dimanche 24 mars 2019

Le seuil de tolérance


En tant que soumise, j’ai un seuil de tolérance à la douleur. Il y a aussi le moment où cela doit s’arrêter. Tout. Fatiguée. Pour tout cela, c’est facile. Safe word. Et là, tout s’arrête. 

Mais je me rends compte d’un changement chez mon Maître. Lui aussi a un seuil de tolérance. 

Jusque-là, mes petites insolences, le fait que je ne sais pas (pas du tout), me taire, s’il m’en faisait la remarque, n’avaient pas l’air de trop le gêner.

Depuis notre dernière rencontre d’hier, je crois bien que c’est terminé. Sa voix reste douce, mais plus sèche, et il réagit immédiatement. Je l’ai vu arrêter avec ses cordes pour me corriger (et durement). Arrêter avec les cordes. Je n’en revenais pas. Puis, me remettre en position fermement et reprendre son travail. La nervosité l’a emporté et j’ai été prise d’un fou-rire. Heureusement il a compris. Que faire contre un fou-rire ?

Première aussi, direct au coin. Avec les remontrances appropriées. Et les coups aussi, bien sûr. Moi qui déteste ça, j’ai été servie. Il me remettait en position, épaules en arrière, tête dans le bon axe. Déstabilisant. 

Je me demande si c’est une suite logique, un avancement dans mon éducation (il parait qu’il y a encore beaucoup de travail), ou si cela fait suite à un échange de sms que nous avons eus, il y a quelques jours.

J’ai répondu un « Mmm » à je ne sais plus quoi. Ce à quoi il a répondu « Je ne tolèrerai pas que tu écrives « Merci mon Monsieur »  de cette manière ». C’était donc de l’humour.

Sauf que lorsque je reçois un sms, j’ai une petite fenêtre qui s’ouvre en haut du téléphone qui montre le début. Je n’ai lu que « je ne tolèrerai pas ».
Et là bang, les papillons direct. 
Et comme j’ai pour consigne de le prévenir quand ils volètent dans mon ventre, je l’ai fait. 
S’en est suivi un échange auquel je ne m’attendais pas, des questions pointues, sur ce que je ressentais, et pourquoi, et comment, et il a conclu « Si je résume, de l’autorité, des règles, des interdictions, des obligation. Et du respect ».

Je me demande encore comment on en est arrivés à cette conclusion. Il m’a fait dire des choses que je ne pensais même pas dire.

Dès le lendemain il perturbait mon emploi du temps, en m’envoyant au sport quasiment immédiatement. 

J'ai dit que c'était déstabilisant qu'il me mette au coin. Mais comment expliquer mon ressenti lorsqu'il m'a passé la corde deux fois dans la bouche lorsque j'étais attachée sur l'échelle. Prononcer un mot était douloureux et difficile. Devinez. Je me suis tue. Je pense que je vais avoir intérêt à faire des efforts...













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