jeudi 9 mai 2019

Commémoration du 8 mai 1945


Mon Maître et moi sommes lovés sur le canapé, moi juste vêtue de Dim’up, blottie dans ses bras. Nous venons de passer un moment où j’ai, une nouvelle fois, dépassé (un peu) quelques limites, enfin, où Monsieur me les a fait dépasser.

Ma journée a été longue, commémoration du 8 mai en uniforme, rentrer en quatrième vitesse chez moi pour une douche et me changer en soumise sexy (dixit Monsieur), et filer au lieu de rendez-vous où nous devions déjeuner avec un autre couple.

J’ai réussi à être largement en avance, un bon quart d’heure. Sauvée.

J’étais un peu stressée. J’avais des consignes, par exemple, ne jamais couper la parole à un autre Monsieur, éviter de parler trop fort avec sa partenaire (je dis partenaire car eux et nous ne sommes pas dans la même relation, nous donc Maître/soumise, eux plutôt partenaires de jeux, occasionnellement).

Mais surtout, j’allais rencontrer un autre couple. Une des choses qui pouvaient me tétaniser il y a seulement quelques mois. Il faut dire que ce n’étaient pas les mêmes circonstances. Je n’étais pas obligée de rencontrer des inconnus avec qui je n’avais jamais ne serait-ce que parlé. Là, j’avais envie de les voir, et avec Melle S on s’entend bien, on se téléphone, c’est sympa. Monsieur Juste-Moi, c’est différent, c’est un Dominant, je n’ai pas du tout la même relation. Mais je le porte dans mon cœur car il a su me soutenir il y a quelques mois, avec une grande bienveillance. Cela fait donc plusieurs mois que nous échangeons en virtuel.

Je crois que ce qui m’inquiétait le plus, c’est de ne pas me comporter comme je le devais, et éventuellement le gêner ou pire faire honte à mon Maître. 

Lorsqu’ils sont arrivés, Melle S semblait avoir froid, une écharpe autour du cou, qu’elle a conservée jusqu’au bout. Nous nous sommes mises face à face, ces Messieurs également. Je devais me freiner de parler avec elle, pour ne pas qu’on entende que nous. 

Monsieur Juste-Moi était très décontracté, donc entre lui et Melle S, je me suis détendue très vite. Mais faire constamment attention à son attitude est compliqué. C’était un bon entrainement, si nous allons fin juin à la grande soirée. Les deux Messieurs m'ont semblé bien s'entendre.

A un moment donné, mon Maître nous signale que les deux jeunes femmes à côté de nous ont entendu suffisamment de détails de nos échanges pour comprendre. Elles se souriaient discrètement, chuchotaient, bref, je pense qu’elles ont de quoi raconter pour plusieurs jours. C’est sûr que cela ne doit pas être fréquent d’avoir des gens comme nous à la table d’à-côté.

J’ai appris que Monsieur avait très envie de me faire essayer un masque à gaz. Je ne le savais pas. Voir Monsieur Juste-Moi mimer ce que je devais faire pour apprivoiser ce masque, en plein milieu d’un restaurant était assez épatant.

Et, là, discrètement, Melle S a écarté son écharpe, et nous avons pu admirer le joli collier qu’elle portait dessous. Avec sa laisse métallique. Forcément, un collier de cuir avec des pointes métalliques, c’était peut-être mieux de le cacher. 

Nous nous sommes séparés au bout d’un bon moment, j’ai hâte de les revoir, je pense encore à eux lovée contre mon Maître.

Je lui dis que s’ils avaient proposé un café chez eux, je pense que j’aurais dit oui. « C’est bon à savoir » me répond-il.

Nous repensons à plein de moments, on rit tous les deux.

22h30. Il se prépare à rentrer chez lui, il faut bien compter 40 mn. Il range ses cordes, moi le reste (je refuse de plier les cordes). 

Je n’ai pas envie qu’il parte. Mais demain c’est boulot. 

Une sacrée journée, qui a commencé avec le chant des partisans, et s’est terminée par la danse du martinet.

Merci Monsieur.
Merci Monsieur Juste-Moi et Melle S. (qui a bien voulu poser pour la postérité)









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