoir demander l'autorisation. Mais Marylou fit ce qu'on lui demandait. Et lorsqu'elle eut l'accord de son Maître, se laissa emporter par le plaisir. Monsieur Franck laissant le wand, elle eut un autre orgasme.

Il posa le wand, l'emmena vers le canapé, où il s'assit, et il la fit assoir à ses pieds, sur le tapis moelleux.  Marylou était aux anges, elle qui avait tant fantasmé sur cette position. Tout en lui caressant la tête, les épaules, il la félicita une nouvelle fois, dit combien il avait apprécié sa façon d'obéir. Il la souleva par les aisselles et la fit assoir à ses côtés, et mit son bras sur son épaule. 

Ils prirent le temps de redescendre, moment nécessaire aussi bien pour le Dominant que pour la soumise. 

Marylou était heureuse. Savait qu'il fallait rentrer, mais espérait qu'une autre rencontre aurait bientôt lieu.












2 commentaires:

  1. Ah, devoir attendre l'autorisation pour jouir! Quelle délicieuse torture…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Délicieuse.. Pour le Maître, alors. Je pense que c'est plutôt frustrant pour la soumise.

      Supprimer

Je ne publie pas les commentaires anonymes. Même avec des initiales. Merci de votre compréhension. Héléa