mercredi 3 avril 2019

Une soumise compliquée


A chaque fois que j’ai la visite de mon Maître, au début c’est marrant. 

On prend le second petit déjeuner, j’ai droit à ma viennoiserie (j’ai bien du prendre 3 kg depuis que je suis sa soumise – il m’oblige à manger à chaque repas, en plus…), on prend le café, je n’ai vraiment pas l’impression qu’il va se passer des choses… Ces choses, qu’on raconte ou pas, entre Maître et soumise.

Mais bon je sens monter en moi une légère pression. Il faut dire que Monsieur a une allure douce, il parle d’un ton bas. Maintenant, je sais. Mais la première fois, j’ai été surprise que sous ce côté tranquille, très tranquille, (si tranquille) se tapisse un Maître qui a de l’autorité et qui le montre.
Toujours se méfier de l’eau qui dort.

Les premiers temps qu’on se voyait, c’était gentil. Il est vrai que j’ai facilement des crises d’angoisse. C’est bon, il sait gérer. Il arrête tout, me parle, me questionne, me fait dire ce qui ne va pas, et s’il le faut, pause et on change.  Il n’est pas mon premier Dominant. Mais il est le premier à me montrer ce qu’un Maître peut faire, ce qu’une soumise doit accepter. Des choses que je ne connaissais pas. Des souffrances que je n’imaginais pas. Il a du s’y prendre plus doucement avec moi. Finalement, je n’y connaissais rien. Juste une spankee. Avec quelques notions de D/s.

Les premiers temps. C’est fini. 

Il me bouscule plus, me fait mettre à genoux en poussant fort sur les épaules, attrape lesdites épaules pour les tirer en arrière, « tiens-toi droite ! », recommence, encore et encore (je dois pencher ? ). C'est un exemple.

J’ai menti. Il ne le savait pas. J’ai avoué spontanément que cette semaine je n’avais pas fait, par deux fois, l’exercice imposé quotidiennement. Tout en lui disant que oui, je l'avais fait. (Action Réaction ?) Mes premières claques, certes pas très fortes, mais je n’ai pas aimé du tout. J'imagine des claques plus fortes. Je fais comment pour sortir avec des joues marquées ? Et coin, direct. Plus bien sur les reproches, les « Et comment vais-je te faire confiance maintenant ? – Mais je vous avoue tout – Oui c’est vrai mais je ne veux pas de mensonges » Leçon retenue…

Mais lui m’a malmenée un peu plus après ça. Je l’ai bien senti. Toute cette journée a été assez rude, d’autant que, comme je l’ai dit plus haut, je panique facilement, mais qu’en plus je suis douillette, et que toute nouveauté me stresse. Le pauvre a du travail avec moi.

Côté cordes, comme à chaque fois, il m’a fait prendre des poses différentes pour tester un peu. Mais en plus serré. Et lorsque je le lui ai dit, il n’a pas voulu desserrer. (sauf bien sur si cela était nécessaire, car il vérifiait à chaque fois)

Il a voulu me mettre une pince à linge sur la langue. Douleur, mal au cœur. Mes premières larmes. Il l’a retirée. Un peu plus tard, on a réessayé. Je l’avais dans les mains, et je ne sais plus si c’est lui ou moi qui ai pris l’initiative, mais je l’ai mise moi-même. Pas de nausées, mais mal très vite. Oui, je suis très douillette. Et ensuite je m’en veux. Cela le fait sourire, toujours. « Mais non, ne t’inquiète pas. »

J’ai eu plusieurs séances de fessées, mais la dernière, les bras attachés devant moi, couchée sur ses genoux, a été difficile. Je ne pouvais respirer que par petites goulées. On approchait de la fin, j’ai réussi à libérer mes deux mains (les mouvements rendaient la corde un peu lâche) et prendre appui dessus. Il n’a rien dit.

Il y a aussi entre nous ces moments intimes, que je vous laisse imaginer. Ces partages aussi, repas ou discussions, on apprend à se connaître, on écoute l’autre. Pas à égalité, mais le côté Maître/soumise s'atténue, pour un instant.

C’est vrai que je n’ai rien de très fort à raconter, j’ai conscience que j’ai un seuil de tolérance à la douleur assez bas. Mais voilà, c’est moi, j'apprends, à chaque fois il va un petit peu plus loin. J’ai de la chance d’être si bien comprise.

Merci Monsieur.







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