mardi 11 juin 2019

Moi j'veux pas. D'abord.

Bien sur que je ne veux pas, je sais pas. Tout ce qui est nouveau me flanque une trouille du tonnerre. 
Surtout qu'en général mon Maître me met le masque. Je ne vois rien, j'entends un sachet qu'on déchire, pas trop loin de mon oreille.

Moi j'étais bien, j'attendais la suite. Détendue et confiante. 
Mais voilà. Ce déplacement soudain vers l'endroit où il pose son sac. L'entendre fouiller dedans. L'entendre revenir avec ce bruit de sachet. Et d'un coup panique, cœur qui s'emballe, respiration rapide, corps qui se tend (cordes qui font mal, du coup)

Corps en attente de ce qui va suivre, car bien sur il ne me dit rien.
Comme je suis en attente, sursaut et cri lorsqu'il me touche. Mais c'est quoi ce truc ? 
Du métal, ça va pas non ? Je ne veux pas.

Et vlan, tremblements, pleurs. Vous allez me taper avec du métal ????

Et là, il me prend dans ses bras, me caresse, me parle doucement (mais non voyons, vraiment, te taper avec du métal, ça va pas ?)
Il continue à me parler, mais je sais. 

Je sais que malgré tout ce qu'il me dit, là, tout ce qu'il fait, les caresses, les bisous, il arrivera un moment où il reprendra le "truc" en métal. Il est tenace. 
Petit à petit les larmes cessent, je fais un gros travail dans ma petite tête (si si, promis) je me raisonne, après tout on est en couple D/s depuis 4 mois, on commence à se connaître.
 
Je fais un gros travail sur mon corps, j'essaie de me relaxer un peu, me détendre, c'est dur mais ça s'arrange petit à petit.

Une de ses mains me lâche. Je m'efforce de respirer régulièrement. C'est pas encore gagné.
Il pose le "truc" en métal sur moi, appuie, doucement, et le déplace.
 
Je comprends immédiatement. Une roulette avec des pics (j'appelle ça une roulette moi). Quand je n'aurai plus le masque je découvrirai qu'il y a en fait deux roulettes.

Déjà, d'avoir compris ce que c'était, même si pour moi c'est une première, m'aide à me calmer un peu plus.
Il le promène un peu partout sur mon corps, ça picote mais c'est supportable (sauf sur les tétons ou tout près)..(il s'en fiche).

Je suppose que s'il avait appuyé plus fort, ç'aurait été une autre histoire.

Finalement, j'ai bien aimé. Surement que lorsqu'il appuiera plus fort, je changerai d'avis. Ou pas.

Faut que j'arrête de paniquer. Mais bon, c'est l'histoire de ma vie ça...










Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Je ne publie pas les commentaires anonymes. Même avec des initiales. Merci de votre compréhension. Héléa